Italie - Serie A - 14e journée

Eric Maggiori

Le Napoli et l’Inter en embuscade

Ce soir, l’Inter et le Napoli ont une énorme chance à saisir. Les deux équipes se déplacent respectivement à Parme et à Cagliari, avec la possibilité de se rapprocher de la Juve, battue hier soir à Milan.

Note
7 votes
7 votes pour une note moyenne de 4.36/5
Cliquez sur une étoile pour donner la note


Marek Hamsik (Napoli)
Marek Hamsik (Napoli)
Le Napoli et l’Inter n’en demandaient pas tant. Au mieux, ils auraient espéré un match nul de la Juventus, hier soir, sur la pelouse de San Siro. Mais une défaite, alors là, personne n’aurait vraiment misé dessus. Et pourtant, la Juve s’est bien inclinée face à un Milan AC qui, pour la première fois de la saison, a mis ses tripes sur la pelouse. La Juve a beau gueuler pour un pénalty a priori inexistant (et elle a raison, vu tout ce qu'elle s'est pris dans la gueule lors des dernières semaines), la victoire milanaise n’est pas illogique, tant les Bianconeri n’ont pas créé d’occasions nettes pendant la rencontre. Du coup, pour la Juve, les statistiques commencent à être inquiétantes : l’équipe d’Antonio Conte et d’Angelo Alessio n’a pris que quatre points lors des quatre dernières journées de championnat : deux défaites contre l’Inter et le Milan AC, un nul contre la Lazio et une victoire fleuve sur la pelouse de Pescara. Ces résultats, et surtout celui d’hier soir, font que les poursuivants ont une grosse opportunité à saisir ce soir. L’Inter, deuxième, se déplace à Parme (21h), tandis que Naples, quatrième, joue à Cagliari (19h). Deux rencontres pas forcément évidentes à négocier, mais où la victoire devient impérative. En effet, avec deux succès, l’Inter et le Napoli reviendraient respectivement à un et deux points de la Juve. Autant dire que tout serait complètement réouvert.

Cagliari l’épouvantail ?

Le premier match de la soirée, c’est donc celui de Naples, qui se déplace à Cagliari. Les Napolitains, tenus en échec la semaine dernière par le Milan AC au San Paolo (2-2), ont l’occasion de se ressaisir en Sardaigne. D’autant qu’ils sortent d’une semaine européenne qui leur a souri. En s’imposant en Suède, face à l’AIK, Naples s’est en effet qualifié pour les seizièmes de finale avec un tour d’avance. Voilà pourquoi l’équipe de Mazzarri a le moral gonflé à bloc avant de venir affronter Cagliari. Mais attention. Cette rencontre est loin d’être une formalité. La semaine passée, les joueurs sardes ont prouvé qu’ils n'étaient pas du genre à jouer les victimes sacrificielles, puisqu’ils sont allés tenir tête à l’Inter à San Siro (2-2). Un nul qui a prouvé la qualité du collectif de la formation entraînée par le moins connu des entraîneurs de Serie A, Ivo Pulga (aucun lien de parenté avec Messi). Cette équipe de Cagliari, après un début de saison laborieux, a enchaîné les victoires et s’est repositionné en milieu de tableau. Avec même la possibilité, ce soir, de bondir à la septième place du classement en cas de succès. Une hypothèse qui n’est pas franchement du goût de Mazzarri et de ses ouailles.

Malgré des prestations en dents de scie, les Partenopei ont en effet toujours de belles ambitions et savent que les faux pas de la Juve sont peut-être des signaux forts : il y a de la place, cette saison, pour aller disputer le Scudetto. « Nous méritons d’être dans ces positions du classement, affirme le capitaine azzurro, Paolo Cannavaro. Contre Cagliari, ce ne sera pas facile, car cette équipe joue toujours bien contre nous, il y a une forte rivalité. Néanmoins, le Napoli est là, nous ne voulons pas nous arrêter. Le Scudetto peut être un objectif, mais nous ne devons pas non plus faire un drame quand nous faisons un match nul. » Pour ce match, Naples ne pourra toutefois pas compter sur son buteur providentiel, Edinson Cavani. L’Uruguayen, auteur de 14 buts en 15 matchs toutes compétitions confondues cette saison avec le maillot napolitain, est suspendu et ne pourra donc pas être aligné. Pandev étant également forfait, Mazzarri va certainement miser sur le duo Insigne-Hamšík. À moins qu’il ne s’agisse de la bonne occasion pour relancer le Chilien Vargas. Ironie : l’an dernier, Cavani n’avait pas non plus débuté la rencontre contre Cagliari, car légèrement émoussé. Ce qui n’avait pas empêché son équipe de s’imposer sur le score un peu fou de 6-3. Deuxième set à 19h.

Parme et le souvenir du doublé de Zlatan

Quelques minutes après la fin du match de Cagliari, l’Inter débutera au stadio Tardini de Parme, là même où la Squadra Azzurra s’est inclinée il y a quelques jours contre les Bleus. Comme quoi, de Gomis à Milito, il n’y a qu’un pas. Les Nerazzurri ont évidemment une folle envie de s’imposer pour revenir coller aux basques de la Juve. Son historique victoire à Turin, qui avait mis fin à la série d’invincibilité de la Vieille Dame, lui avait permis de revenir à un point du leader. Mais la semaine suivante, l’Inter a, en quelque sorte, gâché cet exploit, en s’inclinant à Bergame et en retombant à quatre points. L’occasion est donc unique, ce soir, de revenir à nouveau à une longueur des Bianconeri. Mais pour ce, il va falloir dicter sa loi sur la pelouse parmesane, ce qui n’est jamais chose aisée. La preuve en chiffres : lors de leurs trois dernières venues en Émilie-Romagne, les Interisti ne se sont jamais imposés : un match nul (1-1) en 2009/10, deux défaites (2-0 et 3-1) les années suivantes. Le dernier triomphe nerazzurro à Parme remonte au 18 mai 2008. Une date qui est restée dans les mémoires de tous les tifosi puisque, ce jour-là, un certain Zlatan Ibrahimović claquait un doublé qui offrait le Scudetto à l’Inter et qui, par la même occasion, envoyait Parme en Serie B. Une autre époque.

Ce soir, ce n’est plus Roberto Mancini sur le banc, mais bien Andrea Stramaccioni qui est en train de convaincre tout son petit monde. Le coach, exclu la semaine dernière contre Cagliari, a finalement été gracié par la Commission de discipline et pourra donc être sur le banc, ce soir. Privé de Cassano, suspendu pour deux tours, il compte bien donner les clefs de son attaque au duo argentin Milito-Palacio (12 buts à eux deux en Serie A), avec Guarín en soutien. Une occasion immense pour les Nerazzurri, d’autant qu’après ce déplacement, ils devront disputer deux matchs à domicile contre Palerme et… le Napoli. Ça, ce sera le 9 décembre, et il s'agira évidemment d'un match importantissime dans la course au titre. D’ici là, la formation de Stramaccioni et celle de Mazzarri espèrent marquer six points sur six. Car en plus de jouer au chat et à la souris avec la Juve, elles doivent faire attention au retour en force de la Fiorentina (troisième depuis son match nul 2-2 hier) qui, elle aussi, aimerait bien venir se frotter à la lutte pour le titre (oui oui, n'ayons pas peur de le dire). Un invité de plus ou de moins, après tout…


Associazione Calcio ... les billets pour le prochain match à partir 55 €

Eric Maggiori

Parier sur les matchs de Milan AC

 








Votre compte sur SOFOOT.com

0 réaction;
Poster un commentaire


0 réaction :
Poster un commentaire