Le Monde de Fred

On connaît Fred, l'attaquant brésilien moustachu, sosie de Francis Perrin, joueur le plus lent de l'histoire, qui se filme en train d'embrasser les femmes à moto au péage et éliminé de la Coupe du monde en ayant couru quelques secondes par match et touché trois ballons. On connaît moins l'autre, le personnage principal d'un film actuellement en salles, incarné par Olivier Soler. La version journalistique du buteur de Fluminense…

0 6
Fred est un acteur sans rôle, un type un peu paumé qui s'en remet à la providence. Jusqu'au jour où, dans le besoin, il va accepter de faire des piges pour la presse sportive et se rendra compte, lors des interviews sans vie avec des joueurs, qu'il est grand temps de se réveiller. Film fait sans trop de moyens, Le Monde de Fred est une comédie sentimentale autour de la lose du journaliste sportif où la forme rejoint le fond : réaliser une interview d'un ancien joueur allemand sans traducteur ou d'un romancier sanguin avec un cadreur issu du monde du foot constituent de grands moments de solitude. La réalisatrice, Valérie Müller, avait déjà commis un court-métrage sur le foot, La surface de réparation, avec Marion Cotillard. Il y était question d'alcool sur canapé devant son petit écran. Dans Le Monde de Fred, elle poursuit son travail sur le revers de la médaille, au quotidien. Le personnage principal « a du mal à s'affirmer, subit les choses, dixit la réalisatrice. Et subir dans un milieu régi par l'argent rend très compliquée l'affirmation de ses désirs. » L'évolution de ce pigiste naufragé, qui ne semble pas préparer ses interviews, est à la fois touchante et gênante. Jérémie Janot, Mickaël Isabey, Carlos Acosta se succèderont dans le canapé. Et puis, à Munich, au cœur du centre d'entraînement du Bayern, on retrouve Franck Ribéry et Daniel Van Buyten. « Ce club, c'est une machine de guerre, où tout est contrôlé, confie la réalisatrice. Nous n'avions que 15 minutes, donc nous sommes restés en improvisation de leur côté, sans texte écrit, parce qu'on se disait qu'ils seraient plus à l'aise.  »

En pilote automatique, les deux amis passent le temps comme ils savent le faire : en professionnels, sans la moindre émotion ni réponse personnelle, qui ne se décèle que parfois, entre les lignes. Le film est tellement proche de la réalité que l'image y est, comme à la télévision, saturée de couleurs mornes. Que se passe-t-il dans cet univers de motels, de gares ferroviaires et d'abords de stades excentrés ? Peu de chose, hormis une forme de frustration plus le temps passe, un peu comme celle des joueurs : « Un joueur de foot est habitué à retenir son égo et sa mégalomanie » , précise la réalisatrice. Les réactions face à des situations de tension, telles sont les clés du jeu, idem pour le pigiste dans le film. Exemple avec une interview négociée auprès d'une « agente » de joueur – Vahina Giocante – dont la nécessité de passer par un rapport de force la conduit à user de sa beauté froide. Soudainement, Lorànt Deutsch, plutôt sympathique, mais sans surprise dans son registre habituel, débarque sans prévenir pour proposer l'idée d'un match-pièce de théâtre dans lequel les joueurs déclameraient du Molière. Ces rebondissements tout relatifs – et surtout un amour retrouvé – auront raison de l'ambition de Fred et le conduiront à changer de vie pour échapper à sa condition : animer… sa propre émission sportive, après avoir évoqué la question dans les couloirs d'une émission avec Emmanuel Petit. Le Monde de Fred est un monde sans véritable enthousiasme, une version désenchantée du football de sous-préfectures, polaroïds en négatif de la grande fête mondialisée du ballon rond. Qui n'a, elle, pas manqué d'intéresser la réalisatrice : « Suárez contre l'équipe d'Angleterre, c'était très émouvant, explique-t-elle. Après, la suite et sa morsure, c'est peut-être la lecture psychanalytique que j'ai entendue aux infos : parce qu'il n'a pas dépassé le stade anal…  »

Propos recueillis par Brieux Férot
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Bonjour Brieux,

Je n'aime pas ton petit ton de merdeux et moqueur sur un site censé parler de foot.
Le jour où tu auras 1% du talent de Fred (le footballeur) on en reparlera!
D'ici là, évite ces vannes de trou de balle.

Merci d'avance,


Il est là le problème... C'est comme "Le gros zizi de Jack Facial", "Le cerveau de Nabila" etc... C'est des trucs t'en entends tout le temps parler, mais on sait tous que ça n'existe pas.
Hecho en Mexico Niveau : DHR
Message posté par Moudugenou


Il est là le problème... C'est comme "Le gros zizi de Jack Facial", "Le cerveau de Nabila" etc... C'est des trucs t'en entends tout le temps parler, mais on sait tous que ça n'existe pas.


Pour ceux qui ont suivi le foot avant 2014, son talent (sans être Ronaldo non plus), on l'a vu:
- A Lyon contre le Real Madrid ou en championnat avec des buts magiques (contre Lorient, voire Paris ou Monaco)
- Au championnat du brésil (saison 2012 ou 2013) où il cartonne tout
- Sa coupe des confédérations

Il n'a jamais été régulier, il n'a pas eu une grande carrière, il a fait une coupe du monde affreuse MAIS il a déjà montré qu'il pouvait faire de belles choses avec un ballon.
Message posté par Hecho en Mexico


Pour ceux qui ont suivi le foot avant 2014, son talent (sans être Ronaldo non plus), on l'a vu:
- A Lyon contre le Real Madrid ou en championnat avec des buts magiques (contre Lorient, voire Paris ou Monaco)
- Au championnat du brésil (saison 2012 ou 2013) où il cartonne tout
- Sa coupe des confédérations

Il n'a jamais été régulier, il n'a pas eu une grande carrière, il a fait une coupe du monde affreuse MAIS il a déjà montré qu'il pouvait faire de belles choses avec un ballon.


Et la virgule lucarne tu l'oublies? ^^
Hecho en Mexico Niveau : DHR
Exact contre le PSV.

Et si au tour suivant sa tête contre le Milan rentre au lieu de taper le poteau, il serait sans doute une idole à Lyon.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
0 6