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  2. // Libertad-Rubio Ñu (2-1)

Le match que vous n'avez pas regardé

Après avoir vu les premiers pas de Mario Balotelli en Ligue 1, et ses premiers buts, il y avait un match à ne surtout pas rater, c’était ce derby d’Asunción entre Libertad et Rubio Ñu. Entre tacles assassins, commentateur en feu et tambours, voici ce qu’il fallait retenir de ce match de Primera División paraguayenne.

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Libertad 2-1 Rubio Ñu

Buts : Martinez (6e) et Leiva (92e) pour Libertad // Acosta (54e) pour Rubio Ñu

Rentré à la mi-temps, le défenseur de Rubio Ñu, Yimmi Adán Cano, s’est fendu d’un tacle par derrière quelques secondes après son entrée en jeu. Encore zéro ballon touché de sa part et déjà un carton jaune. Cette action résume bien cette rencontre de Primera División paraguayenne, où le tacle avec une jambe levée au niveau du tibia de l’adversaire est une norme. Un vrai derby entre deux clubs basés à Asunción. Alors que Clément Turpin aurait déjà distribué les cartons rouges et que les deux équipes auraient fini à huit contre huit, l’arbitre de ce match a préféré, lui, la couleur jaune qu’il a adressé à huit joueurs différents.

Corruption, caméra mal placée et Bernard Mendy


Dans la capitale paraguayenne, le club de Libertad, pourtant troisième club le plus titré au Paraguay avec dix-neuf championnats remportés, n’arrive pas à remplir les 12 000 places disponibles de l’Estadio Dr. Nicolás Leoz. Figure du football au Paraguay, Nicolás Leoz a été le président historique de la CONMEBOL entre 1986 et 2013, avant d’être dans l’obligation de démissionner suite au scandale de la FIFA, où son nom a été souvent mentionné pour des faits de corruption. À quand le stade Sepp Blatter pour le FC Zürich ?

Pour revenir sur le terrain, entre deux tacles appuyés, les deux équipes nous ont tout de même montré de belles choses. Et notamment les joueurs de Libertad qui ont dominé outrageusement la première période et qui se sont vu récompenser par l’ouverture du score de leur latéral droit, Angel Martinez, qui a déclenché une frappe des trente mètres dont le rebond a perturbé le gardien avant de finir dans le petit filet. Un but qui a permis de kiffer sur le « goaaaaal » du commentateur qui a duré dix-huit secondes, chrono en main, et de comprendre d’où venaient les bruits de tambours, car la seule tribune « pleine » était celle juste en dessous de la caméra et donc non visible à l’antenne. Exploit toujours, ce même Martinez est passé de Dani Alves à Bernard Mendy en une minute, grâce à ce centre côté droit qui file directement en tribunes à l’opposé, sans jamais rebondir sur la pelouse. Bernard Mendoza.

Une histoire de tête


En revenant aux vestiaires avec un seul but de retard, Rubio Ñu s’en sort bien tant ses joueurs n’ont pas existé en première période. Revigoré par les deux changements à la mi-temps et ce tacle à la Cyril Rool de Cano, Los Ñuenses égalise grâce à Acosta sur un corner tiré au premier poteau qui voit une première déviation de la tête, puis une seconde, toujours de la tête, pour enfin finir au second poteau où le milieu paraguayen termine cet enchaînement… de la tête. Le tout sans que la balle ne touche le sol. Après cette égalisation, Libertad reprend le contrôle du jeu et pousse durant toute la seconde période sans jamais se montrer réellement dangereux. Alors que le nul se profile, Wilson Leiva devance la sortie du gardien et offre les trois points à Libertad dans les dernières secondes de jeu, encore et toujours de la tête. En folie, le commentateur améliore son record du « goaaaal » le plus long en le tenant vingt secondes.

Les 1 000 supporters présents peuvent chanter et fêter la victoire en tribunes, sans se méfier des bouchons à la sortie du stade, ils ont enfin battu leur rival de Rubio Ñu après trois défaites de rang. Lessivé, le commentateur avait visiblement très soif et a rendu l’antenne cinq secondes après le coup de sifflet final. Avec ce succès, Libertad gagne une place et se retrouve cinquième, à sept unités du leader, Olimpia. Il reste donc douze journées dans ce tournoi de clôture pour que les joueurs de Libertad réussissent l’exploit de gagner le tournoi d’ouverture et celui de clôture, un doublé déjà réalisé par le club à deux reprises en 2008 et 2014.

Par Steven Oliveira
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Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Faut quand même préciser qu'au Paraguay, le Super Clasico et "vrai" derby d'Asuncion est le match opposant Cerro Porteño à l'Olimpia, ce dernier étant par ailleurs l'un des grands clubs sud-américains avec trois Copa Libertadores (sans compter plusieurs finales perdues) et une Coupe Intercontinentale !
Bien , bien bourrin on dirait ! rugueux à souhait, l image (injustifée?) que j ai de leur équipe nationale (ca remonte aux années 1990 et de la défense plus que de l'attaque, j ai un souvenir plus récent où ca jouait mieux - j sais plus de quand ca date- mais c'est trop tard, le Paraguay ca restera du défensif rugueux pour moi)
Je suis déçu, je pensais que la rédaction vous offrait un ticket pour voir le match sur place. Et là je lis que vous avez vu une retransmission !

Plus sérieusement, j'ai découvert l'existence du Paraguay à 10 ans, avec ce match bien éprouvant pour mon petit coeur en huitième de finale 98. Depuis lors, et peu importe le contexte, quand je vois le drapeau ou que j'entends le mot Paraguay, je ne peux m'empêcher de penser à Laurent Blanc. Véridique.

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