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Le Mexique mate les Bleus

La France manquait bien de talent collectif pour aller plus loin. Se profile désormais la finale rêvée par tout un pays : Mexique-Brésil. Mais, attention, les Allemands sont toujours là. Les Uruguayens aussi.

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Avant de défier le Mexique sur ses terres, Patrick Gonfalone avait ouvert grand le parapluie à excuses : l'altitude, une préparation sur place trop courte, et jouer devant un public acquis à la cause de ses adversaires. Patrick Gonfalone anticipait peut-être déjà 90 minutes de calvaire. Car si Jordan Ikoko (14e) répondait bien à l'ouverture du score du mini-Tri par Kevin Escamilla (17e), les Bleus ne cessaient de subir. Privée dès la onzième minute de son organisateur de jeu, Abdallah Yaisien, qui sortait sur blessure, cette équipe de France manquait cruellement de créativité. Un défaut partagé avec ses aînés de la A. Un mal français ?

L'impact physique bleu, souligné par la presse mexicaine, qui allait jusqu'à parler de « la pauvre complexion de certains mexicains face à la corpulence des Coqs » n'offrait cette fois pas de porte de sortie à l'équipe de Gonfalone, peut-être aussi essoufflée par l'altitude. Bien organisé, huilé, le Mexique est un ensemble difficile à bouger, qui dispose de ce petit supplément énergétique que constitue le soutien de son public. Il dispose aussi de talentueux attaquants comme Carlos Fierro et Giovanni Casillas, deux produits de la cantera des Chivas. Deux joueurs que intéressent d'ores et déjà Hoffenheim, en attendant mieux. A la 50e minute, Fierro donnait la victoire aux siens en se montrant plus rapide avec le ballon que Vercelyen sans, avant de parfaitement ouvrir son pied pour aller toucher le petit filet opposé. Les Bleus tenteront alors de prendre le jeu à leur compte, exhibant leurs limites dans cet exercice.

L'Allemagne au rendez-vous

Pour la première fois de son histoire, le Mexique se qualifie pour les demi-finales d'un Mondial disputé sur ses terres. Il y retrouvera l'Allemagne, son bourreau des quarts de finale de la Coupe du Monde 1986. Classique du genre, l'opposition entre la Mannschaft et l'Angleterre tenait lieu d'affiche du jour. Prétendants au titre au vu de leur parcours, Anglais et Allemands n'ont pas déçu. Les germains ont d'abord marché sur les sujets de la Reine comme s'il s'agissait de peu de chose, avant de frissonner devant l'indémodable fighting spirit. A la 53e minute, Samed Yesil, le maître à jouer allemand, signait son deuxième but et le troisième de siens pour faire abdiquer l'Angleterre, pensait-il. Mais si les deux ennemis partagent bien une vertu, c'est celle de ne jamais se donner pour mort. Alors, le onze de la Rose poussait et revenait à 3-2 à la 83e minute. Le troisième but, synonyme de séance de tirs aux buts, ne viendra cependant jamais. 


Même scénario dimanche à Queretaro, où un Brésil toujours aussi létal, à défaut de régaler les mirettes, prit plusieurs distances de sécurité avec le Japon, avant de faire face à la révolte nipponne. Revenus à 3-2 à la 88e minute, le vivace onze venu de l'Est passait tout près d'un incroyable come-back dans les arrêts de jeu. A nouveau, les grands artisans de la victoire auriverde furent le numéro 10, Adryan, et le buteur, Ademilson. Suspendu, Lucas Piazon, la recrue de Chelsea, devrait faire son retour en demi-finale face à l'Uruguay. Une baby Celeste qui a fait le job face à l'Ouzbékistan (2-0). Comme son aînée, elle se retrouve en demi-finale d'une Coupe du Monde, mais davantage grâce à un tableau favorable qu'à son talent collectif. Reste que rencontrer des Uruguayens lors d'un Mondial rappelle toujours de morbides souvenirs aux Brésiliens. 







Thomas Goubin

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Dommage qu'il n'y est pas une chaine de la TNT pour retransmette cette compétition. En tout cas depuis 1 an on est pas à la fête avec les mexicains. Les anglais non plus avec les allemands j'ai l'impression.
Pour les anglais et les allemands, ce n'est pas nouveau... je dirais 41ans.

D'ailleurs ya deux ans ils leur avaient mis déjà une fessée en U17, la qualif allemande ne me surprend pas
C'est vrai que c'est leur bête noire. Espérons que nos féminines arrivent à les cogner.
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