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Le mur du Piémont

Ils sont cyniques, brutaux et décisifs, mais putain qu'ils sont beaux. Oui, voir une défense en action peut être jouissif. La Juventus l'a une nouvelle fois prouvé mardi soir face au Barça. Et à la fin, c'est Allegri qui gagne.

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Ces mecs le savent. Leur destin est ainsi fait, les murs de gosses ne sont pas pour eux. Devenir un jour défenseur, c'est avant tout refuser la lumière. Le devenir à la Juventus, c'est épouser une culture et accepter de livrer son corps à la cause d'une philosophie. Dans la bouche de Leonardo Bonucci, maître ciseleur, l'approche se décline de cette manière : « Sur le terrain, il m'arrive d'être un peu excessif. C'est juste parce que je veux montrer mon envie de combattre. Ce Bonucci dur, c'est juste un masque. (...) Avec les mecs de la BBC (Barzagli et Chiellini), on partage des valeurs importantes, comme le sentiment d'appartenance, le sens du sacrifice, l'humilité et l'attention portée aux détails. » Le Barça le savait, les chiffres le prouvaient.

La culture du millimètre


Tirer la Juve, c'était se préparer à regarder le cynisme dans les yeux et voilà, en quatre-vingt-dix minutes d'une manche aller, ce que les hommes de Massimiliano Allegri ont rendu sur leur propre pelouse. Une organisation parfaite, un ensemble fabriqué dans la culture du millimètre et l'attaque totalement maîtrisée d'une diligence catalane trouée tactiquement dès les premières minutes de la soirée. Allegri avait prévenu ceux qui voulaient « voir du spectacle » d'aller au cirque et ne voulait voir autour de lui que des âmes prêtes à souffrir. Puis les images. Bonucci qui réduit Neymar au statut de tout petit jouet. Chiellini qui glisse, se relève, hurle, marque, reglisse et va frapper la moindre main qu'il croise. Alex Sandro qui rit au visage de Messi, ne cesse de combiner avec Mandžukić et dessine tranquillement les contours de la gauche de demain. Dani Alves qui assure, Buffon qui jongle avec son âge, et la paire Pjanić-Khedira qui saupoudre l'ensemble de finesse tactico-technique. Et, devant, les vagues. Allegri le savait : « Le football est très simple et consiste en deux aspects qu'il faut maîtriser, l'attaque et la défense. Il n'y a pas de honte à bien savoir défendre. En fait, c'est tout aussi beau qu'un bon mouvement offensif. »

Docteur Giorgio


Voilà comment la Juventus a avant tout retourné le Barça mardi soir : par l'engagement, la rigueur et les couilles. Pour le romantisme et l'esthétisme, on repassera. Oui, avec la paire Bonucci-Chiellini, la manière n'importe pas toujours. Il faut accepter de voir des fautes avec, s'il le faut, un tacle plus appuyé que la moyenne, une anticipation supérieure et une exécution souvent parfaite. Le cœur et l'âme de cette Juventus sont là. Ses certitudes aussi. Car si l'on ne sait pas encore jusqu'où elle ira, on sait déjà comment elle ne tombera pas, ce qui est déjà beaucoup. Et, dans cette bataille, nos yeux se sont souvent arrêtés sur un homme : Giorgio Chiellini, trente-deux ans et diplômé jeudi dernier en master de gestion des entreprises à l'université de Turin. Son sujet ? « Le business-model de la Juventus FC dans un benchmark international. » Ses forces ? Multiples, au point que Bonucci a plusieurs fois expliqué lui avoir « tout volé avec les yeux » pour progresser. Face au Barça, la tour de Pise a une nouvelle fois été majestueuse, solide et en plus décisive. Comme le disait à la fin des années 90 Doc Gynéco, le « docteur devient correcteur pour sa patiente » . Sa patiente, cette fois, était catalane. Et ce matin, cette dernière n'a plus grand-chose pour espérer un retour identique à celui connu contre le PSG. L'histoire serait trop simple.





Par Maxime Brigand
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C1 - Quarts de finale
Juventus - Barça (3-0)
Le débrief'




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