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Le malaise Turan

Le spectacle était hallucinant. Ce soir face à l'Espagne, à chaque fois que le ballon est passé entre ses pieds, Arda Turan s'est fait lyncher par ses propres supporters. Une colère bruyante et impressionnante, mais prévisible et symptomatique d'un torchon qui a très rapidement brûlé entre l'ancienne idole de la Turquie, et ses fans qui le voyaient trop beau avant l'Euro.

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La 65e minute a donc été celle du point de non-retour. Arda Turan récupère un ballon dans son camp sur le côté gauche, commence à le remonter, puis stoppe sa course un peu après le milieu de terrain. Les voix des commentateurs ne peuvent pas le couvrir, le public turc est bel et bien en train de conspuer son capitaine. Une bronca impressionnante, face à laquelle Arda Turan ne peut rien. Démuni, il s'arrête carrément de jouer, pose le pied sur le ballon, puis lève les bras au ciel inutilement. Devant lui, cinq joueurs espagnols ne tentent même pas de monter pour lui prendre la balle. Quelques secondes s'écoulent, avant que Turan ne mette fin à cette situation surréaliste en passant le ballon en arrière à l'un de ses coéquipiers.


La cocotte-minute turque vient d'exploser, et désormais, c'est chaque prise de balle de Turan, même d'à peine une seconde, qui est accompagnée par des milliers de sifflets. À la 70e minute, au moment du remplacement de Selçuk İnan, on apercevra même Turan regarder précipitamment vers le panneau annonçant le changement comme s'il espérait y voir affiché son numéro. Le match est alors plié depuis bien longtemps, et le « nous serons sur le terrain pour gagner, que l'Espagne se prépare à subir un choc » osé par Turan avant la rencontre a manifestement mis les supporters turcs sur les nerfs. Après sa performance triste à pleurer face à la Croatie, voilà qu'il remettait le couvert en n'assumant ni son numéro 10 de leader ni son brassard de capitaine. Impardonnable pour des Turcs qui attendaient sans doute trop de lui.

Éteint depuis Barcelone


Car les sifflets contre Turan montrent au moins une chose, que les Turcs espéraient encore qu'il réalise une grande compétition. Une confiance louable, mais illogique vu l'état de sa carrière. Transféré en grande pompe à Barcelone en juillet 2015, le joueur sait alors qu'il vient de s'offrir 6 mois loin des terrains pour cause de sanction contre le Barça, et que son intégration au sein du milieu blaugrana pourrait ressembler à une odyssée. Pas effrayé, le Turc avait plongé vers la Catalogne les deux mains en avant, et quand est arrivé janvier 2016, il s'est vu cantonné à un rôle de rouage lambda dans la machine de Luis Enrique. Seulement neuf titularisations et deux petits buts en championnat plus tard, le voilà qui porte les espoirs de toute une nation à l'Euro, alors qu'il a été nommé dans le XI des pires joueurs de Liga. Absurde.



Et quand il s'agit de mettre la pression, les bouillants supporters turcs savent faire. Lors de sa prestation catastrophique de vendredi dernier face à la Croatie, Turan avait été remplacé dès la 65e minute par son coach, Fatih Terim, qui s'est encore énervé ce soir au point d'en balancer sa bouteille d'eau encore ouverte à terre. La Turquie se dirige vers un échec cuisant, et sait déjà à qui elle va faire porter le fez. « Je demande pardon au peuple turc. Je n'ai pas bien joué aujourd'hui » , avait-il confessé, piteux, après son match d'ouverture raté. Un mea culpa qui n'avait attendri personne en Turquie, mais Turan tentait encore de maintenir le lien entre le public et lui. Pas sûr qu'il fasse à nouveau cet effort après la rupture de ce soir.

Par Alexandre Doskov
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