Le Onze de rêve de Reynald Pedros

Nantes sur le terrain, Parme sur le banc. Voilà comment on peut résumer la dream team de Reynald Pedros, qui ne garde visiblement pas un grand souvenir de ses passages à Lyon, Toulouse et Bastia.

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Sur le banc
Veron
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Veron :

C’était une grosse cote à l’époque. Un joueur particulier qui ne jouait que quand il avait le ballon, mais tellement fort.

Dino Baggio
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Dino Baggio :

Il avait un potentiel athlétique incroyable, un joueur très puissant.

Chiesa
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Chiesa :

Un mec qui refusait de défendre mais qui marquait beaucoup.

Crespo
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Crespo :

Un buteur d’exception avec un état d’esprit incroyable.

Cannavaro
:

Cannavaro :

Pour compléter.

Suaudeau
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Suaudeau :

Au départ, c’était compliqué de nous faire jouer tous ensemble, mais il a réussi. Dans une vie, Suaudeau, c’est quelqu’un qui te marque. Il incarne une philosophie de jeu mais aussi une philosophie de la vie. Je pense qu’il a arrêté trop tôt, mais il avait ses raisons. Que ce soit à Marseille, à Parme ou ailleurs, je n’ai jamais retrouvé ce que j’avais connu à Nantes en termes de culture footballistique. Tiens, par exemple, un jeu qu’on faisait à l’échauffement, ...

Buffon
:

Buffon :

Je l’ai découvert à Parme, il était tout jeune, il commençait à monter en puissance. On voyait tous que c’était un phénomène, on en parlait même entre nous. Et en tant qu’homme, c’est quelqu’un de très intéressant. Il était assez détaché du milieu pro, il avait tout le temps le sourire à l’entraînement, je ne l’ai jamais vu faire la gueule. Ce qui ne l’empêchait pas d’être un compétiteur hors ...

Jean-Marc Chanelet
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Jean-Marc Chanelet :

C’est typiquement le genre de joueur qu’on ne connaît pas, mais qui démontre l’étendue de ses qualités dans des équipes très performantes. L’exemple parfait du footballeur avec une technique moyenne qui devient en fait un très bon joueur au fil du temps. Il n’a pas été formé à Nantes mais il rentrait parfaitement dans le moule. Et c’est aussi quelqu’un de ...

Lilian Thuram :

J’ai joué avec et contre lui. Le prototype du joueur impressionnant. Il avait certes des faiblesses dans la relance mais il les gommait par le travail et l’abnégation. Je ne l’ai jamais vu se faire bouger par un attaquant. Si Cannavaro a fait une telle carrière à Parme et à la Juve, c’est surtout parce qu’il avait Lilian à côté de lui.

Zoran Vulic :

Il est arrivé à Nantes avant nous, conseillé par Burruchaga, je crois. Un joueur surprenant. C’était le moins rapide de l’effectif, mais il n’était jamais pris de vitesse. Il avait un grand sens de l’anticipation et la technique typique des Yougoslaves. Il était assez représentatif des footeux de là-bas, à la fois à l’aise balle au pied et rugueux. Et c’était quelqu’un de ...

Lizarazu
:

Lizarazu :

Je l’ai un peu côtoyé en équipe de France. Pas très longtemps, c’est vrai, mais je me souviens surtout avoir eu plusieurs discussions très constructives avec lui, sur nos postes respectifs. Il me disait ce qu’il attendait d’un milieu offensif gauche et je lui faisais part des attentes que j’avais par rapport au poste de latéral. C’était très intéressant.

Makelele
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Makelele :

Il était très jeune à l’époque où je l’ai connu, et il jouait dans le couloir droit, presque comme un ailier. Il jouait au même poste à l’OM, je crois que c’est lors de son passage à Vigo qu’il a été replacé dans l’axe, en milieu récupérateur. Bref, il allait vite et avait une grande facilité pour éliminer. Il n’a pas été formé à Nantes mais quand il est arrivé, c’est comme s’il avait toujours été ...

Jean-href="/michel.html">Michel Ferri:

Jean-Michel Ferri:

Il ne faisait pas de bruit, ce n’était pas une star, ni un prodige techniquement. Mais si on a pu développer notre fameux jeu offensif, c’est surtout grâce à son travail de sentinelle devant la défense. Un super capitaine.

N’Doram
:

N’Doram :

Lui, il a eu la malchance de ne pas être formé en France. S’il avait eu la double nationalité, il aurait joué en Équipe de France et aurait eu une autre carrière. C’était l’un des meilleurs, sans conteste. Il avait des qualités techniques incroyables, il était intelligent tactiquement, et côté humain, il n’y avait rien à dire.

Pedros
:

Pedros :

C’est mon équipe de rêve je peux me mettre dedans ? Sinon, ça va vous surprendre, mais je vais prendre un gars que j’ai entraîné. Je coache en CFA 2 (à Saint-Pryvé, en banlieue Orléanaise, NDLR), et j’ai récupéré un joueur qui venait de National qui s’appelait Florent Besnard. Il n’est resté que deux mois chez nous, un club a mis le grappin dessus. Il a toutes les qualités qu’on peut attendre d’un milieu gauche, et techniquement il était incroyable. Un super pied ...

Patrice Loko
:

Patrice Loko :

Pat’, il était toujours dans le bon tempo, il faisait le bon déplacement, toujours dans le bon timing. Pour des joueurs comme moi ou Japhet, c’était un régal. On savait comment il allait se déplacer, et il était très altruiste. Aujourd’hui, Gameiro me fait un peu penser à lui, il a le même style.

Nicolas Ouedec
:

Nicolas Ouedec :

J’aurais pu mettre quelqu’un d’autre, mais c’est l’alter ego de Pat’, alors… On a fait notre formation ensemble, une réelle complicité s’était installée. Et collectivement, il avait de grandes qualités.

Buffon : Je l’ai découvert à Parme, il était tout jeune, il commençait à monter en puissance. On voyait tous que c’était un phénomène, on en parlait même entre nous. Et en tant qu’homme, c’est quelqu’un de très intéressant. Il était assez détaché du milieu pro, il avait tout le temps le sourire à l’entraînement, je ne l’ai jamais vu faire la gueule. Ce qui ne l’empêchait pas d’être un compétiteur hors norme.

Jean-Marc Chanelet : C’est typiquement le genre de joueur qu’on ne connaît pas, mais qui démontre l’étendue de ses qualités dans des équipes très performantes. L’exemple parfait du footballeur avec une technique moyenne qui devient en fait un très bon joueur au fil du temps. Il n’a pas été formé à Nantes mais il rentrait parfaitement dans le moule. Et c’est aussi quelqu’un de bien.

Lilian Thuram : J’ai joué avec et contre lui. Le prototype du joueur impressionnant. Il avait certes des faiblesses dans la relance mais il les gommait par le travail et l’abnégation. Je ne l’ai jamais vu se faire bouger par un attaquant. Si Cannavaro a fait une telle carrière à Parme et à la Juve, c’est surtout parce qu’il avait Lilian à côté de lui.

Zoran Vulic : Il est arrivé à Nantes avant nous, conseillé par Burruchaga, je crois. Un joueur surprenant. C’était le moins rapide de l’effectif, mais il n’était jamais pris de vitesse. Il avait un grand sens de l’anticipation et la technique typique des Yougoslaves. Il était assez représentatif des footeux de là-bas, à la fois à l’aise balle au pied et rugueux. Et c’était quelqu’un de vicelard.

Lizarazu : Je l’ai un peu côtoyé en équipe de France. Pas très longtemps, c’est vrai, mais je me souviens surtout avoir eu plusieurs discussions très constructives avec lui, sur nos postes respectifs. Il me disait ce qu’il attendait d’un milieu offensif gauche et je lui faisais part des attentes que j’avais par rapport au poste de latéral. C’était très intéressant.

Makelele : Il était très jeune à l’époque où je l’ai connu, et il jouait dans le couloir droit, presque comme un ailier. Il jouait au même poste à l’OM, je crois que c’est lors de son passage à Vigo qu’il a été replacé dans l’axe, en milieu récupérateur. Bref, il allait vite et avait une grande facilité pour éliminer. Il n’a pas été formé à Nantes mais quand il est arrivé, c’est comme s’il avait toujours été là.

Jean-Michel Ferri: Il ne faisait pas de bruit, ce n’était pas une star, ni un prodige techniquement. Mais si on a pu développer notre fameux jeu offensif, c’est surtout grâce à son travail de sentinelle devant la défense. Un super capitaine.

N’Doram : Lui, il a eu la malchance de ne pas être formé en France. S’il avait eu la double nationalité, il aurait joué en Équipe de France et aurait eu une autre carrière. C’était l’un des meilleurs, sans conteste. Il avait des qualités techniques incroyables, il était intelligent tactiquement, et côté humain, il n’y avait rien à dire.

Pedros : C’est mon équipe de rêve je peux me mettre dedans ? Sinon, ça va vous surprendre, mais je vais prendre un gars que j’ai entraîné. Je coache en CFA 2 (à Saint-Pryvé, en banlieue Orléanaise, NDLR), et j’ai récupéré un joueur qui venait de National qui s’appelait Florent Besnard. Il n’est resté que deux mois chez nous, un club a mis le grappin dessus. Il a toutes les qualités qu’on peut attendre d’un milieu gauche, et techniquement il était incroyable. Un super pied gauche. Sinon, je ne suis pas fan de la mode des ailiers inversés. Les droitiers à gauche et les gauchers à droite, bof.

Patrice Loko : Pat’, il était toujours dans le bon tempo, il faisait le bon déplacement, toujours dans le bon timing. Pour des joueurs comme moi ou Japhet, c’était un régal. On savait comment il allait se déplacer, et il était très altruiste. Aujourd’hui, Gameiro me fait un peu penser à lui, il a le même style.

Nicolas Ouedec : J’aurais pu mettre quelqu’un d’autre, mais c’est l’alter ego de Pat’, alors… On a fait notre formation ensemble, une réelle complicité s’était installée. Et collectivement, il avait de grandes qualités.

Veron : C’était une grosse cote à l’époque. Un joueur particulier qui ne jouait que quand il avait le ballon, mais tellement fort.

Dino Baggio : Il avait un potentiel athlétique incroyable, un joueur très puissant.

Chiesa : Un mec qui refusait de défendre mais qui marquait beaucoup.

Crespo : Un buteur d’exception avec un état d’esprit incroyable.

Cannavaro : Pour compléter.

Suaudeau : Au départ, c’était compliqué de nous faire jouer tous ensemble, mais il a réussi. Dans une vie, Suaudeau, c’est quelqu’un qui te marque. Il incarne une philosophie de jeu mais aussi une philosophie de la vie. Je pense qu’il a arrêté trop tôt, mais il avait ses raisons. Que ce soit à Marseille, à Parme ou ailleurs, je n’ai jamais retrouvé ce que j’avais connu à Nantes en termes de culture footballistique. Tiens, par exemple, un jeu qu’on faisait à l’échauffement, que je n’ai vu qu’à Nantes : on était deux équipes sans ballon, et pour se faire des passes, on s’appelait par nos prénoms. La « balle » est incarnée par le dernier joueur appelé, le but étant de franchir la ligne derrière les adversaires, en évitant de se faire toucher, sinon la possession change de camp. Ça fait 15 jours que j’essaye de l’appliquer lors de mes séances, les joueurs réagissent plutôt pas mal. C’est un jeu ludique, mais attention, c’est un vrai travail.



Propos recueillis par Marc Hervez
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Dans cet article

filoubifrance Niveau : CFA2
une équipe Parmo-Nantaise inspirée de la carrière du joueur... Plutôt cool d'ailleurs !!
Me souviens de quelques journées où avec mes potes on allait à la Jonelière et ce Pedros qui se la jouait avec son bandana. Pour moi, il a quand même oublié David Marraud, Jambay et Alberto Malusci!
bebebullterrier Niveau : District
J'adore le contraste abyssinal entre les annotations sur Canavaro et Suaudeau.... ou la mise en relief du rien et du tout
Pour avoir joué Feyzin il y a trois ou quatre ans je peux assurer que Jean-Michel Ferri est une tringle à chiot.tes. Un pov' type. Très certainement la culture de la gagne, mais humainement, le footballeur le plus pauvre que j'ai rencontré. Une m.erde ce mec.
... Moi j'me rappelle de la latte qu'il a mis a un joueur du CSKA en Champion's. Et qu'il s'est fait suspendre.
Il nous avait manqué face a la juve en demie...
Trébel et Veretout sont les futurs Pedros et N'doram
C'est contre le Spartak que Pedros s'est fait expulser...
Captain_Zissou Niveau : District
Si il avait pas foiré son pénalty contre les tchèques, il aurait certainement eu une meilleure carrière. Jolie patte gauche en tout cas. Salut l'artiste!
ah oui c'etait le spartak.... Il nous avait manque en demie...
Ben et Gondet alors ? Il est où?
new order 44 Niveau : District
Certes, Pédros affiche une équipe type largement nantaise mais comment s'en étonner lorsque l'on se remmémore cette fabuleuse épopée du champion 1995 invaincu pendant 32 matchs, ne cédant qu'une seule fois sur toute la saison (pour faire mieux, faudra ne concéder aucune défaite !)et produisant un jeu fantastique avec 80% de joueurs issus du centre de la Jonelière...
Renard_Chenapan Niveau : DHR
Et sinon la finale au Parc contre Paris ça a donné quoi déjà?
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