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Le mur de Mourinho

Revenu il y a quatre mois en Angleterre pour récupérer un poste dont il rêvait, José Mourinho a connu dimanche ce qui apparaît comme la plus grosse humiliation de sa carrière d’entraîneur. Manchester United a implosé à Chelsea et le Portugais a été rejeté publiquement par son ancien peuple. Comme un boomerang qui revient dans la gueule d’un homme qui se sent plus important que son job.

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Le Manchester United des années 2000 n’avait jamais connu ça. Depuis son arrivée en Angleterre en juin 2004, José Mourinho n’avait jamais pris une telle patate. Zlatan Ibrahimović, lui, n’avait jamais été humilié de la sorte. De son côté, Paul Pogba n’avait jamais bouclé un match professionnel de cette manière. Ce 23 octobre 2016 restera comme le jour où José Mourinho a rencontré la honte et l’a regardée droit dans les yeux. Il y a des lieux et des manières pour ça. Le destin avait choisi Stamford Bridge, là où l’entraîneur portugais a façonné son personnage et là, aussi, où il l’a détruit. The Bridge a longtemps dressé Mourinho comme une idole, mais le vent a aujourd’hui tourné. Tout simplement parce que le Special One a été remis à sa place en quatre-vingt-dix minutes sous les chants de son ancienne famille : « You’re not special anymore. » Par ses actes et son ego, José Mourinho a trahi un club auquel il avait juré une fidélité éternelle. Sir Alex Ferguson n’est jamais venu à Old Trafford avec un autre costume que celui de Manchester United. Pareil pour Bill Shankly à Anfield et ce sera aussi probablement le cas d’Arsène Wenger à l’Emirates Stadium. Le foot est comme ça : aucune parole n’est oubliée par un supporter et rien de tel ne peut être pardonné. José Mourinho savait qu’en signant à Manchester United cet été, ce jour viendrait. Et il est arrivé et s’est terminé sur une humiliation ultime bercée par des « olés » tombant des tribunes de Stamford Bridge. Le 23 octobre 2016 restera comme le jour où Chelsea a planté Mourinho avec des armes dont il ne voulait plus il y a encore quelques mois.

L’humiliation d’une figure


Au départ, cela n’aurait pu être qu’un choc comme un autre dans une saison, une occasion aussi pour Manchester United de définitivement lancer l’ère Mourinho. Puis, le Portugais a décidé de faire parler sa tête de con. Celle qui ne pense qu’à défendre, à reculer et à s’entêter comme il l’avait fait une semaine plus tôt à Liverpool (0-0) plutôt qu’en jouant comme il l’avait fait jeudi contre Fenerbahçe (4-1). En réalité, Mourinho a perdu son duel tactique avec Conte dès la feuille de match, en laissant Pogba dans une position de meneur de jeu qui le castre, en insistant avec Marouane Fellaini mais aussi en se passant de Juan Mata au coup d’envoi. L’histoire de Mata à Manchester United a beau être contrasté, sa présence semble aujourd’hui indispensable pour avancer par le jeu. Puis, le terrain a parlé et les Red Devils ont explosé comme rarement sur la défense d’un Chelsea désormais rodé en 3-4-3, sur un Kanté monstrueux et un Hazard retrouvé que Mourinho avait presque coulé avant son départ la saison passée. Finalement, les Blues ont dansé sur un succès fondateur (4-0) et un troisième clean-sheet de suite. Mais la scène la plus importante s’est jouée au coup de sifflet final. José Mourinho s’approche alors d’Antonio Conte et lui parle de longues minutes à l’oreille. Aucun des deux n’a souhaité revenir sur cette discussion, mais ce que l’on sait aujourd’hui, c’est que le Portugais a reproché à l’Italien d’avoir voulu l'humilier chez lui, à Londres. Conte a répondu que « le football ne serait rien sans les émotions » alors que, face à la presse, Mourinho parlait de sa défense désintégrée et ne s’inquiétait pas plus que ça de la performance des siens.

Ce club qui n’avait pas le temps


C’est cette attitude qui pose aujourd’hui problème. José Mourinho n’a jamais accepté de se remettre en question et plus le temps file, plus il devient insupportable. Contre Chelsea, le Portugais a une nouvelle fois foncé dans des convictions qui n’ont jamais marché depuis son arrivée à Manchester. En son temps, Louis van Gaal avait des torts, affichait le même comportement, mais le Pélican est progressivement rentré dans le rang pour renouer avec ce qui avait fait sa réussite jusqu'ici : la jeunesse. Le recrutement de Mourinho, lui, avait un autre objectif : Manchester United n’a plus le temps et il faut gagner maintenant. Personne ne peut plus accepter de voir un tel club perdre ce qui a fait son essence et ses succès. Avant sa nomination, les doutes sur le choix Mourinho étaient présents et ils semblent aujourd’hui de plus en plus fondés. Car United a toujours avancé en refusant de laisser dépasser une tête plus haute que l’institution. Aujourd’hui, l'ancien coach de Porto pense d’abord à lui et après à Manchester United. Sauf que c’est impossible et les conséquences commencent à devenir déjà gênantes pour un homme qui affiche l’un des pires débuts de mandat de l’histoire du club. Le pire dans tout ça, c'est qu'on en viendrait presque à regretter David Moyes.

Par Maxime Brigand
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