Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 7 Résultats Classements Options
  1. // Caribbean Club Championship
  2. // J1
  3. // Atlántico FC-Racing FC des Gonaïves (2-1)

Le match que vous n'avez pas regardé : Atlántico FC-Racing des Gonaïves

Un tournoi préliminaire, un derby insulaire, un stade vide, des pieds hauts, des longs ballons et un seul fanion. Tout ça, c'est l'Atlántico FC et le Racing FC des Gonaïves qui s'affrontent en CFU Club Championship et c'est le match que vous n'avez pas regardé.

Modififié

Atlántico FC 2-1 Racing FC des Gonaïves

Buts : Briceño (7e) et Herrera (15e) pour l'Atlántico // Bendy (27e) pour le Racing

Sur l'île d'Hispaniola, dans l'archipel des Grandes Antilles, deux pays vivent côte à côte. À l'Ouest, Haïti, à l'Est, la République dominicaine. Presque tout semble les opposer : la langue, la religion, le niveau de vie et même le football. Côté haïtien, on joue selon le modèle sud-américain avec un tournoi d'ouverture et de clôture désignant deux champions. Côté dominicain, c'est le modèle étasunien qui prévaut : une ligue fermée avec saison régulière, play-offs et finale. Et jeudi dernier, pour la première journée du groupe B du Caribbean Club Championship, l'Atlántico FC, champion en titre de la Primera División, recevait le Racing des Gonaïves, vainqueur du dernier tournoi d'ouverture de la Ligue haïtienne.

Un parcours du combattant pour la Ligue des champions


Pour sa vingtième édition, ce tournoi préliminaire à la Ligue des champions de la CONCACAF change de format. Les représentants des championnats professionnels de la zone Caraïbe s'affrontent désormais entre eux, tandis que les amateurs jouent une compétition à part. La carotte : une place pour la plus prestigieuse compétition continentale, décernée au vainqueur du tournoi professionnel. Le finaliste et le troisième, de même que le vainqueur du barrage entre le quatrième et le vainqueur du tournoi amateur sont reversés dans Ligue de la CONCACAF... qui est elle-même un tournoi qualificatif pour la Ligue des champions. Sacré programme.


Haïtiens et Dominicains ont tout de même un point commun : celui de posséder un championnat professionnel. Les hommes de la Gonaïve, la troisième ville du pays, ne partent pourtant pas favoris face au club de Puerto Plata, qui connaît une progression fulgurante depuis sa création en 2014. Pas mal pour une ville jusque-là renommée pour être le berceau d'Al Horford, ailier fort bien connu des fans de NBA. Sur le terrain de l'Estadio Cibao FC, qui héberge tous les matchs du groupe B, afin de réduire les frais de déplacement des participants, les visiteurs doivent très vite contrer le pressing haut de l'Atlántico, bien déterminé à honorer comme il se doit sa deuxième participation au tournoi. Le tout devant une poignée de spectateurs, dont les discrets encouragements sont couverts par les consignes hurlées en créole par le coach haïtien David Thélémaque.

Onceno titular #AtlanticoFC vs #RacingfC #CaribbeanClubChampionship #CCC2018

Une publication partagée par Atlantico futbol Club (@atlantico.fc) le

Pieds hauts et prières


Les Dominicains font le jeu, les Haïtiens répliquent par des duels musclés couplés à des relances en kick'n'rush. Pas de bol, c'est un tacle de boucher de Laurent Estenio à l'intérieur de la surface qui provoque l'ouverture du score sur penalty par le Vénézuelien Engelbert « Chispa » Briceño.


Le défenseur du Racing s'en sort bien puisqu'il n'écope même pas d'un carton jaune. Devant la clémence de Mr Nation, qui semble rechigner à sortir les biscottes, les joueurs de l'Atlántico exercent une sorte de prière collective devant la tribune arrière-but, garnie des seuls ramasseurs de balle. Et malgré l'impatience des joueurs des Gonaïves, l'arbitre jamaïcain ne bronche pas. Pas plus lorsque les Dominicains se remettent à genoux, bras au ciel, pour célébrer la praline de Járol Herrera, qui conclut une contre-attaque éclair lancée du milieu de terrain après l'interception d'un hasardeux long ballon haïtien.


Les visiteurs ne perdent pas espoir, lèvent leur pied le plus haut possible pour intercepter les ballons aériens et repartir de plus belle vers l'avant. Lorsque Cristian Blanco repousse la frappe de Daniel Jamesley, Charles Bendy, resté en sentinelle, ne tremble pas et utilise toute la puissance de sa patte gauche pour réduire l'écart. Le signal du repli pour l'Atlántico, dont les joueurs se contenteront de verrouiller la défense jusqu'à la fin du match. Malgré leurs assauts répétés, les joueurs du Racing ne parviennent pas à être créatifs et doivent s'incliner logiquement pour leur entrée dans le tournoi.


Les trois points pour l'Atlántico, mais pas le fanion des adversaires. Lors du traditionnel protocole d'avant-match, le capitaine haïtien, Valcourt Ojulesse, n'avait rien à échanger avec son homologue Adrian Salcedo. Une erreur diplomatique à ne pas répéter face à l'ogre trinidadien du Central FC. On ne sait jamais, des fois qu'ils seraient susceptibles...



Par Julien Duez
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article