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Le modèle Aubameyang

Mis de côté mercredi dernier en Ligue des champions après un voyage à Milan, Pierre-Emerick Aubameyang est revenu sur la feuille de match de Thomas Tuchel par un quadruplé samedi lors du succès de Dortmund à Hambourg. Comme la dernière preuve que le BvB est passé maître dans l’art de la gestion humaine.

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C’est peut-être lors de ces heures-là que l’histoire de Thomas Tuchel a basculé. Tout simplement, sur une rencontre, une parmi d’autres qui ont eu lieu lors du voyage initiatique de l’entraîneur allemand entre mai 2014 et juin 2015. À cette période, l’homme est déjà une fracture dans le paysage du football de son pays et sort alors de cinq ans de succès fondateurs à Mayence où, déjà, il avait pris la suite de Jürgen Klopp en faisant du Klopp, en mieux. L’approche du foot par Tuchel est révolutionnaire, car elle bouscule les codes et les idées. Lui aime se définir comme « une sorte de romantique du football » et a changé une chose principale par rapport à son prédecesseur : l’entraîneur n’est plus la star, ses gestes ne sont plus décortiqués, ils ne fascinent pas, mais le collectif est roi. Tuchel est comme ça, et ses méthodes n’ont fait que se bonifier au fil des années. Grâce notamment à un homme : le professeur Wolfgang Schöllhorn, un théoricien du sport dont les préceptes ont notamment inspiré Paco Seirul-lo, le mentor de Pep Guardiola. Sa vision veut que le succès d’un groupe ne se tire pas de la répétition des gestes à l’entraînement. C’est ce qu’a installé Thomas Tuchel à son arrivée au Borussia Dortmund fin juin 2015 pour les succès qu’on lui connaît. L’homme essore ses hommes comme peu le font et les use mentalement à l’entraînement. L’idée est de rendre ensuite le match simple, mais aussi de développer en ses joueurs une confiance de tous les instants. Et voilà comment Tuchel est devenu une figure intouchable à Dortmund en l’espace de quelque 70 matchs dirigés depuis son arrivée, avec comme symbole fort l’explosion définitive d’un homme : Pierre-Emerick Aubameyang, son meilleur buteur l’an passé avec vingt-cinq buts claqués en trente et une titularisations en Bundesliga, plus sa dizaine en Europe. Massif.

La cohérence et la balle dans le pied


L’histoire d’Aubameyang à Dortmund a été enclenchée par Klopp et il raconte souvent que « s'il joue comme ça en tant que buteur aujourd’hui, c’est grâce à lui » . Tuchel, lui, a fait évoluer le jeu de l’attaquant gabonais et l’a rendu plus efficace. Klopp et Tuchel se complètent, tout le monde le sait et le cas d’Aubameyang permet de le poser définitivement. Mais voilà, la semaine dernière a été marquée par un nouveau rebondissement dans la carrière d’un joueur qui n’a jamais caché certaines négociations avec d’autres clubs – le PSG, City, plus son rêve public de jouer un jour pour le Real – et dont l’image médiatique n’est plus à faire. La nuit est alors tombée sur le Signal-Iduna Park de Dortmund, le BvB se prépare à cogner difficilement le Sporting (1-0) pour la quatrième journée de la phase de poules de C1. Le buteur ? Adrián Ramos, la doublure d’Aubameyang qui, lui, est déguisé en Inspecteur Gadget en tribune. PEA se marre alors que, quelques heures plus tôt, sa situation était réglée en interne par une suspension temporaire. Tuchel sait qu’en faisant cela, il se prive de son meilleur buteur et se tire une balle dans le pied, mais le coach du Borussia, appuyé par son directeur sportif, Michael Zorc, avance la notion de « cohérence » . Voilà comment un club peut éteindre une braise en interne, dans le silence et avec autorité. La raison de l’absence d’Aubameyang est simple : il s’est rendu lundi soir à Milan pour un événement de mode sans l’autorisation de son club, il est arrivé mardi matin en retard à l’entraînement et aurait également dégainé son portable pendant une causerie. Le boss a parlé. Aubameyang aussi.

Le modèle de gestion de cas


Car comme prévu, Tuchel ne pouvait pas se passer plus de son buteur et ça ne servait à rien. Alors il l’a aligné samedi à Hambourg où le Volksparkstadion s’est régalé devant les pitreries défensives du HSV et celles d’un René Adler défoncé. Résultat : Aubam’ a claqué quatre buts en quarante-huit minutes, a offert une passe décisive à son protégé Dembélé et a même fait des câlins à tout le monde, et à Tuchel en priorité. Pour fermer des gueules, il n’y a pas vraiment plus efficace. Et le BvB a donc offert avec le sourire un modèle de gestion sportive en quelques jours, tout en revenant à six points d’un Bayern accroché à domicile par Hoffenheim (1-1), à une semaine des retrouvailles entre les deux poids lourds. Tuchel s’en était déjà assuré avant le déplacement à Hambourg qui s’est bouclé sur un succès orgasmique (5-2) : « Il est passé complètement à autre chose, parce qu’il sait que le problème est terminé. Dans toute relation humaine, on doit savoir accepter qu’il y ait des critiques. C’est la raison pour laquelle ce problème a été oublié au plus tard au moment du coup de sifflet final contre Lisbonne.   » Au point qu’après la rencontre de samedi, le coach du BvB en a rajouté une couche, expliquant qu’il « serait grave de ne pas être surpris par un quadruplé. (...) Après, il a toujours été clair, y compris mardi et mercredi, que l’on ne pourrait pas atteindre nos objectifs sans Aubameyang.   » De l’art de la gestion de cas.



Par Maxime Brigand
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