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Le Monaco d’Aulas

Jean-Michel Aulas est clair : dimanche soir, coincé dans son fauteuil à Louis-II, il aura la trouille. Oui, le président de l’OL a peur de se prendre des coups là où tout le monde se fait dépouiller depuis plusieurs semaines. Sauf que, pour lui, cette rencontre est toujours un peu plus que sportive. L’ASM est en réalité la rivale principale d’Aulas. La preuve.

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L’histoire dure depuis quatre-vingt-trois ans. Chaque fois, le même refrain, les mêmes arguments, le même repli, les mêmes cris à l’injustice. Les pièces à conviction sont multiples, il ne reste qu’à fouiller. Hop : février 1958, l’AS Monaco est en tête du championnat de France, vingt-cinq ans après avoir foutu son nez pour la première fois en deuxième division. L’occasion est immanquable pour Léon Teisseire. Alors, celui qui est à cette époque sénateur des Alpes-Maritimes depuis dix saisons porte la plume dans la plaie ouverte et contacte René Billères, le ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, via une lettre ouverte. Voilà un extrait du sirop de Teisseire : « Ce championnat de Première division se terminera par l’attribution du titre de champion de France. Au surplus, l’équipe classée première aura la charge de représenter la France dans la grande compétition qui suivra, de la Coupe européenne des champions. (...) On pourrait par exemple décider d’ores et déjà que c’est le club français classé en tête de la Division qui recevrait le titre de champion de France, et qui serait appelé à la représenter dans les compétitions internationales.   » Dans le viseur de l’homme politique, « l’absurdité » de voir Monaco champion de France. Déjà, en 58. Cette saison-là, l’ASM se couchera en troisième position derrière Reims, champion, et Nîmes, dauphin, mais le ton est donné pour la suite de l’histoire : les Monégasques n’ont rien à foutre là et dérangent pas mal. Et voilà comment il est simple de déranger le grand banquet national.

« Monaco n’a rien à faire dans le championnat français »


Au fil de son histoire, Monaco a pourtant enfilé sept bagues de champion de France, dont la dernière a ouvert le XXIe siècle tout en traversant les insultes, les critiques et le roman national. Pour comprendre, il suffit de se plonger de nouveau dans la soirée du 23 janvier 1962 qui a coûté le poste d'Émile Pelletier, ancien ministre de l’Intérieur de Charles de Gaulle et qui était alors ministre d’État du prince Rainier. Le dossier brûlant a pour décor la crise franco-monégasque provoquée par la décision du boss de la Principauté de dessiner un paradis fiscal à Monaco pour attirer des citoyens français désireux de passer l’éponge sur leurs impôts. C’est à cette période que Lucien Neuwirth, alors député de la Loire, va écrire au ministre de l’Éducation, Pierre Sudreau, pour lui demander si « l’équipe monégasque de football sera maintenue dans la nomenclature des équipes françaises » . Oui, à cet instant, le député cherchait surtout à sauver la tête de Saint-Étienne, relégué en D2, dont il est alors maire-adjoint, mais il n’est pas question de se séparer de l’ASM.


Les snipers, eux, se sont révéillés au début des années 2000 lorsque Monaco faisait rêver la Ligue 1 et s’offrait une finale de C1 devant l’OL et l’OM. Qui portaient les armes ? Christophe Bouchet, Gervais Martel et Jean-Michel Aulas. C’est là que la guerre morale du président lyonnais a commencé, lorsque Bouchet, alors président de l’OM, couinait devant ce club qui « prend une place européenne aux clubs français » . Les conneries commencent, on s’amuse à dire qu’on termine deuxième quand on se plante juste derrière un Monaco dauphin du grand Lyon, parce que « Monaco n’a rien à faire dans le championnat français » . La question fiscale devient un véritable enjeu.


Alors, quand l’ASM est revenue en Ligue 1 à l’été 2013 avec ses gros sous et ses gros noms, Rousselot a hurlé par « souci d’équité » , alors qu’Aulas frappe contre les « avantages dépassés » . Pourquoi ? Car la LFP a décidé quelques mois plus tôt que chaque club du championnat professionnel français sera obligé de siéger sur le territoire à partir de juin 2014. Monaco doit donc se barrer du paradis. Mais pourquoi maintenant ? Car Dimitry Rybolovlev et Jean-Michel Aulas. Le président de l’OL s’est fait tout seul, a construit son club pour en faire une machine qui engendre des profits – 9,8 millions d’euros lors du dernier exercice après six ans à se serrer la ceinture – et ne supporte pas l’argent roi. Bon, ça, c’est pour la façade, mais comme Aulas veut être partout à la fois, il cogne. Il boxe contre le Qatar et fête son « titre de champion de France » à lui, décroché en mai dernier après avoir démoli Monaco (6-1).

De la contestation à l’admiration


Sauf que tout a maintenant changé, que Monaco s’est solidifié par le haut là où l’OL a stagné, voire régressé en seulement quelques mois. Aujourd’hui, Aulas a rangé ses gants, car il se sait inférieur. Pire : « Je pense que dimanche, on n’aura pas de certitudes, mais on sera pétri de trouille, excusez-moi du terme. Et je pense que c’est aussi le cas pour les joueurs, car l’ambition reste intacte. » À savoir exister enfin dans la durée après un début de saison compliqué et une élimination qui fait tache en Coupe de la Ligue cette semaine contre Guingamp. En ce moment, l’ASM dévore tout ce qu’elle trouve et ne laisse aucune miette. Et c’est peut-être ce qui agace le plus Jean-Michel Aulas : voir Monaco réussir avec des gosses géniaux là où les siens peinent à confirmer ; voir la cellule de recrutement monégasque flairer les bons coups là où la sienne essuie de nombreux déchets, et voir un entraîneur étranger triompher là où il n’avait pas réussi à draguer Favre ou André Villas-Boas par le passé. Pour rivaliser, il faut les armes, et Lyon ne les a plus. Voilà pourquoi Jean-Michel Aulas a cessé de fracasser l’ASM malgré ses convictions et qu’il est passé de la contestation à l’admiration. Posture noble.



Par Maxime Brigand
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