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Le Milan négocie-t-il son âme avec le Diable ?

Alors que Silvio Berlusconi et la société Fininvest s'apprêtent à vendre 48 % des parts du Milan AC au Thaïlandais Bee Taechaubol, de plus en plus de doutes émergent sur l'affaire. Au point qu'une rupture des négociations soit désormais évoquée à quelques mètres de la ligne d'arrivée.

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Dimanche prochain, le Milan AC affrontera l'Inter Milan, pour un derby très attendu après les importants investissements réalisés par les deux clubs milanais lors du dernier mercato. Toutefois, la tribune présidentielle du stadio San Siro n'accueillera pas un certain invité de marque. Il était pourtant attendu - avec sa famille - aux côtés de Silvio Berlusconi. Ce devait même être une scène symbolique marquant un changement de direction historique pour le Milan AC. Presque une présentation aux tifosi rossoneri et le signal d'un retour aux affaires. Les vraies. Mais il ne sera pas là. Lui, c'est bien évidemment Bee Taechaubol qui doit - ou devait ? - officiellement racheter 48 % des parts du Milan avant le 30 septembre prochain. Seulement, après des mois de négociations et alors que l'étape finale se rapproche à grands pas, les rapports entre le Cavaliere et l'homme d'affaires thaïlandais se seraient tendus. Au point de faire tout capoter ? Il faudra attendre la fin du mois, et une visite annoncée du fameux Mister Bee lors de la dernière semaine de septembre, pour le savoir. Retour sur un été de négociations en sous-main.

Négociation exclusive


Début juin, tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Malgré des comptes dans le rouge foncé (-91 millions d'euros, la saison dernière) et des résultats sportifs catastrophiques, M. Bee, ainsi que d'autres investisseurs anonymes, sont prêts à racheter une part minoritaire du Milan AC pour un prix exorbitant d'environ 500 millions d'euros. Une offre largement au-dessus des estimations des experts, puisque le magazine économique américain Forbes n'estimait, en mai dernier, la valeur – totale ! - du club lombard « qu'à » 682 millions d'euros. Qu'importe, le 5 juin, un contrat de négociation exclusive pour 8 semaines est bel et bien signé entre Fininvest (la société qui détient le Milan) et M. Bee, qui se presse alors d'appuyer sa force économique dans les colonnes de la Repubblica : « Je suis soutenu par des banques fortes : l'ADS d'Abu Dhabi et la CITIC en Chine. Il n'y aura jamais de problèmes économiques. Ma richesse et celle de ma famille sont indiscutables. Ma mère a été reconnue comme la femme la plus riche d'Australie. » Ce qui n'est pas vrai, même si elle figure bien dans la liste des 200 personnes les plus riches d'Australie établie par la Business Review Weekly (BRW). Quant à Berlusconi, il se satisfait du déroulement des négociations : « L'important était de conserver la majorité du club. J'ai toujours dit à mes enfants que seulement deux choses ne seront jamais vendues : la maison d'Arcore et le Milan. » Le Cavaliere comme on l'aime.

Compromis de vente


Environ deux mois de négociation débutent alors, tandis que le Milan accumule dans le même temps les échecs (Ancelotti, Kondogbia, Jackson Martínez, Ibrahimović) sur le mercato. Les rencontres se multiplient à Arcore, et un compromis de vente est finalement signé le 2 août, après une dernière réunion en Sardaigne dans la luxueuse Villa Certosa. L'administrateur délégué de la Fininvest, Pasquale Cannatelli, et M. Bee s'entendent ainsi - avec l'approbation de Berlusconi évidemment - sur un accord à hauteur de 480 millions d'euros pour 48% des parts du club, et fixent au 30 septembre la date limite pour entériner définitivement la vente. Des détails jugés marginaux restent alors à définir et la Fininvest décide de ne publier aucun communiqué jusqu'à la conclusion de l'affaire. Tout juste doit-on se contenter de certaines infos qui filtrent au sujet du futur organigramme. Ainsi Fininvest conserverait la majorité au conseil d'administration avec 7 sièges contre 5 au groupe de M. Bee, qui deviendrait vice-président du club. Silvio Berlusconi resterait, lui, président et un troisième administrateur délégué serait ajouté, aux côtés de Barbara Berlusconi et Adriano Galliani, pour s'occuper du marché asiatique. Aussi, il filtre qu'aucune pénalité n'a été inscrite sur le compromis de vente, en cas de retard de paiement par exemple.

La bourse s'effondre, la vente aussi ?


Une clause que Silvio Berlusconi et la Fininvest préféreraient sans doute avoir insérée. Car un événement pourrait bien avoir tout changé. Depuis juin, la Bourse chinoise chute effectivement inlassablement, entraînant dans son sillage les autres bourses asiatiques, avec même une journée de panique le lundi 21 août. Or, M. Bee comptait sur une introduction en bourse du Milan pour faire exploser sa valeur et ses revenus. Selon Il Sole 24 Ore, il avait ainsi été prévu de céder 25% des parts du Milan (12,5% de Berlusconi et 12,5% de Bee) sur le marché de Hong-Kong dans les quatre années à venir. Mais les conditions actuelles du marché empêcheraient l'opération. Aussi, une enquête de l'hebdomadaire L'Espresso est venue grossir les doutes sur l'origine déjà douteuse des fonds de M. Bee. En effet, parmi les conseillers du Thaïlandais, la trace de trois vieilles connaissances de la Fininvest a été retrouvée. Il s'agit de Gerardo Segat, Paolo Di Filippo et Andrea Baroni qui, tous trois, travaillaient auparavant - il y a une vingtaine d'années - pour l'ancienne société londonienne Edsaco, chargée d'administrer des comptes bancaires secrets de sociétés comme la Fininvest. Une activité qui a justement conduit Berlusconi à une condamnation pour fraude fiscale en 2013, et à être déchu de son statut de parlementaire. Les rumeurs au sujet de la vente du Milan ont ainsi été relancées, l'Espresso n'hésitant pas à parler d' « une opération destinée à exfiltrer des fonds de l'étranger » . D'où une offre bien au-dessus des estimations du marché.

Entre rumeurs et vérités


Depuis, le porte-parole de la Fininvest a répliqué très sèchement aux accusations de l'Espresso : « La ration d'ordures publiée par l'Espresso, qui s'en remet à des coïncidences risibles pour lancer des insinuations aussi infamantes qu'infondées, ne mérite même pas d'être commentée. Nos avocats s'en occuperont. » Mais l'opacité de l'affaire ne peut que renforcer les doutes. D'autant plus qu'on ne connaît toujours pas l'identité des personnes supposées investir avec M. Bee dans l'achat du Milan. Aussi, de nombreux désaccords auraient donc émergé entre Berlusconi et Taechaubol. Notamment sur le mercato et la mise à l'écart de Nelio Lucas, introduit au départ comme le conseiller personnel du Thaïlandais en la matière. Ce qui peut possiblement être une explication de la fin de mercato plus modeste des Rossoneri. Sans parler de la certitude que M. Bee n'a toujours pas versé le moindre centime au Milan, pour le moment. Le Diavolo doit en tout cas prier pour que ce ne soit que temporaire.

Par Eric Marinelli
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