JO 2012 – Groupe D – Japon/Maroc
Ali Farhat
Le Maroc, c’est le jour et la nuit
Cette équipe olympique du Maroc version 2012 est vraiment étrange. Tantôt capables d’avoir les plus belles inspirations et de réussir les plus beaux gestes, tantôt capables de se trouer dans les grandes largeurs, les Lionceaux de l’Atlas donnent l’impression de vouer un culte à Double-Face. On pourrait évoquer le jeûne observé par certains joueurs, mais il n’y pas que ça. Clairement, les Marocains devront corriger quelques détails s’ils veulent survivre au Japon et entretenir un espoir de qualification pour les quarts de finale.
Houssine Kharja (Maroc)
Cette année, le mois de Ramadan est particulièrement difficile. Ne rien boire ni manger de 3h30 à 21h30 environ, c’est long. Dans certains pays, il faut également compter avec la chaleur. Les joueurs de l’équipe olympique du Maroc ont eu un peu de chance : à Glasgow, la température avoisine la vingtaine de degrés. Supportable pour ceux qui ont décidé de mettre leur foi à l’épreuve plutôt que leur foie, en tombant les pintes de houblon les unes après les autres tout en matant les petits culs à peine recouverts d’un tissu en jean qui pourrait presque faire office de ceinture.
Oui, on a beau être dans un tournoi olympique, certains joueurs marocains ont tenu à observer le jeûne. Cela ne semble pas déranger plus que cela Pim Verbeek, même s’il ne savait pas trop à quoi s’attendre. « C’est un nouveau monde pour moi et je ne sais pas comment [le Ramadan] va influencer mes joueurs. […] Peut-être que la moitié d’entre eux va être fantastique et que l’autre va être désastreuse. […] ça me les choses quelque peu imprévisibles », avait déclaré le coach néerlandais à la BBC.
Tout pour l’attaque…
Sur le terrain, on a vu un peu de tout ça. Globalement, les sujets de Mohammed VI ont fait le jeu face à des Honduriens dont c’était seulement la troisième participation à un tournoi olympique (contre sept pour les Marocains). Devant, il y a eu des choses très intéressantes, notamment avec Zakarya Labyad et Nordin Amrabat qui ne cessaient de changer de côté, avec Bidaoui devant, le tout soutenu par l’ancien Parisien Abdelaziz Barrada. Houcine Kharja, en bon daron qu’il est, surveillait tout ça de loin. Du coup, ça a pressé, pressé, et ça a fini par trouver la faille suite à une très jolie combinaison Bergdich-Labyad-Barrada. Boum.
… et rien pour la défense
On va pas se mentir: le Marocain est joueur. Qu’il ait grandi à Agadir, Oujda ou Rotterdam, le ressortissant du royaume chérifien adore taquiner le cuir. D’ailleurs, les Marocains sont peut-être les joueurs les plus techniques du monde arabe. Robin van Persie lui-même a été élevé "à la marocaine", footballistiquement parlant (cf. So Foot n°94). Le problème, c'est que le Marocain a tendance à bazarder un peu les tâches défensives pour privilégier le spectacle... Exemple avec Zakarya Bergdich. Capable d'envoyer le centre qui amène le but, l’arrière gauche a été catastrophique derrière : problèmes de replacement, prise de risque maximale, une défense contaminée par son absence de sérénité et qui prend deux buts coup sur coup. Zakarya Labyad a beau entretenir l’espoir en égalisant à 2-2, Bergdich plombe l’ambiance dans le salon marocain et laisse ses potes à 10 pendant vingt minutes.
Clairement, le Maroc s’est tiré une balle dans le pied. Alors qu’ils auraient pu s’imposer face à une équipe hondurienne courageuse mais limitée, les Lionceaux ont paniqué et ont galéré pour accrocher le nul. Il faudra éviter de tels errements défensifs face à un Japon aussi tranchant qu’un sabre Kurosawa. En plus, au fond deux, les joueurs savent : s’ils battent les Samurai Blue cet après-midi, le manger et le boire d’après le coucher du soleil seront appréciés à leur juste valeur.
Oui, on a beau être dans un tournoi olympique, certains joueurs marocains ont tenu à observer le jeûne. Cela ne semble pas déranger plus que cela Pim Verbeek, même s’il ne savait pas trop à quoi s’attendre. « C’est un nouveau monde pour moi et je ne sais pas comment [le Ramadan] va influencer mes joueurs. […] Peut-être que la moitié d’entre eux va être fantastique et que l’autre va être désastreuse. […] ça me les choses quelque peu imprévisibles », avait déclaré le coach néerlandais à la BBC.
Tout pour l’attaque…
Sur le terrain, on a vu un peu de tout ça. Globalement, les sujets de Mohammed VI ont fait le jeu face à des Honduriens dont c’était seulement la troisième participation à un tournoi olympique (contre sept pour les Marocains). Devant, il y a eu des choses très intéressantes, notamment avec Zakarya Labyad et Nordin Amrabat qui ne cessaient de changer de côté, avec Bidaoui devant, le tout soutenu par l’ancien Parisien Abdelaziz Barrada. Houcine Kharja, en bon daron qu’il est, surveillait tout ça de loin. Du coup, ça a pressé, pressé, et ça a fini par trouver la faille suite à une très jolie combinaison Bergdich-Labyad-Barrada. Boum.
… et rien pour la défense
On va pas se mentir: le Marocain est joueur. Qu’il ait grandi à Agadir, Oujda ou Rotterdam, le ressortissant du royaume chérifien adore taquiner le cuir. D’ailleurs, les Marocains sont peut-être les joueurs les plus techniques du monde arabe. Robin van Persie lui-même a été élevé "à la marocaine", footballistiquement parlant (cf. So Foot n°94). Le problème, c'est que le Marocain a tendance à bazarder un peu les tâches défensives pour privilégier le spectacle... Exemple avec Zakarya Bergdich. Capable d'envoyer le centre qui amène le but, l’arrière gauche a été catastrophique derrière : problèmes de replacement, prise de risque maximale, une défense contaminée par son absence de sérénité et qui prend deux buts coup sur coup. Zakarya Labyad a beau entretenir l’espoir en égalisant à 2-2, Bergdich plombe l’ambiance dans le salon marocain et laisse ses potes à 10 pendant vingt minutes.
Clairement, le Maroc s’est tiré une balle dans le pied. Alors qu’ils auraient pu s’imposer face à une équipe hondurienne courageuse mais limitée, les Lionceaux ont paniqué et ont galéré pour accrocher le nul. Il faudra éviter de tels errements défensifs face à un Japon aussi tranchant qu’un sabre Kurosawa. En plus, au fond deux, les joueurs savent : s’ils battent les Samurai Blue cet après-midi, le manger et le boire d’après le coucher du soleil seront appréciés à leur juste valeur.
Ali Farhat
Le premier éclair de Zlatan

















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ce que je voulais dire, c'est que le Ramadan cette année, c'est difficile. Observer le jeûne les 3/4 de la journée, c'est long, même s'il ne fait pas chaud pour un mois de juillet.
@Marek Hamsik
Je t'assure que ce n'est pas objectif du tout, je n'ai rien de marocain... C'est juste un constat, à force de regarder des matchs des différentes équipes arabes, que ce soit à l'échelle nationale, continentale ou internationale: en plus d'être à l'aise techniquement, le Marocain aime tenter le geste, même s'il sait qu'il va le foirer. Du moins c'est ce que j'ai remarqué. Si je me trompe, my bad :)
Peace,
Ali F.
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Sinon, il devrait y'avoir un beau match contre le Japon. Attention à la projection en avant des Nippons.
Je suis d'accord, les Marocains sont les plus techniques parmi les pays Arabes ( avec Les Egyptiens)
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C'est l'exigence , du haut niveau , tant qu'on n' aura pas arriver à combiner entre efficacité , rigueur et spectacle , entre déploiement offensif et repliement défensif , nous ne dépasserons jamais le premier tour des J.O , nous ne réussirons jamais à nous qualifier pour une phase finale de coupe du monde et nous ne gagnerons pas une coupe d'Afrique ...
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Mais c'est logique car c'est 'équipe qui bénéficie le plus de la formation néerlandais qui est la meilleure au monde.
y a qu'à voir le Brésil contre la biélorussie pour s'en convaincre
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on est passés à l'heure d'hiver y a une ou deux semaines (avant le ramadan)
(je suppose que) les jours de matchs ils ne font pas le ramadan et ils rattrapent les jours perdus plus tard.
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on joue comme ça au maroc et pis c'est tout! et c'est parfois triste (souvent ces derniers temps)
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Je crois que la botola (championnat marocain) est le seul championnat au monde où l'on préfère les petits ponts aux buts !
On a clairement l'impression, comme dit plus haut,que les lions et les lionceaux souffrent des mpemes maux, bonne qualité technique, volonté de créer du jeu, mais lacunes tactiques, gros manque de rigueur défensive, et absence de réalisme ...
Après, dire qui a été le meilleur techniquement, ça reste difficile à dire ... Et Zidane, on le compte aussi ? ^^
Pour finir, j'ai l'impression (surtout ces derniers temps) que de supporter le Maroc et l'OM, c'est se condamner à être malheureux ... (dédicace à mon pote commentateur shisha ^^)
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