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  2. // Milan/Barcelone (2-0)
  3. // Billet d’humeur

Le Milan AC ne meurt jamais !

Avec une équipe un peu dégueulasse sur le papier, un peu besogneuse dans le jeu, un peu talentueuse mais pas trop, le Milan AC a roulé sur le grand Barça. Il reste un match retour, certes, mais quelque part, l’exploit est déjà accompli.

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Milan l’a fait. Personne n’y croyait. Et pourtant, le score est là, sous les yeux de tous. Les plus optimistes auraient imaginé un Barça dominateur, un Milan qui subit et qui marque un but tout moche, en contre-attaque. Mais non. Milan a réalisé un match quasiment parfait, a été tactiquement irréprochable, s’est créé des occasions, n’en a concédé aucune, a marqué des buts. Bref, le match idéal, où Milan n’a jamais vraiment semblé en difficulté. Mais alors, que s’est-il passé ? Comment une équipe que tout le monde considérait comme nulle a-t-elle pu marcher sur la plus grande équipe du monde ? Simplement un soir de grâce ? Simplement un soir où le Barça n’était pas dans son assiette ? Peut-être. N’empêche que la statistique ne peut pas simplement être une coïncidence : lors de ses 90 derniers matchs de Ligue des champions, le Barça n’a perdu que deux fois par deux buts d’écart. On vous le donne en mille : une fois à San Siro contre l’Inter (3-1), une fois à San Siro contre le Milan AC (2-0). Évidemment, l’euphorie du succès milanais peut pousser à tous les excès, à dire que le jeu du Barça n’est pas efficace, que Messi n’est capable de rien face à une défense organisée. Exagération, bien sûr. Le Barça n’a pas gagné trois Ligues des champions en sept ans pour rien. Messi n’a pas remporté quatre fois le Ballon d’or pour rien. Mais cette équipe a aussi ses limites. La preuve hier soir.

Des passes, des passes, encore des passes

Le plus fou, c’est peut-être de voir la gueule de cette équipe milanaise au coup d’envoi. Constant et El Shaarawy, avec leurs coupes de cheveux folles, les joueurs décriés, comme Zapata ou Muntari, les éléments en méforme, comme Boateng, ou les vieux qui semblent jouer depuis 1000 ans, comme Abbiati ou Ambrosini. Bref, sur le papier, on n’est pas si loin d’un vulgaire club de Ligue 1, ou d’un club de moitié de tableau en Premier League. Oui, en 2010, l’Inter de Mourinho, celle qui avait sorti le Barça de Guardiola, avait une toute autre envergure, avec ses Sneijder, Milito et Eto’o. Là, Allegri n’avait pas à disposition de telles stars, de tels joueurs en mesure de faire la différence à eux seuls. Et pourtant, il est parvenu à créer une alchimie parfaite entre ses joueurs, une union sacrée qui a fait disparaître toutes les faiblesses individuelles de chacun, pour faire naître une force commune. Une force commune capable de battre la meilleure équipe du monde, donc. Ce qui surprend, dans cette victoire, ce n’est pas le score. C’est la manière. Perdre 2-0, cela arrive. Même s'il faut signaler que le Barça n’avait plus perdu par deux buts d’écart depuis le 19 janvier 2011, et un revers 3-1 en Coupe du Roi contre le Bétis Séville (avec une équipe-bis).

Non, la manière dont s’est matérialisée cette défaite catalane est dingue. Dès les premiers ballons, on a vu que Milan allait courir, mettre du pressing, se battre, se porter très rapidement vers l’avant. Mais de là à penser que cela allait durer pendant 90 minutes… Le Barça, très rapidement dans cette rencontre, est parvenu à imposer son jeu. Des passes, des passes, des passes, encore des passes. Tiens, un centre de Jordi Alba, une fois. Pour personne. Allegri avait prévu le coup, et avait ordonné aux siens de ne pas laisser les joueurs catalans pénétrer dans la surface. Ordre reçu cinq sur cinq. À chaque fois qu’un Barcelonais a tenté de pénétrer ou de dribbler, il s’est retrouvé avec trois Milanais sur le dos, et a dû renoncer. Dans ce genre de situation, une équipe « normale » aurait tenté sa chance de loin. Ce n’est pas dans la mentalité du Barça. En 90 minutes, les Catalans ont frappé deux fois au but en dehors de la surface (Xavi et Iniesta). Le reste du temps ? Des passes, des passes, des passes… Mais un cruel manque de vitesse et d’idées, ce qui a toujours permis aux Milanais de se repositionner. Et de repartir rapidement vers l’avant, en quelques passes, en utilisant la vista de Montolivo ou Boateng, et la vitesse d’El Shaarawy. Or, un Milan en place est un Milan qui sait se sublimer. Surtout lorsque retentit l’hymne de la Ligue des champions.

Muntari au fond des filets, Messi au-dessus

C’est aussi ça qui est dingue avec le Milan AC. Ce club est grand parce qu’il sait répondre présent dans les grands rendez-vous. Le début de saison avait été catastrophique. Milan perdait match sur match, et Allegri s’est retrouvé au bord du ravin. Sans les buts providentiels d’El Shaarawy, il aurait sauté, c’est évident. Puis est arrivé le match face à la Juventus. Le premier de la classe. Et là, miracle, ô miracle, Milan de ses cendres renaquit tel le phénix, pour faire dans la formule pompeuse. Un match joué avec le couteau entre les dents, un but sur pénalty (imaginaire) et une victoire méritée, tant la Juve, sur ce match, n’a pas existé. Ce succès a été le point de départ de la remontée milanaise, qui a gravi les marches du classement, passant de la 15e à la 3e place en l’espace de trois mois. Arrive alors le grand Barça à San Siro, et les Rossoneri rééditent l’exploit. Du cœur, de l’envie, de l’abnégation et une organisation tactique sans faille : voilà comment Milan est venu à bout de l’ogre catalan, qui a désormais un genou à terre. Et forcément, dans ce genre de rendez-vous, les joueurs les plus modestes se sentent pousser des ailes. Muntari, par exemple, a été irregardable pendant toute la rencontre, mais son geste sur le deuxième but est un geste d’avant-centre pur, parfait. Probablement que si le Ghanéen avait reçu le même ballon lors d’un match de championnat contre Pescara, il l’aurait envoyé dans les tribunes.

À l’inverse, probablement que Messi, lors d’un match de championnat contre le Rayo Getafe, n’aurait pas envoyé son coup franc à 20 mètres au-dessus des cages d’Abbiati, mais en pleine lucarne. Le meilleur joueur du monde n’a jamais marqué contre un club italien sur action de jeu, en neuf confrontations. Certainement une coïncidence. Ou peut-être pas. Peut-être que les clubs italiens (et les entraîneurs italiens, n’est-ce pas Di Matteo ?) ont dans leur ADN et leurs gênes les clefs tactiques pour faire chuter, sur un match à élimination directe, cette équipe quasi-imprenable sur le long terme. Peut-être aussi qu’au match retour, le Barça va se déchaîner, claquer une manita et mettre tout le monde d’accord. Cela n’enlèvera rien au fait qu’hier soir, Milan a réalisé quelque chose de fort, puisqu’il a d’ores et déjà fait mieux que le Milan de l’an dernier. Et ça, c’est une sacrée revanche pour Allegri, mais surtout pour ses joueurs rossoneri, eux qui ont reçu tant de critiques depuis le début de la saison, juste parce qu’ils ne s’appelaient pas Thiago Silva, Ibrahimović, Nesta, Gattuso ou Seedorf.

Eric Maggiori
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Milan aurait du en mettre un troisième hier , ça n'aurait pas été de trop!!

En espérant que le Milan parvienne a marquer un but au nou camp pour un match retour de fou......
Enfin attention... l'année derniere on pensait que le 4-0 a domicile allait passer tranquille et ils ont pris une dance à L'emirates !!!
La c'est pas Arsenal c'est la BArca....
Faut qu'ils se mefient et reste concentré car ca va etre violent au Camp Nou
Note : 2
Comme vous dîtes, il reste un match retour. Je sais que c'est tentant mais tirer des conclusions après un match aller c'est dangereux. Imaginez le PSG trébuche face à Valence ou le Barca colle une manita au Milan au match retour, ça la foutrait très mal pour beaucoup de monde.
benbecker
Je savais pas que Trézegoool jouait au Milan
Putain* les cinq minutes après le deuxième but c'était la folie, Milan qui enchaîne des passes au milieu de terrain et le stade qui est en feu! Au début je me suis dit, merde posez le jeu faîtes pas les cons et puis je me suis enflammé aussi. Olééé Olééé ^^
SoAforever Niveau : DHR
Les gars lisez jusqu'au bout, il parle du match d'hier, pas de la qualif sure et certaine du milan....
Pascal Pierre Niveau : Loisir
L'exploit sera de se qualifier. Et autant un 2-0 chez soi est généralement un balottage très faborable normalement, mais face à Barcelone, au Camp Nou, il faudra que Milan soit encore plus rigoureux, solidaire face à une équipe catalane qui ne reproduira pas toutes ces erreurs...
Ca sent le très bon match tout ça mine de rien !
ray_mulligan Niveau : CFA2
Hier soir j'ai reçu une alerte SMS qui semblait anodine : Milan - Barcelone : 2-0. J'ai bandé* !
FCB Stern des Südens Niveau : Ligue 2
Je trouve cette ligue des champion cette année encore plus agréable que d'habitude avec des suprises relatives et des matchs très disputés. Suis-je le seul?
Dandyludique Niveau : DHR
On annonce Allegri sur le banc du PSG à partir de juin prochain
C'est qu'il remplit les critères le bougre, italien, sous contrat au Milan AC,
plus fort que le plus fort du monde. Nasser dit OUI!
Lebowski-The BIG one- Niveau : DHR
Le calcio ne meurt jamais!
nononoway Niveau : CFA
C'est assez bien résumé et posé.

But litigieux mais victoire méritée, quelle stérilité dans le jeu du FCB, c'était vraiment navrant. Pointer du doigt un joueur (au hasard, Messi) est ridicule, comme décrit, aux 25 mètres, un joueur catalan était systématiquement entouré de 3 défenseurs, eux-mêmes entourés d'autres défenseurs.

En ajoutant un arbitre qui n'allait clairement pas accepter les techniques de plongeon du FCB (cf. la jaune de Busquets), ils avaient compris qu'il était inutile d'aller chercher le peno, l'arbitre aurait laissé jouer, contre-attaque, goal.

Je suis déçu car je ne sais même pas après ce match à quoi ressemble le niveau du Milan.
Le 11 Fifa de l'année n'est pas loin de regarder les 1/4 de Champion's League à la Télé!
Il y aurait donc des bons joueurs de foot ailleurs qu'en Liga???
Note : 4
Mais même si manita, même si le Barça passe au deuxième match mais comment je m'en fous. Hier, j'ai revu le Milan que j'aime. Le Milan de C1, le grand Milan.

On aura beau dire que Barcelone est passé à côté, Milan a sorti LE match parfait contre ce genre de jeu. J'ai encore du mal à croire ce qu'il s'est passé hier.

Pour le retour, je ne pense pas au syndrome La Corogne et au retour contre Arsenal qui a failli virer au drame. Là, c'est différent. Là, on sait qu'on est pas qualifié du tout et que seulement la moitié du travail a été faite. En même temps, il suffirait d'un but là-bas...

Bref, ça ne sert à rien de parler, qui vivra verra. Mais quoiqu'il en soit, j'ai une demi-molle depuis hier soir et ça fait mal dans le pantalon. Quel pied !

Et arrive le championnat...
Cette équipe de Milan fait penser à l'équipe Z ...

En tout cas bien content du score d'hier et la prestation des rossoneri.

Par contre, personne n'a trouvé le barça un poil suffisant ?
MaxChampagne Niveau : DHR
SO FOOT développe chez moi un strabisme...
Comment lire un "Magiorri" tout en reluquant les petites culottes par-ci par-là
leopold-saroyan Niveau : Ligue 1
Note : 2
C'est fou comme cela rappelle le réalisme allemand et italien dans les années 80 !
Je me souviens c'était terrible à vivre, tu dominait l'adversaire et sur 2/3 occas' BOUM ! il te poignardait propre, net, sans bavures !
Mister Sandman Niveau : DHR
J'ai trouvé Milan admirable hier soir. L'organisation collective c'était un régal. Les anticipations de Mexes, Ambrosini, Constant, le jeu dos au but de Pazzini, et le deuxième but magnifique. Messi a été complètement bouffé par le milieu et la défense de Milan. Sans exagérer, je crois qu'il a perdu 90% de ses ballons. Et c'est pas la première fois qu'on le voit en grande difficulté dans un match européen. C'est ce genre de match qui oblige à relativiser ses performances le reste de l'année. Sans rien enlever au talent évident du mec, il semble clair que s'il jouait dans un championnat au niveau homogène, il ne marquerait pas 150 buts par saison. L'exemple de Ronaldo illustre parfaitement ce raisonnement. En 2009 il fait une année hallucinante en Angleterre, puis il arrive au Real et là il met 2 fois plus de buts dès sa première saison. Il y a un problème quelque part.
Note : 4
Message posté par Nour
Cette équipe de Milan fait penser à l'équipe Z ...

En tout cas bien content du score d'hier et la prestation des rossoneri.

Par contre, personne n'a trouvé le barça un poil suffisant ?


Complètement suffisants, à la pause ils semblaient sereins et contents d'avoir tenu le ballon devant des Milanais devant leur défense pendant une bonne partie de la première moitié du match. Seulement ils ont déjoué et ont mordu la poussière quand Milan a imposé le jeu lorsqu'ils récupéraient la balle. Les Milanais ont pris beaucoup de risques, même à 1-0 ils ont continué à aller de l'avant et à se procurer des occasions. C'est rigolo, mais on a presque eu l'impression que Barcelone avait peur de jouer. Le Milan, non et ça fait toute la différence!
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