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Le Napoli, perdant, mais charmant

L’équipe de Maurizio Sarri est peut-être l’expression du foot la plus osée et harmonieuse de la saison qui vient de se terminer. Cependant, son jeu très séduisant n’a pas été suffisant pour lui faire gagner un titre. La condamnation éternelle de la beauté.

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Le foot est un jeu cruel, on le sait. C’est un sport qui n'offre pas de récompense à la beauté du jeu, ni à la meilleure attaque du championnat. Dans le foot, pour être le meilleur, il faut gagner. La Juventus le sait bien, elle qui a remporté son sixième Scudetto consécutif. Mais le Napoli, lui, ne le sait pas. Ses 94 buts en championnat, dont cinquante à l'extérieur, qui font de lui la meilleure attaque de Serie A, ne le savent pas non plus. Ou peut-être que le Napoli est juste un vieux romantique qui préfère l'esthétique aux trophées. Depuis l’arrivée de Maurizio Sarri, l’équipe napolitaine a été sacrée par tous les experts comme celle qui développe le meilleur football en Italie, et peut-être en Europe. Chose impensable en début de la saison, quand le départ de Gonzalo Higuaín avait laissé un énorme vide au poste d’avant-centre. Et d'autant plus en octobre, après la blessure d’Arkadiusz Milik, qui avait planté sept pions lors de ses neuf premiers matchs...

La vie sans un vrai 9


En octobre, après un bon début de saison, la détresse de perdre un excellent avant-centre comme Milik – qui était en train de faire oublier Higuaín – s’unissait au manque d'efficacité de Manolo Gabbiadini, qui n'a jamais intégré le schéma tactique de Sarri. À tel point que l'entraîneur toscan doit tenter un pari plutôt difficile : placer Dries Mertens (1,69 mètre) comme falso nueve pour profiter de sa vitesse. Les débuts, comme toujours, sont difficiles. Mais le petit Belge se transforme peu à peu en un véritable diable azzurro aux abords du but adverse.


Après un mois d’apprentissage, correspondant à la pire crise de résultats et de jeu du Napoli, le numéro 14 commence à intégrer son nouveau rôle. Dans son sillage, c'est toute l'équipe qui se voit tirée vers le haut, avec un football fait de passes rapides, de une-deux et d'un ballon toujours en mouvement. Et les stats s'en font ressentir : si avec Milik, le Napoli tournait à une moyenne de 2,22 buts par match, avec Mertens, ce chiffre passe à 2,47 par rencontre. Une augmentation qui en dit long sur le rendement du Belge et, surtout, sur la façon dont Sarri est capable, par ses idées, de faire marquer n'importe lequel de ses joueurs, du moment qu'il est placé en pointe de l’attaque.

Esclave du beau jeu


Cependant, malgré l'excellente mise en scène de ce football offensif, l’écart avec la Juventus, moins « belle » mais concrète et cynique, est encore grand. Le Napoli fait rêver ses supporters et est parvenu à enchaîner une série de matchs au cours de laquelle il a affiché une extrême facilité à arriver face au gardien adverse. Les 50 premières minutes au San Paolo face au Real Madrid resteront dans les mémoires napolitaines, tout comme la demi-finale retour de Coupe d'Italie gagnée face à la Juventus. Mais à chaque fois, le même constat : aux Napolitains la beauté, aux adversaires la qualification. On parle là d’une équipe qui s’amuse et régale les passionnés du foot, mais qui, parfois, s’enraye dans le moment de la vérité, quand il faut sortir l’esprit du « salopard » – plutôt marque de fabrique Juventus – pour gagner 1-0 et non 5-3.

Sans titre, mais dans l’histoire


Comme quelqu’un de parfois trop narcissique et qui se regarde dans le miroir, le Napoli ne commet qu’un péché : celui de ne pas arriver à gagner autrement qu'en suivant ses dogmes de jeu, c’est-à-dire à travers le contrôle du ballon, un jeu offensif et rarement avec des scores peu élevés (seulement deux victoires 1-0 sur les 50 matchs officiels disputés cette saison). La fidélité à des principes et à une identité de foot sensible et romantique est, dans le même temps, la plus grande qualité et le plus grand défaut du Napoli, qui préfère mourir la tête haute. La troisième place, obtenue avec 86 points (record dans l’histoire du club), et la qualification au tour préliminaire de la Ligue des champions sont un prix insuffisant par rapport au spectacle proposé, une sorte de Grande Bellezza comme celle racontée par le réalisateur Paolo Sorrentino, napolitain et supporter invétéré de ce club.


Si on ne juge qu'en matière de qualité de jeu, cela a sans doute été le meilleur Napoli de tous les temps, même supérieur à celui de Diego Maradona, qui avait gagné deux Scudetti. La seule équipe en Europe capable de faire marquer plus de dix buts à quatre de ses joueurs (Mertens, Insigne, Callejón et Hamšík, ndlr) restera protagoniste d’un chef-d’œuvre à moitié inachevé. Peu importe s’il faudra commencer avant la préparation pour la prochaine saison. Le charme et la splendeur du jeu exprimés par le Napoli ont déjà marqué le football italien. Malgré tout.

Par Antonio Moschella
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