1. // Journée mondiale contre l'Alzheimer

Le match qu'ils veulent oublier

Un pénalty raté, une blessure, une élimination, une branlée... On a posé une question simple à onze joueurs : "Quel match voudrais-tu effacer de ta mémoire ?".

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Matthieu Chalmé (Girondins de Bordeaux)


« C'est le Bordeaux-Sochaux de l'année dernière (34e journée), quand on perd très vite 4-0 (score final, ndlr)... Ça a été un enfer, à l'image de la saison. J'aimerais vraiment l'oublier... Si j'avais à le rejouer, je pense que je ne le rejouerais pas car c'est un très mauvais souvenir pour les joueurs, les supporters et tout le monde au club. En plus, ça débouche sur une démission (celle de Jean Tigana), et on perd encore un membre du staff technique (après Michel Pavon et Dominique Dropsy) en cours de saison... Donc, tout ça, ça faisait beaucoup pour un match ! Par contre, le match qui m'a le plus marqué au cours de ces dernières années, je ne l'ai pas joué, mais c'est le match du titre de champion de France avec Bordeaux, à Caen, en 2009. Je retiens beaucoup de choses de ce match et même si je ne l'ai pas joué, ça restera un moment fort de ma carrière. Après, cette année-là, le Bordeaux-Lyon gagné 1-0 à domicile est à retenir aussi car là, on franchit vraiment un palier, et on montre que l'on peut viser le titre. Un peu plus loin, avec Lille, on gagne à Ajaccio et je marque trois buts dans le match... » - LB


José Cobos (Gabon)


« Le dernier Nice-PSG que je joue. C'est contre la grosse équipe du Paris Saint-Germain avec Ronaldinho, Juan Pablo Sorin et Halilodzic en coach (le 10 avril 2004. Ronaldinho était déjà parti à Barcelone, ndlr). Ils avaient terminé deuxièmes, cette saison-là. On avait un défenseur central très costaud à l'époque, Noé Pamarot. Sur une touche, après 5 minutes de jeu, on est tous les deux au duel avec Daniel Ljuboja et le problème c'est que lorsque Noé Pamarot, avec sa musculature impressionnante, saute pour faire une tête, moi à ce moment-là, je redescends donc il me prend le menton et je me retrouve avec 32 points de suture au bout de 5 minutes. Mauvais souvenir » . - SM

Édouard Cissé (Auxerre)


« Ce 8 à 1 (8-0 en fait, ndlr) contre Liverpool à Anfield, quand je jouais avec le Besiktas Istanbul. Je te jure, ce match, j'aurais aimé l'oublier. Malheureusement, je m'en rappelle, je m'en rappelle très bien même. C'était quinze jours après les avoir battus chez nous, en Ligue des Champions. On a pris que des buts gags, c'était tout simplement pas notre soir, une soirée à oublier comme on dit. Prendre huit buts dans la face, quand toute l'Europe te regarde, c'est déjà dur, mais alors quand tu sais que tes potes sont en train de te voir prendre une tannée, c'est encore plus difficile... » - SB


David Sauget (Sochaux)


« C'est assez récent, alors ce n'était pas très difficile de s'en souvenir. J'aimerais que ce soit plus facile à oublier. C'était l'année dernière, un Saint-Étienne-Sochaux, mon premier retour sur la pelouse de Geoffroy-Guichard. J'étais très heureux de revenir fouler ce terrain, et au bout de quelques minutes, un centre vient de la droite. Je suis au duel avec Sanogo, je me jette dans ses pieds, il me met son pied dans la face, la balle arrive sur ma tête et fini en pleine lucarne. C'est le seul but contre mon camp que j'ai inscrit dans ma carrière et pourtant, c'est probablement l'un des plus beaux ! Mais honnêtement, quand tu reviens à Geoffroy-Guichard, tu espères tout sauf ça » . - SB

Franck Queudrue


« Je crois que le match que je voudrais oublier, c'est mon premier match pour mon retour à Lens, l'an dernier. On jouait à Bollaert, contre Montpellier (12 journée, ndlr). Et je me suis blessé... C'était vraiment une sale soirée pour moi, malgré la victoire (2-0). C'était mon retour après dix ans à l'étranger, et je n'ai rien fait, je me suis blessé. En plus, c'était vraiment pas beau à voir, je me suis ouvert la cuisse sur une dizaine de centimètres. J'ai aussi perdu une finale de Coupe d'Europe contre Séville avec Middlesbrough, et on a pris 4-0, mais bon, tout le monde ne peut pas se targuer d'avoir disputé une finale de Coupe d'Europe, c'est une fierté, donc je ne voudrais pas oublier ça. » - JM

Sloan Privat (Sochaux)


« C'était un match en équipe de jeunes. J'étais en moins de 13 ans, il me semble. On était en déplacement, et on a pris 9-0 contre une équipe qui n'était tout simplement meilleure que la nôtre. C'est horriblement frustrant et très vexant de prendre une raclée comme ça. C'est un moment dont j'aimerais ne pas me souvenir. Mais on va positiver et dire que c'est dans ces moments que l'on apprend le plus ! » - SB

Romain Poyet (Stade Brestois)


« Il y a deux matchs qui me viennent à l'esprit. Le premier, c'était en 2005-2006, on avait pris 7-0 à Lens avec Auxerre, avec Santini. Heureusement, j'étais resté sur le banc. Dans ces moments là tu te dis : "Il ne vaut mieux pas que je rentre, ça ne peut que mal se passer". Le pire c'est que quand on a encaissé le septième, il restait encore 20 minutes. On a cru qu'on allait en prendre dix. Dans les douches et à l'aéroport, c'était silence complet, on n'avait pas intérêt à rigoler. Dans ces moments-là, tu sais que la semaine qui arrive va être galère, et que tu vas manger de la vidéo avec le coach. Et dire qu'on avait fait un bon début de saison jusque-là. L'autre, c'était il y a trois ans, avec Brest en L2. On avait arraché notre maintien de justesse, et pour le dernier match, on avait perdu 2-1 à la maison contre Nîmes. On avait été nuls et on n'était pas sortis sous les applaudissements. Nos supporters en avaient ras le cul. Mais c'était toute la saison qui était à oublier. On avait connu quatre entraîneurs dans l'année. Une saison galère. » - MH

Kaba Diawara (sans club)


« La finale de la Coupe de la Ligue contre Strasbourg avec Bordeaux en 1997, perdue aux pénaltys. Déjà parce que j'ai raté le mien et que derrière, Stéphane Collet marque. On perd la finale là-dessus. C'est un titre que je n'ai pas eu, ça me fait de la peine. Après ça, j'ai changé ma façon de tirer les pénaltys, je les frappais en force et depuis je n'en ai plus manqué un. J'avais 20 ans, je n'étais pas encore pro. Ça aurait pu être mon premier titre, sur le coup, c'est chiant. » - WW

Sebastián Eguren (Sporting Gijon)


« Le match que j'aimerais effacer de ma mémoire, c'est le 0-4 que nous avait mis le Brésil à Montevideo (Uruguay, ndlr) lors des qualifications pour la Coupe du Monde 2010. On s'était fait détruire. On a tous eu honte. Ce jour-là, j'ai eu envie que la Terre m'avale tellement je me sentais impuissant... C'est le pire souvenir de ma carrière. J'en ai encore des sueurs froides dans le dos quand j'en parle. Le seul avantage d'Alzheimer, ce serait ça : oublier la claque contre les Brésiliens. Mais bon, à part ça, c'est pas drôle d'avoir Alzheimer. Je ne le souhaite même pas à mon pire ennemi... » - JPS

Tony Vairelles (sans club)


« Il y a deux choses avant le match qui avaient miné notre finale de coupe de France en 2002, avec Bastia face à Lorient.... La première, c'est qu'on devait attendre dans les vestiaires que le Président Chirac vienne nous voir, pour qu'au final, il ne vienne pas. On nous a dit de rentrer sur le terrain sans l'attendre, et puis finalement non, on nous a dit de retourner dans les vestiaires. Du grand n'importe quoi, le public sifflait, nous réclamait. Notre préparation d'avant match a été gâchée. En plus la plupart de l'équipe découvrait le Stade de France, donc dans la tête ils étaient tous morts. Les mecs ont sous-joué, ça m'a fait chier. On touche presque pas le ballon pendant le match (moi encore moins), pour au final perdre 1-0 contre une équipe dernière du championnat. En plus c'était le dernier match de la saison...J'ai passé des vacances de merde à cause de ça ! » - WP

Maxime Baca (FC Lorient)


« Je n'ai pas besoin de remonter trop loin. Début 2010, en février je crois, on se fait éliminer en demi-finale de Coupe de la Ligue par Bordeaux. Je ne sais pas ce qu'il y a de plus frustrant que de te faire sortir comme ça aux portes de la finale. Devant notre public, en plus... » - RC

Plus d'informations sur la lutte contre la maladie d'Alzheimer sur le site France Alzheimer

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La plupart ont déjà la mémoire si courte (quatre sur onze ont eu leur pire match durant la saison dernière et un durant celle d'avant) qu'Alzheimer ne leur fera pas trop de mal.
hey, Tony t'as déjà oublié Dixon ?
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