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  2. // 4ème journée

Le Milan au révélateur Lazio

Annoncé dévastateur, le club de Berlusconi peine à démarrer sa saison. Autant dire que son déplacement ce soir en match avancé au Stade Olympique de Rome pour y affronter une Lazio en pleine bourre n'arrange pas ses affaires.

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Une défaite à la Samp, une victoire face à Bologne, et encore un autre succès ce week-end, à l'extérieur cette fois, sur le terrain de la Fiorentina. Cela ne s'appelle pas forcément un départ de championnat en forme de boulet de canon, mais à Rome, ça suffit pour s'emballer. Et voilà donc la Lazio qui crâne avec six points en trois matchs. D'autant plus joyeusement que la Roma galère dans le même temps avec des défaites, des nuls et des polémiques en série. Et d'autant plus sereinement que si Mauro Zarate, leur joyau des deux dernières saisons, peine à retrouver son niveau, les Biancocelesti s'en foutent: ils se sont trouvé un nouveau héros en la personne d'Hernanes. Surnommé ”le Prophète”, le milieu de terrain brésilien arrivé cet été de Sao Paulo s'est mis tout le monde dans la poche en deux temps, trois mouvements. Et en premier lieu son entraîneur Eddy Reja, puisqu'avant de reprendre la maison laissée vacante par Kolarov, parti faire du pognon à Manchester City, Hernanes a habité dans le même hôtel que son coach, à deux doigts du Stade Olympique. « Je ne veux pas être un parmi d'autres, mais marquer l'histoire du club » , annonce l'ambitieux. C'est plutôt bien parti.



Ce soir, c'est un grand test qui attend la Lazio : le Milan AC arrive en ville. Le Milan AC, c'est cette équipe que tout le monde annonçait déclinante, et qui s'est retrouvée présentée comme la plus grande menace offensive d'Europe après que Silvio Berlusconi a choisi de s'offrir Zlatan Ibrahimovic et Robinho en deux jours. Lesquels viennent donc s'ajouter à Ronaldinho et Pato. Pourtant, “les quatre fantastiques”, comme la presse les a tout de suite surnommés, peinent pour l'instant à démarrer. Pour dire la vérité, ils ne sont même pas encore partis. Alors que le Milan pré-Zlatan et Robinho avait balayé Lecce 4-0 en ouverture de la saison, la nouvelle version du club rossonero fait du surplace : une défaite à Cesena, puis un nul face à Catane. C'est glurps, et ça pourrait continuer à s'abîmer, si l'on s'en tient à la mauvaise humeur de Zlatan, qui s'est chopé cette semaine avec Arrigo Sacchi, un homme qu'on n'écorne pas comme ça de l'autre côté des Alpes. Irrité d'être critiqué par l'ancien entraîneur du Milan, le Suédois l'a bâché en direct à la TV en milieu de semaine, l'accusant de « jalousie » . Ce à quoi Sacchi a répondu qu'Ibrahimovic ferait mieux de s'acheter « une éducation » . Prochaine étape, une baston à l'entraînement ?



C'est sans doute ce que doit craindre Massimiliano Allegri. Désigné meilleur entraîneur d'Italie l'an dernier pour ses miracles effectués à la tête de Cagliari, le nouveau coach du Milan AC, qui est le premier depuis Fatih Terim en 2001 à ne pas sortir du sérail rossonero, a l'air de marcher sur des œufs depuis le début de la saison. Comme son prédécesseur Leonardo l'an passé, Allegri ne devra pas seulement se contenter de faire du bon boulot d'entraîneur pour réussir au Milan. Il devra aussi gérer son encombrant employeur, et ses stars capricieuses. Pour l'instant, Allegri a simplement avoué que Berlusconi lui faisait parfois « sauter un repas pour parler football » . Si le chef se met à faire l'équipe et donne les pleins pouvoirs à ses otaries, on ne donne pas cher des “quatre fantastiques”. Et surtout pas à Rome.



Stéphane Monteverdi

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