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Le nouvel envol de Yohann Pelé

Condamné à ne plus jamais rejouer au football, Yohann Pelé était revenu, mais pour enchaîner les seconds rôles. Pourtant, après des pépins de santé monstrueux et un retour entre la Ligue 2 et le banc de touche, le voilà gardien titulaire de l'OM. Et ce qui était un choix par défaut pour Marseille est peut-être en train de se transformer en satisfaction.

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C'est l'histoire d'un mec qui n'a pas eu de bol, puis qui a fini par voir les planètes s'aligner dans le bon ordre au-dessus de sa tête. Les fées au-dessus du berceau, les vœux qui se réalisent, Yohann Pelé a eu toutes les raisons du monde d'arrêter de leur faire confiance à tout jamais. Mais s'il y a une chose en laquelle il n'a jamais cessé de croire, c'est en lui-même. Et pourtant, cet été, les supporters marseillais ont eu froid dans le dos comme jamais. C'était plus que prévisible, mais le couperet fait toujours plus d'effet une fois qu'il est réellement tombé : Steve Mandanda s'en est allé. Pour Crystal Palace, même pas pour un destination affriolante, mais la doublure de Lloris en Bleu avait définitivement fait le tour de la question au Vélodrome. L'unique satisfaction de la saison dernière, le MVP de Massilia, dont certains affirmaient de façon tonitruante que sans lui, l'OM était bon pour la Ligue 2, allait devoir être remplacé. La tuile. Et déjà, c'est avec des gouttes de sueur collées aux tempes que la planète Mars' envisageait de filer les clés des cages à Yohann Pelé. En plein mois d'août, avant même la reprise de la saison, Franck Passi avait pourtant tué le suspense très rapidement, en lâchant un « Yohann Pelé sera le titulaire » à La Provence, sans laisser de place au débat. Le mercato de l'OM ressemblait déjà assez à un bricolage comme ça, les dirigeants olympiens – qui se préparaient en plus à gérer la probable épreuve de la vente – n'avaient pas le temps de s'encombrer à trouver un nouveau gardien. On ferait avec ce qu'on avait, et puis c'est tout.

Quarante ans toujours Vito

Le bras de fer toulousain


Et sur le papier, Yohann Pelé est loin d'être une pipe. Avec plus de 170 matchs de Ligue 1 dans les pattes au moment de signer à Marseille à l'été 2015, il possède même l'un des plus beaux CV de doublure du championnat, et savait pertinemment qu'il ne pouvait viser qu'un temps de jeu famélique dans l'ombre de Mandanda. Mais ce qui effrayait la Canebière au moment de voir Pelé enfiler le costume de gardien numéro 1, c'est cette étiquette de « revenant » . Peu rassurant, surtout au poste où il faut l'être le plus, et où Pelé se prépare à succéder à un cador. Un an avant sa promotion, au moment de son arrivée, il ne s'en cachait d'ailleurs même pas : « Après les galères que j’ai connues dans ma carrière, rebondir ici, c’est super. J’ai beaucoup travaillé pour ça. Aujourd’hui, être sur les terrains de foot, ce n’est que du bonheur. » Les terrains de foot, il ne les verra que très peu lors de la saison 2015-2016, où il n'a joué que quatre matchs. Apparemment suffisant pour satisfaire celui dont la carrière aurait dû s'arrêter précipitamment quelques années plus tôt, en octobre 2010, quand on lui a diagnostiqué une embolie pulmonaire. Le genre de saloperie dont on se passerait bien. Dans un premier temps, les médecins lui annoncent un arrêt complet de six mois. La coupure durera finalement trois ans. À l'époque gardien du TFC, il se lance dans une grande odyssée judiciaire contre son club, qui vient de le licencier en lui proposant un poste de recruteur des gardiens avec un salaire de misère. Pelé fait le forcing, réclame ses indemnités, menace d'aller aux prud’hommes, mais jure également que sa carrière n'est pas terminée.

À la recherche du temps perdu


Il disparaît ensuite des écrans radars. On lui prête un train de vie dissolu, quelques soucis avec la bouteille. Mais le dernier jour du mercato hivernal 2014, il sort de sa boîte et signe à Sochaux, alors en Ligue 1. La surprise du chef. Le FCSM descend en fin de saison, mais Pelé enchaîne les bons matchs en Ligue 2 et tape dans l'œil de plusieurs clubs. Après un long flirt avec Bastia, va pour Marseille et le strapontin de remplaçant de Mandanda, avec ce clin d'œil du destin : lors du seul appel de Pelé en équipe de France en 2008, pour un amical face à la Tunisie, Mandanda était titulaire. Quand il arrive à l'OM, Pelé a trente-deux ans. Les années où on le surnommait « L'Albatros » pour son envergure folle sont derrière lui, et déjà certains parlent d'un recrutement bancal. Un an plus tard, Steve s'est envolé, et Pelé est seul aux commandes. Derrière, ce ne sont pas les minots Brice Samba (vingt-deux ans) ou Florian Escales (vingt ans) qui vont le menacer, et l'absence totale de concurrence lui offre un boulevard. Dès le début de saison, Pelé montre qu'il peut être ce fameux gardien « qui fait gagner des points » , par exemple quand il sauve la victoire de l'OM d'une parade somptueuse face à Lorient lors de la 3e journée. Même si quelques fautes de main – en pole position celle du troisième but face à Nice – sont là pour rappeler qu'il sait aussi se trouer. Depuis, il enchaîne les performances appliquées, et en débarquant à Marseille, Rudi Garcia l'a assuré de sa confiance, en rappelant qu'il l'avait coaché au Mans il y a dix ans : « Celui que je connais le mieux, c’est Yohann Pelé. » Avec en prime, ce conseil presque paternel : « Il doit croquer dedans à pleines dents, rattraper le temps perdu. Je lui ai dit. » « L'albatros » est à nouveau prêt au décollage.



Par Alexandre Doskov
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