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Le monde de Ralph

Il y a quelques mois, Ralph Hasenhüttl s’installait à la barre du RB Leipzig sous le regard avisé de l’autre Ralf, Rangnick. Sa mission était simple : amener sa maigre expérience de la Bundesliga grattée après son maintien obtenu avec Ingolstadt, mais aussi se faire définitivement un nom au-delà des comparaisons. Le tout à l’heure où le Bayern s’apprête à le retrouver, douze ans après ses derniers coups de crampons.

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Ralph Hasenhüttl connaît cette ligne. Il connaît ces vestiaires, il connaît cette ambiance et connaît ces visages. Il connaît ce banc, connaît cette zone technique, connaît cette odeur. Mais à cet instant, l’homme ne sait pas vers où il marche. Est-il sonné ? Non, il s’était préparé à ce moment. Oui, il ne pensait pas que cela arriverait aujourd’hui, mais il savait que cela devait arriver. Pour la première fois depuis plusieurs semaines, l’homme est seul. Comme toujours depuis le premier jour, il reste pourtant en quête. Cette fois, l’enfant de Graz cherche des réponses sur les terres où il écrivait hier ses exploits. Les quelque quinze mille personnes debout dans les travées de l’Audi-Sportpark d’Ingolstadt le regardent. Lui ne baisse pas vraiment la tête, il ne fait que l’incliner.


Au fond, Hasenhüttl sait déjà ce qu’il va se dire dans les heures suivantes, alors, dans le vestiaire, l’Autrichien demande à ses joueurs une chose simple et humaine : « Je veux voir une réaction la semaine prochaine. » Le RB Leipzig, puceau de Bundesliga, vient de connaître sa première défaite de la saison. C’est un après-midi de décembre. Et Ralph Hasenhüttl n’aura pas eu à attendre très longtemps. Une petite semaine, une petite heure. Quelques secondes selon lui pour comprendre que ses joueurs ne l’ont « pas laissé tomber » . Il n’a pas eu besoin de changer grand-chose, juste à boxer les esprits. Et Leipzig s’est relevé sans trembler, avec autorité contre le Hertha Berlin. La confiance est revenue. Les ambitions ? Elles existent pour ce qui n’est alors qu’une comète de la galaxie Red Bull, mais restent mesurées. Voilà comment Hasenhüttl va donc débarquer à l’Allianz Arena de Munich mercredi soir : pour voir aussi jusqu’où il peut aller avec ce groupe.

Le voyage initiatique


Comprendre Ralph Hasenhüttl est complexe. Peut-être faut-il alors filer sur les routes. Quelques jours avant de débuter son voyage initiatique, l’ancien international autrichien – huit sélections entre 1988 et 1994 – a quitté son job au VfR Aalen, un club qu’il a d’abord sauvé de la mort annoncée en troisième division avant de le faire monter en 2. Bundesliga et de l’y laisser à la fin de la saison 2012-13. La raison ? Une cure d’austérité exigée par le directeur sportif du club. Résultat : au début de l’été 2013, Hasenhüttl grimpe sur son vélo et tue le temps dans les Alpes. Dans son sac, des jumelles. L’homme file espionner le travail de certains confrères, Jürgen Klopp à Dortmund, Lucien Favre à Mönchengladbach. L’objectif est de comprendre comment les deux techniciens bossent leur préparation d’avant-saison. Voilà comment il expliquait sa démarche à BT Sport il y a quelques mois : « C’était mieux pour moi d’être là incognito parce que sinon, tout le monde vient te parler parce qu’ils te connaissent et tu ne peux pas te concentrer sur l’entraînement. (...) J’ai également déjà été en Italie quand l’Allemagne préparait sa Coupe du monde parce que je trouvais ça intéressant. Je suis peut-être, sur ce point, un peu cinglé, mais ça m’a permis d’être un meilleur entraîneur. »


Voilà comment s’est notamment armé Ralph Hasenhüttl avant de finalement rebondir à Ingolstadt en octobre 2013 après le départ de Marco Kurz. La suite est connue : un maintien pour achever sa première saison, un titre de champion de deuxième division la deuxième et un maintien autoritaire la troisième en Bundesliga. Interrogé par L’Équipe, le défenseur français Romain Brégerie, arrivé à Ingolstadt en 2015, expliquait récemment que « les entraînements n’avaient rien d’exceptionnel. Les séances n’étaient pas trop longues. Pas très lourdes non plus. Ce n’était pas relax non plus, mais on n’était pas à taper dans le physique tout le temps. Pourtant, on était en forme. (...) Je ne peux pas dire que tactiquement, il m’ait appris beaucoup de choses ou qu’il ait fait des trucs où je me suis dit : "Wahou, c’est vrai, c’est comme ça." » Pas de révolution donc.


Le secret de la méthode Hasenhüttl serait donc ailleurs. Lui l’explique ainsi : « Être respectueux avec ses joueurs. Je les aime, vraiment. J’ai une relation très proche avec eux. » Oui, l’entraîneur autrichien avance avant tout à l’émotion, la passion, la connexion. Voilà pourquoi il est souvent comparé à Klopp et il suffit de poser les yeux sur sa silhouette pour en prendre conscience. Chaque but est un spectacle, une explosion, une implosion interne, et Hasenhüttl est devenu une forme d’attraction. C’est aussi pour ça que Ralf Rangnik – un homme qui aime le football offensif, mais dont les équipes ont longtemps péché dans l’organisation défensive – est venu le chercher cet été pour accompagner la première montée de la jeune histoire de Lepzig dans l’élite. Parce que Hasenhüttl tient surtout à bien défendre et il le fait bien (deuxième meilleure défense du championnat).

La caution expérience du Bayern


Le RB Leipzig est aujourd’hui un mélange parfait entre une défense solide et une créativité offensive dopée par la jeunesse d’un effectif de rêveurs. Au-delà de la Red Bull Arena, l’Allemagne entière déteste ce promu gênant pour son histoire construite sur des boissons énergisantes et les desseins de ses proprios. C’est compréhensible, et l’ambiance vue depuis le début de la saison à Leipzig montre surtout des familles plutôt que des passionnés. Malgré la haine, les détestés sont aujourd’hui en tête de la Bundesliga à égalité avec le Bayern, qu’ils s’apprêtent à retrouver ce mercredi soir. Ralph Hasenhüttl, lui, commence à être annoncé partout, de Munich à Londres où Arsenal le verrait comme un successeur idéal à Arsène Wenger, dont le contrat prend fin en juin prochain.


Ce déplacement est surtout l’occasion pour le technicien autrichien de retrouver un club où il a fini sa carrière de joueur dans les rangs de la réserve en 2004. « C’était un mec exceptionnel à cette époque, déjà avec un bon état d’esprit. Je pouvais lui faire confiance. Il est très intelligent et on pouvait déjà sentir qu’il pourrait devenir coach » , expliquait il y a quelques semaines Hermann Gerland, alors coach du Bayern B, à ESPN. Aux côtés de Hasenhüttl, la caution expérience, se formaient des inconnus de l’époque : Philipp Lahm et Bastian Schweinsteiger. Le voilà maintenant en position d’écrire l’histoire, son histoire.

Par Maxime Brigand
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