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Le Mexique roi des Panam

En cette fin octobre, le Mexique a prolongé le bel été de ses sélections de jeunes en remportant le tournoi panaméricain face à l'Argentine (1-0). Le tournoi panamériquoi ?

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En France, et plus généralement en Europe, les Jeux Panaméricains sont perçus comme une compétition exotique où l'on court et joue entre deux Banga. Erreur. Car si les rois du tartan et des bassins au maillot USA préfèrent ignorer le rendez-vous quadriennal, imités par les meilleurs basketteurs argentins ou brésiliens, une grand partie de la crème du continent dispute bien ces Jeux Olympiques des Amériques. Les Cubains sont tous là, côté brésilien, le recordman du monde Cesar Cielo aussi, comme les joueurs NBA de Puerto-Rico (JJ Barrera, Carlos Arroyo, et Renaldo Balckman). En football, ce sont des sélections moins de 22 qui s'alignent, les Panaméricains bénéficiant du label olympique.


Le Mexique, statut de pays hôte oblige, est sans doute le seul participant d'envergure à avoir emmené ses meilleurs jeunes à Guadalajara, à l'exception des huit joueurs suspendus pour avoir fricoté avec de la prostituée lors de la préparation de la Copa America. L'Uruguay, éliminé par l'Argentine en demies (1-0), et finalement médaillé de bronze du tournoi, a, elle aussi, bien profité du tournoi pour préparer ses premiers JO depuis 1928. Quant à l'Argentine, elle a notamment aligné Sergio Araujo, présenté comme le nouveau Carlos Tevez. L'attaquant de Boca serait désiré par le FC Barcelone, mais le Real a déjà posé une option sur le joueur qui lui permet de maîtriser son destin. Elu parmi les meilleurs éléments de la dernière Coupe du monde des moins de 20 ans, Martin Luque, promesse du centre de formation xeneize, accompagne Araujo aux avant-postes de l'albiceleste. Le Brésil est finalement la seule équipe à avoir fait évoluer une équipe de réservistes. Résultat : un match nul contre Cuba et une élimination dès la phase de poule pour une sélection qui ne comportait que cinq des champions du monde moins de 20 ans. Le reste de leurs talents se trouvaient réquisitionnés par leurs clubs. Fiasco malgré tout pour la Seleçao junior.

Le trauma de la Copa America

Que ce soit pour sa sélection A, ses moins de 17 ou de 22, le public mexicain apporte toujours un soutien massif à ses hommes verts, véritables objets de culte nationaux. Vendredi soir, le stade Omnilife, habituellement fréquenté par les Chivas, affichait un guichet presque fermé à 45000 personnes. Pas une ambiance de finale de Coupe du Monde non plus, mais les Argentins ont pu sentir la pression du public. Pour le Mexique, le tournoi avait débuté dans l'embarras avec une courte victoire sur l'Equateur (2-1), et un match nul concédé face à Trinidad et Tobago. Depuis, El Tri a accéléré, pulvérisant notamment l'Uruguay (5-2), avant de marcher sur le Costa-Rica en demies (3-0).

Après sa participation cataclysmique à la Copa America en juillet (trois défaites), cette sélection avait débuté le tournoi avec une lourde pression sur les épaules. Mais la compétition latino-américaine, puis la préparation des Jeux, a finalement rendu son organisation en 3-5-2 viable, et même séduisant. Après un été marqué par le titre de champion du monde des moins de 17 et la médaille de bronze des moins de 20 ans, les moins de 22 ne font plus figure d'anomalie au moment où les sélections juvéniles mexicaines vivent le meilleur moment de leur histoire. En finale, le Mexique a largement dominé son sujet, dynamisé par l'excellent ailier, Amione (Atlante), et Miguel Ponce (Chivas), un joueur de couloir affecté au poste de latéral gauche en club, et brillant milieu offensif en sélection. C'est le premier des deux qui allait finir par matérialiser la domination aztèque à la 75e minute, en profitant d'un service filtré dans la surface qui l'envoyait dans un face-à-face confortable avec le gardien albiceleste. En face, pas grand chose, malgré quelques tentatives d'Araujo.

Habituelle bête noire du Mexique, l'Argentine qui avait dominé en match de poule le mini-Tri lors de la Coupe du monde des moins de 20 ans, avant de se faire sortir en quart de finale par le Portugal, n'a pu exister face à la solidité et au dynamisme du pays hôte. Avec cette victoire lors des Jeux Panaméricains, le Mexique confirme qu'il forme désormais en série des générations amenées à faire grandir une sélection A incapable de passer les huitièmes de finale depuis cinq éditions de Coupe du Monde. Quant à l'Argentine, elle ne trouve pas chez ses jeunes la réponse aux questions que pose les mésaventures à répétition de Messi et consorts.


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Par Thomas Goubin
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