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Le Mondial 2002 était-il vraiment si pourri que cela ?

Il y a quinze ans jour pour jour s’achevait la Coupe du monde 2002 sur une victoire du Brésil en finale face à l’Allemagne. Un tournoi qui, déjà sur le moment, a laissé une désagréable impression et qui semble avoir été assez vite oublié. À raison ?

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Oui, car le niveau de jeu n’était pas à la hauteur de l’événement

Une moyenne de buts par match plutôt basse (2,52 buts/match, la deuxième pire à l’époque derrière le Mondial 90 – depuis, les éditions 2006 et 2010 ont également évolué sous la barre des 2,5 buts/rencontre), aucun match référence resté pour l’histoire (si ce n’est pour la controverse), 2 buts seulement inscrits lors des deux mornes demi-finales, puis l’épilogue, assez tristoune, avec un doublé de Ronaldo qui profite d’un Kahn pas dans un grand jour : c’est peu dire que le niveau de jeu affiché lors de ce tournoi mondial 2002 s’est avéré décevant. Il n’y a guère eu beaucoup de spectacle et trop peu de buts spectaculaires. On retiendra celui de l’Uruguayen Dario Rodríguez en phase de poules face au Danemark, ainsi que ceux marqués par le trio magique brésilien constitué de Ronaldinho, Rivaldo et Ronaldo. Le problème de cette édition 2002, c’est qu’elle fut décalée d’une bonne dizaine de jours par rapport à la normale, débutant fin mai pour terminer fin juin. Un détail ? Pas vraiment : les calendriers des grands championnats européens, eux, n’ont que très peu bougé, ce qui a eu pour conséquence de réduire considérablement le temps de préparation entre la fin de la saison en club et le début de la compétition, réduisant les automatismes, nuisant aussi bien au jeu collectif qu’au temps de récupération nécessaire pour que les meilleurs joueurs de la planète – ceux censés tirer le spectacle vers le haut – puissent s’exprimer au maximum de leur potentiel.

Oui, car la France et d’autres favoris se sont ramassés

Forcément, la vision qu’ont les Français de ce Mondial est biaisée. Ils ne peuvent qu’avoir de douloureux souvenirs de cette pâle aventure asiatique qui arrivait quatre ans après le triomphe à domicile face au Brésil, deux ans après le miracle de l’Euro face aux Italiens, mais aussi un an après la démonstration faite à l’occasion de la Coupe des confédérations. Les Bleus de Roger Lemerre semblaient invincibles. Favoris, ils avaient avec eux le joueur le plus cher du monde (Zidane) et les meilleurs buteurs des championnats anglais (Henry), italien (Trezeguet) et français (Cissé). Mais trop sûrs d’eux, plombés par les circonstances avec la blessure de Zidane puis l’expulsion d’Henry, incapables de se remettre de l’entame catastrophique face au Sénégal, ils ont sombré en étant incapables de marquer le moindre but lors de la phase de poules... Une bande à Lemerre cramée de chez cramée, accompagnée dans la déroute par un autre favori, l’Argentine, sorti également piteusement après seulement trois matchs face au Nigeria, l'Angleterre et la Suède. Un épilogue manqué pour toute une brillante génération albiceleste (Simeone, Batistuta, Caniggia, Burgos, Chamot). Parmi les désillusions, il y eut aussi celle du Portugal, sorti aussi dès le premier tour malgré un triplé de Pauleta face à la Pologne. Enfin, on peut citer le cas de l’Italie qui n’avait pas franchement brillé lors des poules et qui a pu s’acharner sur l’arbitre de son 8e de finale perdu face à la Corée du Sud pour ne pas voir ses propres lacunes, avec un Vieri vendangeur.


Oui en raison des erreurs d’arbitrage et des soupçons de corruption

Le 8e de finale entre l’Italie et la Corée du Sud (1-2, but en or) a justement été le climax d’un mois de décisions arbitrales contestables. Avec un accusé évident : Byron Moreno, l’homme au sifflet pour ce match, coupable d’avoir refusé deux buts pour les Transalpins en prolongation, d’avoir injustement expulsé Totti et d’avoir oublié pas mal de fautes commises par des Sud-Coréens très limites dans l’agressivité.



Un scandale retentissant à l’époque, qui provoqua la fureur de la Nazionale et de ses fans. Le buteur de la qualification, Ahn Jung-hwan, fut contraint de quitter l’Italie, où il jouait jusqu’alors (à Pérouse). Quant à Moreno, sa carrière d’homme en noir fut vite stoppée car entachée d’autres affaires. L’Équatorien refit l’actualité en 2010 lorsqu'il fut arrêté et emprisonné pour trafic de cocaïne... Lors des quarts de finale de ce même Mondial 2002, la Corée du Sud fut encore soupçonnée de bénéficier d’un traitement de faveur, avec deux nouveaux buts refusés cette fois aux Espagnols, dont un en or, pour une qualification controversée aux tirs au but (0-0, 5-3 tab). Autre flagrante erreur du tournoi ? La main sur la ligne de Torsten Frings, oubliée par le corps arbitral, qui priva les États-Unis de l’égalisation lors de leur quart de finale face à l’Allemagne (1-0). À la finale, beaucoup d’erreurs assez grossières pour des matchs aussi cruciaux, qui laissent forcément un petit goût amer, suscitent la controverse et laissent planer le doute de la corruption et de matchs arrangés...

Oui, car ce fut un tournoi visuellement très vilain

Plus encore que le fond, la forme de cette Coupe du monde ne rappelle pas forcément de très bons souvenirs. Esthétiquement, ce Mondial restera celui de la pire coupe de cheveux de la carrière de Ronaldo, de l’iroquois pas très heureux de Beckham, des cheveux rouges de Nakata, du Vicks étalé façon morve sur le poitrail de Vieira, des auréoles de Camacho, des tribunes éloignées du terrain par une piste d’athlétisme recouverte de vert, des maillots pas très bien coupés, de mascottes phosphorescentes hideuses, de Johnny Hallyday en bande-son... Un ensemble visuel et sonore qui peut contribuer à altérer la mémoire de cette époque.


Non, car ce Brésil vainqueur n’a rien volé (et l’Allemagne non plus)

Reste que ce Mondial a sacré son participant le plus méritant : le Brésil, qui avait pourtant galéré à se qualifier et qui ne figurait pas au départ parmi les favoris. La saison 2001/2002 poussive de ses cadres fut en réalité une chance, avec un trio offensif arrivé en Asie dans un état de fraîcheur bien supérieur aux autres stars de la compétition : Ronaldo et Rivaldo en raison de pépins physiques, Ronaldinho en raison de Luis Fernandez. Pas lessivés par leur saison, revanchards même, ils ont pu s’exprimer au meilleur des moments, tous trois décisifs notamment lors de la phase éliminatoire : un festival de Rivaldo et de Ronaldo en 8e face à la Belgique (2-0), une merveille d’inspiration de Ronaldinho pour tromper Seaman et l’Angleterre en quart (2-1) et un Ronaldo trois fois buteur encore, en demi-finale face à la Turquie (1-0) puis en finale face à l’Allemagne (2-0). Ce Brésil millésime 2002 n’était certainement pas le plus beau de l’histoire, encore moins le plus romantique, mais il a été implacable de puissance dans une compétition où le physique a compté plus encore que les autres fois.




Adversaire en finale, l’Allemagne a eu un parcours assez similaire : des qualifications compliquées et un statut d’underdog exploité à merveille pour une sélection portée par deux individualités, Kahn dans les buts, Ballack en as du jeu offensif. Problème : le premier a commis sa seule erreur du tournoi en relâchant un ballon de Rivaldo, exploité par Ronaldo, pour l’ouverture du score en finale, le second étant absent de ce dernier match car suspendu. La malchance, encore...

Non, mais il a surtout bousculé nos repères

Et si, en réalité, ce Mondial, le premier du nouveau millénaire, avait plus été déstabilisant que décevant ? Disputé quelques années seulement après l’arrêt Bosman, il porte les fruits du football mondialisé d’aujourd’hui : avec une sélection asiatique demi-finaliste (la Corée du Sud), un Américain sacré meilleur jeune du tournoi (Landon Donovan), une équipe africaine sensation de la phase de poules (le Sénégal), la présence inédite de la Chine, la Turquie deuxième nation européenne... C’est un bouleversement hiérarchique mondial qui a eu lieu lors de ce tournoi, avec quelques historiques sacrifiés (la France, l’Argentine, l’Italie, le Portugal) et deux seuls survivants du monde binaire Europe/Amérique du Sud du football d’avant, le Brésil et l’Allemagne. Disputée qui plus est pour la première fois hors de ces deux continents, conjointement par deux pays, avec pour les spectateurs européens un décalage horaire compliqué à gérer, cette compétition est venue bousculer nos repères. Quinze ans après, elle garde une saveur d’exotisme et de curiosité, coincée entre deux Mondiaux 1998 et 2006 plus « classiques » disputés sur le Vieux Continent.

Par Régis Delanoë
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