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Le Mazzarri aux larmes

Se battant pour les sommets du football italien avec Naples entre 2009 et 2013, Walter Mazzarri s’est perdu en chemin depuis son départ. Et se retrouve aujourd’hui à lutter dans le ventre mou de Serie A sur le banc du Torino.

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Il est des entraîneurs qui semblent avoir le profil parfait pour jouir d’une immense carrière. Une grosse expérience de joueur. Un début de vie de coach enthousiasmant. Une gueule faite pour être filmée le long de la ligne. Un nom qui sonne bien. Une certaine philosophie du football. Un mode de communication qui charme. Des considérations techniques séduisantes. Des convictions personnelles affichées. Un ego surdimensionné. Des résultats prometteurs. Jusqu’à arriver très haut avec un gros club. Indiscutablement, Walter Mazzarri devait faire partie de ceux-là. Après s’être construit une jolie réputation en Italie avec des équipes plus ou moins modestes - Acireale, Pistoiese, Livourne, Reggina -, l’ancien milieu de terrain a connu de grandes heures à la Sampdoria Gênes, puis à Naples. Il avait alors tout, en apparence, pour intégrer le gratin mondial des techniciens. Sauf qu’aujourd’hui, le Monsieur se retrouve au Torino, neuvième de Serie A, avec lequel il a signé un contrat jusqu’en 2020. Et cela fait plus de quatre ans qu’il galère.

Le mauvais chemin mène à Milan


Coup d’œil dans le rétroviseur. En juin 2013, le Napoli de Mazzarri termine le championnat dans la peau du dauphin de la Juventus, et éblouit déjà l’Europe grâce à un schéma bien plus offensif que la moyenne. Un an plus tôt, les Azzurri ont également remporté la coupe nationale. Leur premier trophée depuis 22 longues années (si l’on oublie le titre de troisième division décroché en 2006). Courtisé par l’Inter et considérant que son cycle commencé en 2009 est terminé dans la ville de la pizza, l’Italien décide de céder aux sirènes milanaises, dont les corps même pas qualifiés pour une Coupe d'Europe ne sont pourtant pas vraiment sexy. Lui veut gagner des trophées et considère qu’il sera plus aisé de remplir cette mission ailleurs. Oui, mais voilà : rien ne se passe comme prévu chez les Interistes.


Les victoires ont dû mal à s’enchaîner, le bordel règne dans la classe dirigeante... et le tacticien est remercié par Erick Thohir, qui vient d’arriver, dès le mois de novembre 2014. Aussi simple que ça. «  L’Inter est vraiment un club peu stable, très impatient, donc ce n’était pas le choix idéal. Mais que ce soit de sa faute ou non, Mazzarri s’est grillé en échouant là-bas, note Gaël Genevier, joueur de Reggina et spectateur avisé du ballon rond italien, puisqu'il tape le cuir dans la Botte depuis 2003. Même si Naples s’améliorait, ce n’était pas le Napoli d’aujourd’hui. À l’époque, l’Inter était toujours considérée comme supérieure. Mazzarri a donc raté son dernier examen. Celui au top du top. Celui qui a fait passer Antonio Conte de bon entraîneur à un des meilleurs entraîneurs du monde en réussissant à la Juve après avoir réussi à Sienne, quand j’étais avec lui. Et comme on aime bien coller des étiquettes, ici... »


L'Angleterre, un mal pour un bien ?


Depuis, où a rebondi Walter, puisqu'il s’agit tout de même d’un oiseau attirant ? Nulle part. À peine a-t-il tenté de sauter sur le trampoline Watford et ses ressorts trop limités en mai 2016. 22 défaites, douze victoires et une décevante 17e place de Premier League plus tard, le revoilà chômeur en juin 2017, payant des relations difficiles avec son groupe et, ne parlant pas anglais, une communication désastreuse avec ses cadres. Un choix inopiné, encore ? « En fait, sa cote avait forcément baissé en Italie. Il a donc été un peu obligé de partir à l’étranger pour se faire oublier. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé. Et puis, économiquement, peu de clubs de Serie A pouvait s’aligner sur ce qu’il touchait à Milan, commente Genevier, qui souffle au passage que Mazzarri n’a pas laissé d’immenses souvenirs à Reggina ou Livourne, où les deux hommes sont passés. En revanche, je trouve que c’est une bonne idée de revenir par la petite porte, au Torino. » Car celui qui fait toujours tout pour mettre en avant son arrogance est officiellement de retour dans son pays. Au Torino, avec lequel il compte déjà une victoire (3-0 contre Bologne) et où il remplace le malheureux Siniša Mihajlović, il aura la lourde tâche de qualifier sa nouvelle bande pour la Ligue Europa tout en lui imposant le jeu spectaculaire réclamé par Urbano Cairo, son président. La seule voie pour redevenir ce qu’il a été et se donner un accès pour les rattrapages de l’excellence.

Par Florian Cadu Propos recueillis par FC
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