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Le méchant monsieur Conte

Ce soir à Bari, l'Italie affronte les Pays-Bas, avec à sa tête son nouveau sélectionneur, Antonio Conte, dont le style détonne avec celui de son prédécesseur, Cesare Prandelli. Sa mission ? « Remettre l'Italie où elle doit être, la deuxième équipe du monde derrière le Brésil. »

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Alors, Antonio, ton Italie sera-t-elle douce et soyeuse ? Pas d'inquiétudes à avoir : la réponse est non. « Mon Italie sera fière, humble et méchante » , a expliqué Conte dès sa première conférence de presse. Il y a quatre ans, assis sur la même chaise, avec le même logo brodé sur le même costume, Cesare Prandelli disait tout le contraire : « Mon objectif premier est de rapprocher les gens de la sélection. » Le discours de Prandelli était séduisant. Sa vision romantique du football, façonnée lors de son passage à la Fiorentina, contrastait avec le cynisme des grands clubs de la plaine du Pô et les images d'Épinal présentant le Calcio comme un simple amas de défenseurs experts en roublardises. L'Euro 2012 avait achevé de convaincre les sceptiques : oui, l'Italie pouvait se rapprocher des modèles espagnols et brésiliens. Puis, patatras. L'élimination au premier tour du Mondial brésilien a sonné le glas de l'utopie prandellienne. Et voilà le fielleux Antonio Conte chargé de redresser la barre.

Buffon : « Il exprime des concepts sans qu'il soit possible de ne pas les comprendre »


Le temps des politesses est désormais terminé. Ce n'est pas la première fois que le nouvel entraîneur de la Nazionale incite ses troupes à la méchanceté. C'est même sa principale marque de fabrique. À Arezzo, à Bari, à l'Atalanta, à Sienne, à la Juventus, Antonio Conte a toujours exhorté ses joueurs comme on part à la guerre. « Ne pas faire de prisonniers. » Voilà en creux le message qu'adresse Conte à ses hommes lors des causeries d'avant-match. Adulé par ses supporters, profondément haï par tous les autres, le natif de Lecce s'est construit un solide palmarès en peu de temps. Ses trois saisons à la tête de la Vieille Dame en sont la plus parfaite démonstration. 107 victoires en 114 matchs de Serie A et trois titres consécutifs en ont fait le meilleur entraîneur italien du moment et le candidat le mieux armé pour le poste. Le capitaine Gianluigi Buffon l'a dit, Conte est l'homme idéal : « Dans un moment historique comme celui-ci, je crois qu'il était le seul qui pouvait avoir la force de tout résoudre en si peu de temps. Nous avons besoin de ce type de guide, aux idées très claires, quelqu'un qui exprime des concepts sans qu'il soit possible de ne pas les comprendre. »

Entre 3-5-2 et 4-3-3


Qu'attendre d'Antonio Conte ? Qu'il fasse du Antonio Conte. « Je me comporterai comme toujours, a-t-il averti. Dans ma vie, j'ai toujours galéré, et personne ne m'a jamais rien offert. L'important, c'est que ceux qui viennent en sélection sachent où l'on va, ce que l'on y fait, et ce qu'il faut faire pour revenir. » Premier miracle : avoir fait revenir d'entre les retraités Andrea Pirlo, qui avait fait ses adieux à la Nazionale après le Mondial. Selon toute vraisemblance, son Italie – dont l'ossature sera composée de joueurs de la Juventus - jouera ce soir en 3-5-2, avec Sirigu dans les bois. Plus tard, elle alternera entre ce schéma et une défense à quatre, vraisemblablement le 4-3-3. Mais la grande tâche de Conte sera surtout de rabibocher les vétérans et les jeunes pour former un groupe uni et compact. En vérité, la principale interrogation est la suivante : Conte, que certains de ses anciens joueurs comparent à un « marteau » , pour sa propension à répéter inlassablement les mêmes idées jusqu'à ce qu'elles entrent dans le crâne de ses joueurs, réussira-t-il avec une sélection nationale qu'il ne pourra pas voir au quotidien ? « C'est un défi avec moi-même, et je suis convaincu que je réussirai car je n'envisage pas l'échec » , a répondu de sa voix toujours rauque l'ancien milieu défensif. Méchant, comme toujours.

Par Lucas Duvernet-Coppola
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