Le onze de rêve de Dominique Rocheteau

Dominique Rocheteau, qui vient de préfacer "Les Verts - Les objets de la Légende" (ed. Ipanema), veut prendre son temps pour réfléchir à son onze de rêve. Il faut le rappeler le lendemain. Comme il n'a joué qu'en France et à une époque où seuls deux étrangers pouvaient figurer dans une équipe européenne de club, sa sélection n'en compte que... deux: Mustapha Dalheb, l'ailier gauche des Fennecs algériens et Safet Susic, le stratège de l'ex-Yougoslavie. Ses deux ex-coéquipiers au PSG.

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Joël Bats : C’est un grand ami et un grand joueur, ça fait deux bonnes raisons de le retenir, je crois. Il n’a cessé de progresser tout au long de sa carrière et c’est un gardien capable de tout, certains jours.

Manuel Amoros : Il est arrivé en équipe de France et n’en est jamais sorti. Un défenseur intransigeant qui n’oubliait pas d’apporter offensivement.

Maxime Bossis : Quand on parle du carré magique, on oublie de parler de notre défense qui nous a sauvés tant de matchs. Max ? Je ne sais pas où je le préfère, à gauche ou dans l’axe. Il ne taclait jamais, toujours en avance. Il n’aimait pas jouer contre moi lors des sommets Nantes-Saint-Étienne, alors que moi, oui. J’aurais pu aussi citer Oswaldo Piazza (stoppeur argentin des Verts des 70’s).

Marius Trésor : Il n’était plus là en 84 quand on a été champions d’Europe mais Marius était juste un immense défenseur, très propre dans toutes ses interventions. Et devant, le but au Maracana, celui à Séville. Un très grand…

Gérard Janvion : On est arrivés à Saint-Étienne en même temps. Lui de la Martinique et moi des Charentes. On a continué ensuite au PSG et en équipe de France. Au départ, c’était un attaquant et Robert Herbin en a fait un des meilleurs contre-attaquants européens en le repositionnant arrière droit. Un précurseur…

Dominique Bathenay : Un poumon à la frappe de mule. Aussi technique que physique. Trop méconnu. Comme Janvion, on a joué ensemble chez les Verts, chez les Bleus et au PSG.

Michel Platini : Le plus grand. Ça se passe de commentaires.

Alain Giresse : « Gigi » n’était guère loin de Platini, c’est dire.

Safet Susic : Safet était un magicien qui résolvait tous les problèmes techniques. Un bonheur de jouer avec lui.

Bernard Lacombe : C’est évidemment un grand buteur mais ce qu’on dit moins, c’est qu’il est un grand joueur collectif. L’année où il a joué chez les Verts (en 78/79), c’est la saison où j’ai marqué le plus de buts (21), beaucoup grâce à lui.

Mustapha Dalheb : Un très bon pote que j’ai plaisir à retrouver. Quand je suis arrivé au PSG, il jouait surtout en meneur de jeu. Il n’était plus l’ailier gauche survolté que le monde entier connaissait avec l’Algérie. Il aurait pu avoir une carrière plus grande s’il avait été épargné par les blessures.



Propos recueillis par Rico Rizzitelli
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Spike Spiegel Niveau : CFA2
Un onze qui a de la gueule !
Un onze très "années 80" !
Ok , donc Herbin repositionne Janvion arrière droit , et Rocheteau le repositionne arrière gauche.
C'est pratique la polyvalence...
manufacturedin Niveau : Loisir
Susic.... Si la Yougoslavie n'avait pas éclaté en milles morceaux, elle aurait probablement déjà gagné une coupe du monde.
Bondy beach Niveau : Loisir
@ Tieum78 C'est pas Rocheteau qui place Janvion sur la gauche et met Amoros latéral droit, C est simplement le journaliste qui s'est planté.
@Bondy beach : bah, j'pense pas. Amoros a quand même fait la majeure partie de sa carrière à droite.
Je ne savais pas que Lacombe avait joué à Saint-Etienne !!??
Et oui LACOMBE a joué à SAINTé, en 1979, avec... Rocheteau ! J'en gardes d'ailleurs un bon souvenir, et pourtant c'est un lyonnais...
il a l'air au taquet sur le foot récent dominique...
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