1. //
  2. // Parme/Fiorentina

Le match de la dernière chance ?

A 15h00, la Fiorentina se déplace sur la pelouse de Parme. Huitième avec sept points de retard sur le quatrième, la Viola n'a plus le droit à l'erreur si elle veut décrocher l'Europe.

0 0
C'était le samedi 6 mars, à Florence. La Fiorentina venait de perdre contre la Juventus (2-1) et poursuivait un peu plus sa lente descente dans le ventre mou de la serie A. Lors de ses huit derniers matchs, elle avait perdu cinq fois, fait deux nuls et gagné à une seule reprise, contre Livourne. La fin de la saison s'annonçait donc comme une simple suite de contre-performances et le match du 13 mars contre le Napoli au San Paolo avait déjà des allures d'extrême onction. Mais, surprise, la Viola décrochait une victoire (3-1) à trois minutes du terme, après avoir été menée au score. Avant de confirmer la semaine suivante, en enfilant trois pions au Genoa sous le signe du football spectacle. La presse italienne était unanime, la Viola avait enfin retrouvé son jeu et revenait sérieusement dans la course à l'Europe. Et puis patatra, le mercredi suivant, contre le Catania, la Fio' perdait un à zéro après avoir bien joué, fait des belles choses et s'être procuré tout un tas d'occasions. Une défaite de plus sans que l'on sache vraiment ce que les joueurs, qui s'étaient pourtant démenés sur le terrain comme de beaux diables auraient pu faire de plus pour remporter le match. Les observateurs pensent alors que les Florentins ont montré leurs limites, que l'Europe n'est décidément pas faite pour eux. Puis vient ce dernier match en date, contre l'Udinese, et cette victoire quatre buts à un. Et de nouveau, l'espoir.

Voilà donc la Fiorentina version 2009-2010 : inconstante et cruellement irrégulière. Capable d'être étincelante, moyenne, voir médiocre, la Viola n'occupe aujourd'hui que la huitième place, avec 44 points, bien loin de ce qui pourrait être sa place. Huitième donc, à quatre longueurs de la Juventus, de la Samp', et du Napoli, actuellement cinquième à la différence de but. Et à sept points de la quatrième place synonyme de Champions occupée par le Palermo. À six petites journées de la fin, les calculs sont donc simples : il faudra gagner contre Parme pour décrocher l'Europe.

Pour cela, Prandelli devrait utiliser un 4-4-1-1, le module officiellement jugé « le plus efficace » . Les mauvaises langues affirment cependant que le terrain n'est pas parfaitement quadrillé et que les ailes de l'attaque florentine sont parfois un peu vides. Il n'empêche : Gilardino sera aligné en attaque et aura derrière lui en soutien le génial Jovetic qui n'en finit plus de réaliser des prouesses. Montolivo occupera son poste au milieu de terrain et De Silvestri retrouvera une place de titulaire. Quant à Mutu, pour l'instant sous le coup d'une suspension d'un an pour cause de dopage, il sera fixé sur son sort le 19 avril.

Pour rajouter un brin de tragique à la situation, la semaine à Florence a été rythmée par les rumeurs annonçant le futur départ du Mister. Le tout à cause d'un léger litige avec Della Valle, le propriétaire du club, qui avait souhaité que Prandelli déclare officiellement qu'il ne signerait pas à la Juve la saison prochaine. Emoi du public, articles en tout genre dans la presse, avant que Cesare ne prenne la parole vendredi 2 avril pour rassurer les tifosi: «  Quand on est amoureux, on a parfois l'impression que certaines choses n'ont même pas besoin d'être dites. Et parfois, on se renferme sur soi alors qu'un rien suffirait pour clarifier les choses. Nous sortirons tous plus forts de cet épisode » . Il a également promis que son équipe avait travaillé dur cette semaine, et que ses joueurs avaient bien l'intention de se rapprocher de l'Europe. Tout en rappelant que pour cela, il ne leur restait plus que six journées, en comptant le match contre Parme.

Jimmy Fontana

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
0 0