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Le Milan AC à l'apéro romain

Quatre jours avant d'aller défier le Barça en quart de finale aller de Ligue des Champions, le Milan AC doit assurer une sacrée parenthèse en Serie A, contre l'AS Roma de Luis Enrique. Un match à ne pas sous-estimer, car la Juve est à l’affut.

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Difficile de se concentrer sur le championnat... Un problème de riches. Il y a trois jours, le Milan AC se faisait sortir de la Coupe d’Italie au terme d’une double-confrontation épique avec la Juventus. A peine le temps de digérer, et voilà que dans quatre jours, les rossoneri devront défier le Barça, en match aller des quarts de finale de la Ligue des Champions. Un match importantissime, qui va certainement nécessiter la plus grosse prestation de la saison. Manque de bol. Pour préparer la double confrontation face aux Catalans, les Milanais ne peuvent pas s’offrir un week-end détente, spa et massage. Non non. L’antipasto, c’est un match contre la Roma. Rien que ça.

Une Roma revancharde, qui reste sur deux succès consécutifs en championnat et qui, du coup, s’est totalement relancée dans la course à la troisième place. Et surtout, la Roma (si l’on excepte l’Inter qui joue dans le même stade) est la dernière équipe à être venue s’imposer à San Siro en championnat. C’était en décembre 2010. Une victoire 1-0 des giallorossi, avec un but de Marco Borriello, aujourd’hui parti à la Juventus. Alors, Milan doit se méfier. Le match aller, où la formation rossonera s’était baladée au stadio Olimpico (victoire 3-2 mais score trompeur tant Milan avait été supérieur), n’est plus qu’un lointain souvenir. La Roma a appris de ses erreurs et veut aujourd’hui venir faire un coup à San Siro, comme l’an dernier. Et puis bon, c’est tout de même cocasse que le dernier coach à venir affronter le Milan AC avant le Barça, ce soit Luis Enrique

« L’équipe la plus forte d’Italie »

Massimiliano Allegri le sait. Même si la rencontre contre les Barcelonais approche, le match de la Roma reste fondamental. De fait, la Juve, à nouveau galvanisée par sa qualification en Coupe d’Italie et par sa victoire 5-0 sur la pelouse de la Fiorentina la semaine dernière, a bien l’intention de profiter de chaque faux du leader. Car après tout, c’est elle qui est sortie vainqueur des trois confrontations directes du mois qui vient de s’écouler. Si sur le papier, il est écrit que Milan n’a encaissé qu’une seule défaite en trois rencontres, la réalité est différente. En effet, si l’on y regarde de plus près, Milan a « perdu » les trois confrontations. Sur le plan moral, du moins. En championnat, le match nul de San Siro a évidemment eu le goût d’une défaite pour les rossoneri, puisqu’ils ont longuement mené au score, qu’ils étaient à domicile, et qu’ils se sont sentis floués par le but non accordé à Muntari.

En Coupe d’Italie, même musique. Après avoir perdu le match aller à San Siro, les Milanais sont allés accrocher un nul à Turin qui, là aussi, ne sert à rien, puisque c’est la Juve qui a décroché son billet pour la finale. Malgré cela, il y a bien quatre points qui séparent aujourd’hui les Milanais des Turinois au classement. Quatre points qui donnent l’impression aux joueurs d’Allegri d’être encore supérieurs à leurs adversaires. « Nous sommes premiers en championnat, et nous le méritons, martèle Maxi Lopez, dernier arrivé de la maison milanaise. Ce Milan-là est l’équipe la plus forte d’Italie, la plus compacte. Néanmoins, nous ne pouvons pas nous permettre de nous relâcher, car la Juventus est là » . Oui, elle est là, la Juve. Et ce week-end pourrait bien être décisif dans la course au titre. Tandis que les Milanais recevront la Roma, la Juve, elle, accueillera l’Inter. Pour une fois, les rossoneri vont être obligés d’être derrière leurs cousins nerazzurri. Devoir supporter l’ennemi pour vaincre. Si ça, ce n’est pas de l’amour.

Les hommes forts reviennent

Avec le match du jour contre la Roma, et le choc de Ligue des Champions contre le Barça, Allegri va avoir besoin de toutes ses forces en présence. A commencer par Zlatan. Le Suédois, fiévreux pendant la semaine, n’a participé qu’à une mi-temps contre la Juventus. Coïncidence ou non, c’est lorsqu’il a quitté la pelouse que le Milan AC s’est mis à jouer, mettant vraiment en difficulté la Juve. On va dire coïncidence. Car de manière générale, il vaut mieux qu’Ibra soit là. Palerme, qui a croulé sous les coups de l'ancien de l'Ajax il y a trois semaines (un triplé en une mi-temps), peut encore en témoigner. Et ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’entraîneur du Milan AC juge que son attaquant, qui plus est meilleur buteur du championnat (20 réalisations en 22 apparitions), est « aussi fort que Messi » . Reste maintenant à le prouver. Son adversaire du jour, la Roma, en a déjà fait les frais, en tous cas. En effet, depuis son arrivée en Italie, Ibra a déjà scoré huit fois contre les giallorossi. Jamais huit sans neuf, comme on dit du côté de Malmö. Si si.

Evidemment, le Milan AC ne peut et ne doit pas se limiter à Ibra. Si Galliani déplore encore l’arrivée manquée de Carlos Tevez, c’est aussi parce que l’administrateur délégué continue d'assister à l’errance de Pato. Le jeune Brésilien, qui aurait dû partir au PSG au mercato, n’a plus marqué depuis le 18 janvier, en Coupe d’Italie, et n’a surtout disputé que 264 minutes depuis le début de l’année 2012, à cause de blessures à répétition. Heureusement, Milan peut compter sur un Maxi Lopez qui a envie de s’affirmer et sur un El Shaarawy qui prend de plus en plus confiance même s'il commet encore quelques erreurs de jeunesse (cf les occasions ratés contre Arsenal et contre Parme). Face à la Roma, Allegri ne sait pas encore quelle attaque sera alignée. Si la présence de Robinho est quasi-définitivement exclue, le coach va pouvoir enregistrer le retour capital de Boateng. KPB, indisponible depuis le match aller contre Arsenal (où il avait été énorme) fait son come-back au meilleur des moments. Un renfort qui s’ajoute à celui de Gattuso qui, après avoir retrouvé ses yeux, retrouve enfin l’herbe verte. Le retour d’hommes forts, pour un Milan qui, plus que jamais en cette fin mars, a besoin de l’être.

Eric Maggiori
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Même si je suis supporter bianconero, je suis content de voir qu'un champion comme Gattuso revienne sur le terrain
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