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Le miracle Chicharito

Relégué au bout du banc toute la saison durant, Javier Hernández est sorti du bois au meilleur des moments. Buteur salvateur face à l'Atlético de Madrid, le Mexicain se sait chéri par le Bernabéu et en position de force pour rempiler au Real. Un retournement de situation en forme de miracle.

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Plus de deux heures après le coup de sifflet final, Javier Hernández se promène encore entre les micros des radios et les dictaphones des gratte-papier. Dans la zone mixte du Santiago-Bernabéu ne reste plus que quelques gardes de sécurité et la promesse d'une fermeture prochaine de l'antre madridista. Même le chef de presse du Real Madrid, épuisé par une soirée éprouvante pour les nerfs, le presse. Son sourire, encore inconnu il y a quelques heures, souhaite profiter encore quelques instants de cette nouvelle gloire. « Je sens encore l'émotion, répète-t-il d'un journaliste à l'autre. L'émotion de tout ce que signifie ce but et de ce qu'il signifie dans cette saison. Il représente la patience dont j'ai dû faire preuve et le travail que j'ai accompli pour être prêt quand l'opportunité arriverait. Grâce à Dieu, elle est arrivée. » Avant cela, les aficionados merengues ont attendu 87 minutes de souffrance et d'épuisement. Enfin, sur une incursion de Cristiano Ronaldo dans la surface, le Mexicain tacle un cuir qui s'en va faire trembler les filets de Ian Oblak. En soi, le symbole du miracle du Petit Pois.

« Parfois, tu dois danser avec la plus moche »


Le nom de Tomas Balcazar raisonne comme celui d'un illustre anonyme sur le Vieux Continent. Ancienne gloire des Chivas de Guadalajara, pointe aux onze capes avec El Tri, il a offert au football mexicain une glorieuse descendance. Le dernier de la lignée, son petit-fils, répète cinquante ans plus tard les mêmes recettes sur le pré. « J'ai grandi dans une famille de footballeurs. Je respire le football depuis que je suis né, grâce à mon père et mon grand-père. Ils m'ont enseigné tout ce qu'il y a sur et en dehors du rectangle vert. Tous les plus que tu peux acquérir et tous les moins qui se présentent à toi si tu arrêtes de travailler » , raconte ledit Chicharito suite à son exploit du derby madrileño. Entre une litanie de buts dans sa jeunesse aux Chivas et l'appel du grand large, il cède aux sirènes de Manchester United en 2010. Présenté par Sir Alex Ferguson tel « le nouveau Solskjær » , il ne quitte jamais ce statut de super-sub. Une image d'éternel remplaçant qui le pousse à migrer, l'été dernier, suite aux nombreuses arrivées offensives chez les Red Devils. Pourtant, à Madrid, un destin similaire l'attend.

« Je viens aider et profiter de n'importe quelle opportunité que l'on me donne, clame-t-il dès sa présentation. Je ne veux pas être conformiste, la perfection n'existe pas, mais il faut la chercher. Quand je suis arrivé en Angleterre, ils ont douté de moi parce que je n'étais pas le plus grand ni le plus fort. Je viens ici pour apprendre et pour m'adapter le plus vite possible. » Second couteau derrière les indéboulonnables de la BBC, Javier Hernández prend son mal en patience et tarde à s'adapter. Il profite des rares minutes de jeu qui lui sont offertes, comme face au Deportivo La Corogne lorsqu'il s'offre, d'une superbe reprise, l'un des golazos de cet exercice domestique. Sans une plainte, il assiste de la guérite aux récitals ou aux galères de ses comparses. Au début du mois d'avril, ses lignes de statistiques sont faméliques : 590 minutes jouées pour quatre petites réalisations. Philosophe à ses heures perdues, il résume sa situation d'une métaphore dansante : « Parfois, tu dois danser avec la plus moche, et parfois avec la plus belle. On me l'a enseigné depuis que j'ai débuté » .

« Je me suis marié avec cette profession »


Cette « plus belle » , femme ou situation, apparaît au moment le plus problématique pour le Real Madrid. Toujours en course en Liga, en plein milieu d'un quart de finale usant face aux voisins colchoneros, Benzema et Bale se blessent. Sans ses deux B, Carlo Ancelotti fait alors appel à un second C : « Il a bien joué les matchs dans lesquels je l'ai mis et il est dans une très bonne condition psychologique » . Pieux de par son éducation, religieux de par ses convictions, Javier Hernández ne doute pas le moins du monde alors que la nébuleuse du madridismo souffre de vertiges. « Je me suis marié avec cette profession, je lui dédie tout. Je suis le plus fidèle pour pouvoir tout lui donner et ainsi réaliser mes rêves. Ensuite, Dieu sait le chemin que chacun doit prendre » , prêche-t-il. Sorti sous les ovations, la pointe mexicaine se sait en position de force pour prolonger son bail au Santiago-Bernabéu : «  Le futur ne dépend pas que de moi, il faut vivre du présent. Et pour l'instant, je profite comme jamais je n'ai profité. Et quoi de meilleur que ce glorieux stade et la meilleure équipe du monde pour profiter » . Il n'est plus à un miracle près.


Par Robin Delorme, à Madrid
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