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Le marché rouge

Giroud et Sánchez partis renforcer la concurrence, Mkhitaryan et Aubameyang qui arrivent, Özil prolongé : le mercato d'Arsenal a été agité. Voilà ce qu'il faut en retenir.

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Il existe mille façons de finir une histoire. Celle-ci aurait pu être écrite par Woody Allen, qui a, certes, d’autres linges sales à laver depuis quelques jours, mais qui, en 1971, avait fait dire ces mots à Nancy dans Bananas : « Il me manque quelque chose et je ne sais pas ce que c’est... Cela n’a rien à voir avec le fait que tes dents sont en mauvais état. » Ici, cela va un peu plus loin et cela nous ramène jusqu’à Clairefontaine, au mois de juin 2017 et à ce jour où Olivier Giroud était venu se défendre en personne dans la salle de presse nationale : « Honnêtement, j’ai envie de rester à Arsenal, j’ai encore deux ans de contrat, j’ai envie de gagner la Premier League avec ce club, mais je ne peux me contenter d’une nouvelle année avec un si faible temps de jeu. » Depuis, le septième meilleur buteur de l’histoire de son pays, habitué à voir les projecteurs s’éloigner de son mètre quatre-vingt-douze, s’est encore un peu plus éteint chez les Gunners : une titularisation (face à West Ham, le 13 décembre dernier, ndlr) en 25 journées de Premier League, la Ligue Europa pour se défouler, sept buts toutes compétitions confondues en club pour se consoler, et c’est à peu près tout.


À Clairefontaine, toujours, on avait demandé à Giroud s'il trouvait « le foot injuste » . Lui s’était alors contenté de répondre, lassé, que c’était aussi « aux spécialistes de parfois être plus justes dans les analyses » et que tout ça n’était finalement que le drôle de résumé d’une carrière débutée à Grenoble où Mecha Baždarević, son entraîneur, lui avait glissé qu’il n’avait pas « le niveau de la Ligue 2, et encore moins celui de la Ligue 1 » . Ainsi, Giroud a avancé dans son coin, n’a jamais vraiment pu livrer le fond de sa pensée, mais le faisait autrement : par un regard, un cri de colère, une rage lâchée après un but décisif.

Giroud, carte à jouer


Voilà, cinq ans et demi après son arrivée à Arsenal, Olivier Giroud est parti. Balancé quatorze minutes sur la piste du Liberty Stadium de Swansea mardi soir, où les Gunners ont été déchirés pour la seconde fois consécutive à l’extérieur en championnat (1-3), il paraît qu’Arsène Wenger voulait lui rendre hommage : « C’est un gars qui a rendu un grand service au club, il ne nous a jamais déçus sur le front de l’engagement et nous a sauvés plusieurs fois. Je l’ai fait entrer parce que c’était nécessaire... Son comportement a toujours été classe... C’est un homme d’Arsenal, mais il doit jouer aussi, car c’est un titulaire régulier en équipe de France et les places vont coûter cher. La situation est difficile pour lui, car il a toujours été impliqué à 100% pour l’équipe. » S’il fallait retenir une chose de cette affaire, c’est l’issue : Arsenal a offert à Giroud la sortie qu’il souhaitait, soit Chelsea (pour environ 20 millions d’euros), et surtout Londres. Cet hiver, le Français avait ainsi refusé de rejoindre Everton, car sa femme ne voulait pas quitter la capitale. Mieux : Olivier Giroud représente ce qu’Antonio Conte recherchait depuis plusieurs semaines, un attaquant de grande taille – Crouch, Carroll, Džeko ont été pistés – pour pouvoir s'offrir une alternative tactique à Morata. Ainsi, l’international a une vraie carte à jouer chez les Blues à quelques mois de la Coupe du monde en Russie et retrouvera également la Ligue des champions. C’est déjà ça.

« Maintenant, Aubameyang a un gros défi face à lui »


Revenons maintenant à Arsenal, dont le mercato pose plusieurs questions, mais tire surtout une conclusion : en reprenant le contrôle des affaires à Wenger, la paire Gazidis-Kroenke entend de nouveau faire fructifier la puissance financière du second club le plus puissant du monde en matière de potentiel économique. Sportivement, il faut aussi noter qu’en quatorze jours, les Gunners se sont séparés de leurs trois meilleurs buteurs des cinq dernières saisons (Sánchez, Walcott, Giroud), qu'ils ont renforcé la concurrence – signe d'un recul du club –, mais qu’ils ont aussi récupéré une mitraillette offensive. Oui, si Giroud part, c’est avant tout parce que Pierre-Emerick Aubameyang arrive, contre 63,75 millions d'euros, record du club. Depuis le début de la saison 2015-2016, le désormais ancien attaquant du Borussia Dortmund a claqué 100 buts, soit 45 de plus que n’importe quel joueur de l’effectif d’Arsenal sur la même période. Une nouvelle fois à la peine offensivement mardi soir à Swansea, Wenger n’a pas caché sa joie : « C’est une bonne nouvelle. On a besoin de joueurs pour renforcer notre force offensive, c’est une certitude. Maintenant, il a un gros défi face à lui. Il veut réussir en Premier League. Il a la puissance, la qualité de finition, la vitesse, une grosse capacité physique, tout ce qu’il faut pour réussir en Angleterre. »



Wenger n’a pas tort : Aubameyang, qui a choisi d’enfiler le numéro d’Henry, devrait réussir en Angleterre, mais devrait aussi avoir un temps d’adaptation plus conséquent qu’en Allemagne. Ce recrutement pose aussi un casse-tête sur la table et dans les têtes : comment faire avancer ensemble un carré qui pourrait se dessiner sur une ligne de trois Mkhitaryan-Özil-Aubameyang en soutien d’Alexandre Lacazette ? Ce sera pour demain, la nouvelle du jour étant probablement ailleurs, Arsenal ayant enfin réussi à faire prolonger Mesut Özil jusqu’en 2021, faisant de l’Allemand le joueur le mieux payé de l’histoire du club (350 000£ par semaine). Sur le papier, ça a de la gueule, mais à l’emploi, on se méfie toujours, Arsenal restant Arsenal, et le club n'ayant toujours pas recruté dans des secteurs clés (un milieu axial, des éléments défensifs). Ce mercato marque surtout une bascule : désormais, les Gunners ne peuvent plus se contenter de regarder les autres faire claquer les carnets de chèques, il fallait agir et cela n’est pas forcément de la responsabilité de Wenger, mais plutôt le résultat d’un vaste mouvement interne, entre l’arrivée de Sven Mislintat (débusqué par Gazidis à Dortmund, tiens donc) au recrutement et celle de l’ancien directeur du foot au Barça, Raúl Sanllehi, au poste de directeur sportif en février, un poste absent de l’organigramme depuis le départ de David Dein en 2007. Voilà donc la conclusion d’un coup en trois bandes parfait dont la dernière conséquence aura été le prêt de Michy Batshuayi au Borussia Dortmund jusqu’à la fin de saison. Reprise du jeu, désormais.



Par Maxime Brigand
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