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Le onze de rêve de Christophe Pignol

Son nom n'évoque peut-être pas grand-chose aux plus jeunes, mais il fut un temps où Christophe Pignol arpentait sans relâche les pelouses de Ligue 1, bien calé dans son couloir gauche. Double champion de France avec Nantes (1995) et Monaco (2000), l'ancien latéral mène aujourd'hui une vie paisible dans le Sud, où il gère désormais un complexe de foot à cinq. Bronzage affûté et lunettes de soleil vissées sur le nez, il livre son Onze de rêve avec, forcément, pas mal de beaux noms.

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Sur le banc
Coco Suaudeau
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Coco Suaudeau :

Sans aucune hésitation, Coco Suaudeau, bien sûr. J'ai eu beaucoup de chance de l'avoir eu. C'était ce qu'il se faisait de mieux à l'époque, et peut-être même encore aujourd'hui. Il voyait tout, il sentait tout.

Mickaël Landreau
:

Mickaël Landreau :

Beaucoup de gardiens m'ont marqué : Marraud, Casagrande... Mais je suis obligé de mettre Micka. En 1996 à Bastia, il fait ses grands débuts pro. Il a 17 ans, mais il était déjà impressionnant de maturité. C'était un match très chaud, à Bastia c'est jamais facile, et ce jour-là, Furiani était vraiment bouillant. Et Micka, tranquille, il arrête le péno de Moravcik ! Là, j'ai ...

Willy Sagnol :

Willy aurait mérité d'être titulaire, bien sûr. C'est un très bon ami, un gars avec qui j'ai beaucoup d'affinités. Quand je lui ai proposé de s'associer avec moi à Gémenos pour le complexe, il m'a tout de suite fait confiance, sans hésiter une seconde.

Patrick Collot :

Patrick m'a énormément marqué. C'était le seul mec qui te donnait la chair de poule avant un match. Il était là dans le vestiaire, il commençait doucement, puis montait crescendo. La puissance de ses discours, c'était fou. À la fin, on était tous en transe, on était des tueurs en entrant sur le terrain.

Benoît et Bruno Cheyrou :

Benoît et Bruno Cheyrou :

Je suis obligé de mettre des Lillois dans cette équipe. J'y ai joué un an et j'ai découvert un collectif absolument incroyable, sans aucune star, qui pouvait renverser des montagnes. Ils ont joué la Ligue des champions, ils ont sorti Parme. Les frères Cheyrou étaient peut-être les plus élégants, même s'ils débutaient seulement leur carrière à l'époque.

Fernando D'Amico :

Fernando D'Amico :

Fernando, je suis pas près de l'oublier. C'est quelqu'un de très croyant. Quand j'ai eu ma maladie, il m'a aidé, il m'a soutenu. Il m'a transmis un peu de sa force. Forcément, je le prends avec moi.

Fabien Barthez :

Je vais pas être très original : je mets Fabien Barthez, bien sûr. Ce qui m'a le plus marqué chez lui, c'est son charisme et sa façon détachée d'aborder les matchs. Jamais stressé, toujours détendu, toujours un sourire, même sur des matchs au couteau. Un grand bonhomme.

Serge Le Dizet :

Serge, c'est mon ami, mon pote de chambre. Il faut dire les choses comme elles sont : j'ai dormi pendant quatre ans avec lui ! Un très bon joueur de club, comme on dit.

Laurent Guyot
:

Laurent Guyot :

Un excellent défenseur. Mais Laurent, je le mets aussi parce que c'est resté un très bon pote, et c'est assez rare dans ce milieu.

Franck Dumas
:

Franck Dumas :

Impressionnant de sobriété. Un super joueur qui est passé à côté d'une grande carrière internationale, un peu comme Benoît Cauet. Il avait aussi une grosse personnalité, qu'il a gardée d'ailleurs !

Bixente Lizarazu :

Lui, c'est l'exemple. On a joué ensemble au bataillon de Joinville, c'était en 1990, je crois. Donc j'ai le droit de le mettre ici ! J'observais son jeu pour essayer de progresser. Il m'impressionnait vraiment.

Claude Makelele
:

Claude Makelele :

Claude, c'était un peu le petit jeune qui débutait. Il jouait milieu droit à Nantes, il ne faut pas l'oublier ! Je suis obligé de le mettre, quand même...

Jean-Michel Ferri :

Jean-Michel Ferri :

Un incontournable. Le capitaine de la grande équipe du FC Nantes. Rien de plus à ajouter.

John Collins :

John ferait une belle paire avec Jean-Michel Ferri. Lui, il m'a marqué par son état d'esprit. À Monaco, c'était le British dans toute sa splendeur. Il ne s'arrêtait jamais, il bossait comme un malade.

Reynald Pedros :

À gauche, c'est Pedros, évidemment. On a joué pendant quatre ans en binôme dans notre couloir. Je lui dois beaucoup, mais j'aime à penser qu'il me doit aussi un petit peu de sa carrière ! En-dehors, on n'avait pas forcément d'attaches, je sortais pas avec lui comme je le faisais avec Le Dizet ou les autres, mais sur le terrain on se trouvait les yeux fermés, c'était fou. C'était ce que voulait Suaudeau, d'ailleurs : des affinités dans le ...

Thierry Henry :

Le talent à l'état pur. Je compatis avec tous les défenseurs qu'il a enrhumés parce que je me le coltinais moi-même à l'entraînement à Monaco. Il jouait sur le côté, dans ma zone. Tous ces bouillons qu'il m'a mis, quand j'y repense... (rires)

Nicolas Ouédec
:

Nicolas Ouédec :

Il formerait une belle paire avec Henry. Il était efficace, mais surtout très élégant. Avec un soupçon de caractère breton en plus, très têtu le bonhomme !

Fabien Barthez : Je vais pas être très original : je mets Fabien Barthez, bien sûr. Ce qui m'a le plus marqué chez lui, c'est son charisme et sa façon détachée d'aborder les matchs. Jamais stressé, toujours détendu, toujours un sourire, même sur des matchs au couteau. Un grand bonhomme.

Serge Le Dizet : Serge, c'est mon ami, mon pote de chambre. Il faut dire les choses comme elles sont : j'ai dormi pendant quatre ans avec lui ! Un très bon joueur de club, comme on dit.

Laurent Guyot : Un excellent défenseur. Mais Laurent, je le mets aussi parce que c'est resté un très bon pote, et c'est assez rare dans ce milieu.

Franck Dumas : Impressionnant de sobriété. Un super joueur qui est passé à côté d'une grande carrière internationale, un peu comme Benoît Cauet. Il avait aussi une grosse personnalité, qu'il a gardée d'ailleurs !

Bixente Lizarazu : Lui, c'est l'exemple. On a joué ensemble au bataillon de Joinville, c'était en 1990, je crois. Donc j'ai le droit de le mettre ici ! J'observais son jeu pour essayer de progresser. Il m'impressionnait vraiment.

Claude Makelele : Claude, c'était un peu le petit jeune qui débutait. Il jouait milieu droit à Nantes, il ne faut pas l'oublier ! Je suis obligé de le mettre, quand même...

Jean-Michel Ferri : Un incontournable. Le capitaine de la grande équipe du FC Nantes. Rien de plus à ajouter.

John Collins : John ferait une belle paire avec Jean-Michel Ferri. Lui, il m'a marqué par son état d'esprit. À Monaco, c'était le British dans toute sa splendeur. Il ne s'arrêtait jamais, il bossait comme un malade.

Reynald Pedros : À gauche, c'est Pedros, évidemment. On a joué pendant quatre ans en binôme dans notre couloir. Je lui dois beaucoup, mais j'aime à penser qu'il me doit aussi un petit peu de sa carrière ! En-dehors, on n'avait pas forcément d'attaches, je sortais pas avec lui comme je le faisais avec Le Dizet ou les autres, mais sur le terrain on se trouvait les yeux fermés, c'était fou. C'était ce que voulait Suaudeau, d'ailleurs : des affinités dans le jeu.

Thierry Henry : Le talent à l'état pur. Je compatis avec tous les défenseurs qu'il a enrhumés parce que je me le coltinais moi-même à l'entraînement à Monaco. Il jouait sur le côté, dans ma zone. Tous ces bouillons qu'il m'a mis, quand j'y repense... (rires)

Nicolas Ouédec : Il formerait une belle paire avec Henry. Il était efficace, mais surtout très élégant. Avec un soupçon de caractère breton en plus, très têtu le bonhomme !

Coco Suaudeau : Sans aucune hésitation, Coco Suaudeau, bien sûr. J'ai eu beaucoup de chance de l'avoir eu. C'était ce qu'il se faisait de mieux à l'époque, et peut-être même encore aujourd'hui. Il voyait tout, il sentait tout.

Mickaël Landreau : Beaucoup de gardiens m'ont marqué : Marraud, Casagrande... Mais je suis obligé de mettre Micka. En 1996 à Bastia, il fait ses grands débuts pro. Il a 17 ans, mais il était déjà impressionnant de maturité. C'était un match très chaud, à Bastia c'est jamais facile, et ce jour-là, Furiani était vraiment bouillant. Et Micka, tranquille, il arrête le péno de Moravcik ! Là, j'ai compris...

Willy Sagnol : Willy aurait mérité d'être titulaire, bien sûr. C'est un très bon ami, un gars avec qui j'ai beaucoup d'affinités. Quand je lui ai proposé de s'associer avec moi à Gémenos pour le complexe, il m'a tout de suite fait confiance, sans hésiter une seconde.

Patrick Collot : Patrick m'a énormément marqué. C'était le seul mec qui te donnait la chair de poule avant un match. Il était là dans le vestiaire, il commençait doucement, puis montait crescendo. La puissance de ses discours, c'était fou. À la fin, on était tous en transe, on était des tueurs en entrant sur le terrain.

Benoît et Bruno Cheyrou : Je suis obligé de mettre des Lillois dans cette équipe. J'y ai joué un an et j'ai découvert un collectif absolument incroyable, sans aucune star, qui pouvait renverser des montagnes. Ils ont joué la Ligue des champions, ils ont sorti Parme. Les frères Cheyrou étaient peut-être les plus élégants, même s'ils débutaient seulement leur carrière à l'époque.

Fernando D'Amico : Fernando, je suis pas près de l'oublier. C'est quelqu'un de très croyant. Quand j'ai eu ma maladie, il m'a aidé, il m'a soutenu. Il m'a transmis un peu de sa force. Forcément, je le prends avec moi.

Patrice Loko : On connaît tous ses qualités, il formait une paire de fou avec Ouédec. Un joueur d'espaces, très altruiste. J'ai joué ensuite contre lui quand il est parti au PSG. Et bah, je peux te dire qu'il valait mieux l'avoir dans son équipe...



Propos recueillis par Benjamin Jeanjean
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Chris-Sheva92 Niveau : DHR
Il a oublié Jean-Luc Sassus dans son onze.
Frappe2mule Niveau : Loisir
Quand il s'entraîne beaucoup, il a tendance à se changer en Franck Queudrue.

Merci c'est tout pour aujourd'hui, à vous les studios !
Et à ce moment-là, il ne reste plus qu'à se Pignoler....
Un bon Suaudeau froide, ça calme direct.
Dieumerci, Kaká ne fera pas Cocu Kalou en étant Queudrue !
Ce type est legendaire. Il faisait partie de la dream team nantaise des annees 90.
Celle qui a atteint les Demi finales de la champions seulement elimine par vialli del piero et ravanelli. Bordel y avait du football a l'epoque.
BardonEscudéMoi Niveau : District
Ça nous rajeunit pas tout ça ...
Mais mine de rien il a joué dans 3 équipes pas de légende mais presque, le LOSC qui tape Parme avec un but de Johnny Ecker il me semble c'était magique.
En tout cas son complexe est top! Super accueil, belles infrastructures dans un joli environnement...
Gregory Vignal-Qaïda Niveau : CFA2
une équipe à s'arracher les cheveux
C'est vrai que le foot français de la décennie 90- début 2000 faisait pas tâche, surtout au niveau technique... Quand tu vois ce que certains centres de formations sortent comme joueurs actuellement, forcément ...
Message posté par juda
Celle qui a atteint les Demi finales de la champions seulement elimine par vialli del piero et ravanelli. Bordel y avait du football a l'epoque.


Je suis d'accord avec toi et je suis même obligé de rajouter un soupçon de mauvaise foi en disant "celle qui a atteint les demi finales de la C1 contre la JUVE, éliminée par Vialli, Ravanelli, Jugovic et l'ARBITRE ..."
si le nom de pignol n'évoque rien aux plus jeunes,c'est que les temps ont bien changé.
Et Dagui Bakari ??? Je suis déçu ... Plus sérieusement j'attendais N'doram dans son équipe mais il a visiblement préféré Collins.
@tainio

collins,qui était un trés bon batteur quand même.
Ça fait plaisir de le savoir en bonne forme. La leucémie n'est heureusement qu'un mauvais souvenir.
Ça fait plaisir de le savoir en bonne forme. La leucémie n'est heureusement qu'un mauvais souvenir.
Message posté par juda
Celle qui a atteint les Demi finales de la champions seulement elimine par vialli del piero et ravanelli. Bordel y avait du football a l'epoque.


Avec Lulu la nantaise dans le 11, ça passait sur.

(C'est vrai qu'entre l'OM, puis le grand Paris et enfin le Nantes magique de Suaudeau, c'était quand même tout bon les 90's. Sans oublier le Monaco d'Anderson qui n'était pas dégueu du tout à un moment. Ouais, ça laisse rêveur)
pauloradiobemba Niveau : CFA
Message posté par juda
Celle qui a atteint les Demi finales de la champions seulement elimine par vialli del piero et ravanelli. Bordel y avait du football a l'epoque.


Y avais du football et beaucoup moins d'argent dans ce monde qu'actuellement.

Sinon le but de Loko contre le psg 94-95, je me pignole encore dessus
(Il me semble qu'il était dans le top but de so foot)
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