1. //
  2. // 16e journée
  3. // Napoli/Inter Milan (3-2)

Le Napoli fait pleurer Mazzarri

Au terme d'un match magnifique, le Napoli s'impose 4-2 face à l'Inter, lors du match au sommet de cette 16e journée de Serie A. Les Napolitains reviennent provisoirement à 2 points de la Roma, tandis que l'Inter perd une place au classement au profit de la Fiorentina. Retour au San Paolo amer pour Walter Mazzarri.

Modififié
24 4
Napoli - Inter 4-2
Buts : Higuaín 9', Mertens 39', Dzemaili 41', Callejón 81' / Cambiasso 35', Nagatomo 46'


Les larmes de Gonzalo Higuaín sont déjà de l'histoire ancienne. Car ce soir, l'attaquant argentin et tout le Napoli ont la banane. Et il y a de quoi : les Napolitains s'imposent 4-2 face à l'Inter de Walter Mazzarri, qui a donc passé une sale soirée pour son retour au San Paolo. Un succès amplement mérité pour des Partenopei qui continuent d'encaisser beaucoup (trop) de buts, mais qui continuent aussi d'en marquer beaucoup. Quatre buts, quatre buteurs différents, des attaques rapides, des exploits personnels et quelques joueurs en feu, à l'instar de Dries Mertens, probablement le meilleur des siens ce soir : Naples a régalé son public. Un public qui n'avait pas pu célébrer à juste titre le succès 2-0 face à Arsenal, puisque Naples, malgré cette victoire, avait été éliminé de la C1. Ce soir, pas d'élimination, pas de déception, seulement du bonheur pour un Napoli qui se paie ainsi le scalp de son ancien coach (dans les tribunes, De Laurentiis avait, lui aussi, une sacrée banane), et qui revient provisoirement à 2 points de la Roma, en attendant le déplacement des Giallorossi, demain soir, à San Siro. L'Inter, de son côté, a raté une belle occasion de recoller au peloton de tête. Les Nerazzurri tombent ce soir à la cinquième place, et vont devoir vite oublier ce revers pour préparer le derby milanais, dans une semaine.

La vitesse du Napoli

La première émotion du match, c'est évidemment l'arrivée de Mazzarri sur la pelouse. L'ancien coach napolitain se tourne vers la curva, applaudit, et reçoit en retour des sifflets. Le décor est planté. Le match, lui, débute sur les chapeaux de roue. À peine le temps de faire péter une première bombe agricole que Gonzalo Higuaín va déjà donner du taf au speaker du stade. Sur une relance de la tête catastrophique de Nagatomo, l'Argentin déclenche une superbe reprise de volée qui fait mouche. 1-0, et c'est parti pour neuf « GON-ZA-LO » . Repris en chœur, évidemment. Mazzarri est agacé par ce but encaissé trop tôt, et donne des ordres à ses troupes. L'Inter se remet immédiatement dans le match, et on sent que la défense napolitaine, ce soir, n'est pas imprenable. Pourtant, c'est encore Naples qui se crée une énorme occasion, avec une sublime frappe d'Insigne qui vient s'écraser sur le poteau. Domination napolitaine ? Pas vraiment, en fait. L'Inter campe dans la moitié de terrain partenopea, et la domination finit par payer. Sur un exploit personnel de Guarín, Cambiasso profite d'une jolie feinte de Palacio pour propulser le ballon au fond des filets, et remettre les compteurs à zéro. 1-1.

Mais Naples va alors avoir un fabuleux sursaut d'orgueil. Et, pour ce, les joueurs de Benítez vont utiliser leur meilleur arme : la vitesse. En une passe, Higuaín lance Dzemaili qui, involontairement, décale Mertens dont la frappe placée trompe à nouveau Handanović. Ça, c'est le crochet du droit. L'uppercut arrive dans la foulée. Mertens va rendre la politesse à Dzemaili. Cette fois-ci, c'est le Belge qui est à l'origine, et le Suisse à la conclusion de l'action, après une parade du portier nerazzurri. 3-1 en l'espace de deux minutes, juste avant la pause. De quoi vous abattre n'importe quelle équipe. N'importe laquelle, mais pas l'Inter. En plein dans les arrêts de jeu, la formation de Mazzarri rouvre les débats. C'est encore Guarín qui fait tout, sa frappe, légèrement freinée par Rafael, devient une passe décisive pour Nagatomo, qui se rattrape ainsi de sa bévue sur le but de Higuaín en réduisant l'écart. Un latéral gauche qui marque en position d'avant-centre : elle est là, la patte Mazzarri.

Ricky voit rouge

Forcément, après une première période au rythme si élevé, le début de deuxième mi-temps semble plus calme. Les deux formations s'observent. Elles savent, l'une comme l'autre, qu'il ne faut surtout pas se découvrir car les attaquants, ce soir, ont le pied chaud. Peut-être traumatisée par ses errances défensives de la première fraction de jeu, l'Inter est clairement plus empruntée. Et le Napoli en profite, avec deux tentatives qui font trembler Handanović. La première est signée Insigne, la seconde Inler. On est clairement plus proche d'un quatrième but napolitain que d'une égalisation de l'Inter. Et pourtant, ce sont bien les Interisti qui vont passer à deux doigts d'un troisième but. Bien lancé sur la droite, Palacio offre un centre parfait à Guarín, qui n'a plus qu'à la pousser au fond. Mais Rafael sort et réalise une incroyable parade... du menton ! Le pauvre gardien en restera sonné pendant au moins trois bonnes minutes, avant finalement de reprendre sa place. L'Inter tente le tout pour le tout, mais sa tentative de remontée va être flinguée par monsieur Tagliavento. Ricky Alvarez, déjà averti, touche (volontairement ? involontairement ?) un ballon du bras. Au lieu de lui dire que c'est la dernière fois, l'arbitre sort immédiatement le rouge. Un peu trop fiscal.

À dix, tout devient plus compliqué pour l'Inter, qui finit par céder à dix minutes du terme. Insigne centre fort devant le but, Rolando oublie totalement Callejón dans son dos, et l'Espagnol n'a plus qu'à la propulser au fond des filets. 4-2, la fête est totale au San Paolo. Enfin, presque totale. Dans les arrêts de jeu, Rolando, décidément en difficulté en cette fin de rencontre, fauche Pandev dans la surface. Pénalty. Insigne aimerait le tirer, et ainsi débloquer son compteur en championnat. Mais Pandev ne lui laisse pas ce plaisir, ce qui énerve fortement le petit Napolitain. Ironie du sort, Handanović, sans nul doute le meilleur arrêteur de pénaltys de Serie A, repousse le tir du Macédonien, évitant ainsi un score encore plus pesant. 4-2, le résultat est déjà assez lourd. O surdato 'nnammurato, l'hymne à la victoire du Napoli, peut tranquillement retentir dans l'enceinte du San Paolo. Pour une fois, Mazzarri aurait certainement préféré ne pas l'entendre.

Eric Maggiori
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Match intéressant tactiquement avec aussi quelques belles phases de jeu, mais de là à lui octroyer le qualificatif de "magnifique"...On a vu bien mieux cette année en serie A. Mais le nombre élevé de buts et le suspense jusqu'à l'exclusion d'alvarez font peut-être voir ce match plus beau qu'il ne l'était en réalité!
FootAddicted Niveau : CFA2
@ Europa,

Je n'ai pas vu le match mais uniquement les buts. Effectivement ça donne l'impression que le match était de très haut niveau avec beaucoup d'intensité. Et ça laisse beaucoup de regrets pour le Napoli en ce qui concerne son élimination en CL.

Néanmoins, force est de constater que les grosses affiches tiennent leurs promesses de "spectacularité" pour l'instant :

- Juve-Lazio 2-1 en 2e journée.(bon je ne sais pas si on peut toujours compter la Lazio comme une grosse équipe cette année, mais faisons plaisir à Eric)
- Inter Juve : 1-1 en 3ej
- Roma-lazio 2-0 en 4e j
- Milan-Napoli 1-2 en 4e j
- Inter-Fiorentina 2-1 en 5e j
- Inter-Roma 0-3 en 7e j
- Juve-Milan 3-2 en 7e j
- Roma-Napoli 2-0 en 8e j
- Fio-Juve 4-2 en 8e j
- Fio-Napoli 1-2 en 10e j
- Milan-Lazio 1-1 en 10e j
- Milan-Fio 0-2 en 11e j
- Juve-Napoli 3-0 en 12ej
- Lazio-Napoli 2-4 en 14e j
- Roma-Fio 2-1 en 15e j
- et le Napoli Inter d'hier 4-2

On a eu droit à un seul 0-0 entre la Lazio et la Fio en 7e journée, c'est tout.

J'ai dû voir 5 ou 6 matchs parmi ceux-ci (j'ai notamment en tête la performance de la Fio contre la Juve, le 3-0 infligé par cette dernière au Napoli ou encore la victoire de la Roma contre la Fio la semaine dernière). Alors certes un nombre élevé de buts ne signifie pas que le spectacle est assuré, mais je peux te dire que je suis loin de m'être ennuyé pendant ces matchs.

Peut-être que tu as vu les autres matchs et que tu peux donner un avis plus précis sur la question? (je vois souvent tes commentaires sur les articles de la série A)

Cdlmt
"Les Nerazzurri tombent ce soir à la cinquième place, et vont devoir vite oublier ce revers pour préparer le derby milanais, dans une semaine."

Ils sont surtout à 15 points de la tête, et en tant que "gobbo", je commence à me méfier.
Je le répète, un bon match, intéressant surtout de par la joute tactique entre les deux entraîneurs qui se sont livrés à une véritable partie d'échecs, en modifiant plusieurs fois les placements des joueurs et les schémas dans le même match; mais d'autres rencontres du championnat italien cette année ont été plus riches techniquement, avec aussi beaucoup moins de pertes de balle. Le dernier qui me vient en mémoire, le roma-fiorentina de la semaine dernière, par exemple.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
24 4