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  2. // Cercle Bruges-Union Saint-Gilloise (2-2)

Le match que vous n'avez pas regardé

De la D2 belge, des équipes centenaires, une amitié amoureuse, beaucoup de bière, un salon de coiffure à emporter, un stade quasi vide, une ola pour Saint-Nicolas, des températures polaires et une fin de match bouillante. Voilà ce qu'on a vu lors des retrouvailles entre le Cercle de Bruges et l'Union Saint-Gilloise.

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Cercle Bruges 2-2 Union Saint-Gilloise

Buts : Rodas(31e) et Delacourt (84e) pour le Cercle // Peyre (16e) et Vercauteren (54e) pour l'Union

L’une est née en 1897, l’autre en 1899. La première est située à Bruxelles, l’autre à Bruges. Toutes deux jouent en deuxième division – pardon, division 1B – et, en plus d’être des vétérans du football belge, elles ont la particularité de transcender les clivages linguistiques propres au Plat Pays. Elles, ce sont l’Union Saint-Gilloise et le Cercle Bruges, qui, avec le RFC Liège, entretiennent une amitié de longue date à l’intensité unique au sein du football belge. Dès lors, au moment de prendre la route depuis Bruxelles, la vingtaine de supporters qui s’installe dans le bus des Union Bhoys ne regarde pas le classement.

Le Cercle est troisième, tandis que l’Union galère à une pénible sixième place. Mais à une centaine de bornes, les copains flamands attendent au Bistro In de vriendschap (Le café de l’amitié dans la langue de Molière). Situé à quelques encablures du stade Jan Breydel, que le Cercle partage avec son rival du FC Bruges, l’estaminet est plongé dans une atmosphère tamisée à l’arrivée des visiteurs. Les flammes des bougies vacillent sur le comptoir et des enceintes crachent des tubes de rock. On savoure le samedi soir qui s’annonce entre supporters de tous âges et de tous genres, comme en témoigne cette poupée gonflable aux formes généreuses prénommée Fatima. Qui aura elle aussi sa place en tribune.



Soudain, les barmans se mettent à débiter des bières avec une cadence militaire. Les plateaux chargés de verres passent de main en main, chacun offrant sa tournée dans la bonne humeur en entonnant de multiples chants. « Cercle is de ploeg van't stad ! » ( « le Cercle est l’équipe de la ville  » ) côté local, « Qui ne saute pas n’est pas saint-gillois » côté visiteur. Avant de remonter dans le bus pour finir le trajet jusqu’au stade, le snack voisin est pris d’assaut. Chez Yasin, on déguste de copieux Kapsalons – littéralement, des salons de coiffure –, une sorte d’abomination calorique faite de frites gratinées au gouda et parsemées de viande de pita et de légumes. L’idéal quand on s’apprête à passer 90 minutes dans un froid polaire.

Le charme discret de la province


« Quand même, le prix des places, il est loin d’être amical » , maugrée un fan bruxellois au moment de sortir les 18 euros qui lui permettent d’accéder au parcage. D’autant plus que, contrairement aux matchs du FC Bruges, le Cercle n’attire plus les foules depuis sa relégation dans l’antichambre. À peine quelques milliers de spectateurs sont au rendez-vous ce samedi soir, dont un peu moins d’une centaine de Bruxellois. Pourtant, la visite valait la peine : peu avant le coup d’envoi, Saint-Nicolas fait son apparition sur le terrain en compagnie du père Fouettard et lance une ola avec la tribune présidentielle. Toujours plus bon enfant que la troupe de pom-pom girls pré-pubères qui exécutent un show à la fois maladroit et malaisant dans le rond central, sur fond de techno flamande.

Sur un champ de patates – quoi de plus normal dans la patrie des frites ? – les 22 acteurs mettent du cœur à l’ouvrage malgré les conditions de jeu difficiles. Le Cercle propose un schéma de jeu clair, basé sur un enchaînement de passes courtes au sol afin d’avancer le plus loin possible dans la zone adverse avant de tenter sa chance. L’Union, elle, pratique un football plus simple pouvant se résumer à du kick and rush. Un tantinet barbare, mais redoutablement efficace, puisque Peyre ouvre le score un peu contre le cours du jeu au bout d'un petit quart d'heure. Un quart d’heure, c'est aussi le temps qu’il faut aux Brugeois pour égaliser par l’entremise de Rodas, qui trompe Kundimbana d’une tête bien placée. Kudi devra d’ailleurs s’y reprendre à plusieurs fois pour tenir le nul. À la mi-temps, le Cercle confirme son statut d’équipe en forme.


Je t’aime, moi non plus


Pendant la pause, Saint Nicolas revient sur le terrain avec trois pères Fouettards et le quatuor s’adonne à une séance de penaltys dans un but vide. Pour un concours quelconque ? Le speaker ne peut confirmer, ses explications étant couvertes par la playlist de discothèque du stade. Les pom-pom girls reviennent proposer une chorégraphie encore plus gênante que la première, mais pas grave : tout le monde est parti se ressourcer en bières. À tel point que le bar du parcage tombe rapidement en rupture de stock et doit se résigner à sortir des bouteilles visiblement gardées depuis très longtemps, à en juger par le goût fétide du houblon proposé. Tandis que le kop du Cercle déploie une banderole félicitant l’Union pour avoir récemment fêté sa 120e bougie, le parcage répond par de vifs « Leve Cercle ! » ( « Vive le Cercle ! » ). Dylan, le capo des Union Bhoys, s’égosille sans mégaphone comme à son habitude, alors que Kostas utilise toute la puissance de sa carrure de colosse pour martyriser un tambour qui parvient à faire oublier le vide observable dans le stade. Sur le terrain, l’Union prend de l’avance grâce à l’ancien Niçois Julien Vercauteren.

Il reste alors une demi-heure à jouer. Archi suffisant pour que le vétéran Benjamin Delacourt, connu en France du côté de Wasquehal, égalise logiquement, le plan de jeu de l’Union étant devenu trop flou. Même si les visiteurs se font injustement refuser un penalty à la suite d'une main dans la surface. De quoi faire s’échauffer les esprits, à l’image du défenseur unioniste Pietro Perdichizzi qui rentre dans le lard de l’arbitre et se fait expulser à trois minutes du terme. Peu avant le coup de sifflet final, Soufiane El Banouhi le suit prématurément aux vestiaires, l’ancien défenseur louvaniste ayant lui aussi écopé d’une deuxième carte jaune. Le nul n’arrange sportivement personne, mais il a le mérite de mettre tout le monde d’accord côté public. Rendez-vous en février prochain pour le retour à Bruxelles et une rencontre du même tonneau. Avec une amitié pareille, la Belgique n’a pas à se soucier de son avenir.



Par Julien Duez, au Jan Breydel Stadion Photos : JD
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