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Le Luxembourg éteint le Stadium

Débarqué à Toulouse avec une équipe bricolée, le Luxembourg a arraché le coup d'une vie : un nul héroïque face à une équipe de France sans idée (0-0).

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France 0-0 Luxembourg



Claude Nougaro avait beau avoir un cartable bourré de coups de poing et affirmer qu'à Toulouse, « si tu cognes tu gagnes » , le Stadium est une terre maudite pour l'équipe de France. En mai 2008 déjà, les Bleus étaient repartis de Toulouse avec un 0-0 sans saveur face au Paraguay. Là, l'histoire était différente et deux ou trois fois plus importante : en cas de victoire, les Bleus avaient la possibilité de se rapprocher encore un peu plus de la Russie, quelques jours après un festival donné au Stade de France face aux Pays-Bas. Tout aura été tenté : des frappes lointaines, des têtes, des plongeons dans la surface, absolument tout, soit une trentaine de cartouches envoyées dans les bras d'un Jonathan Joubert, ancien international espoir français, héroïque. Oui, malgré la victoire de la Suède en Biélorussie (4-0) et grâce à un petit point seulement, la France reste en tête de son groupe de qualifications, mais il faut maintenant accepter qu'il y aura donc toujours des soirs sans.

Bandages et manque de rythme


Comme le général de Gaulle, qui dansait sur sa réélection en 1965 en affirmant avoir « vu, de ses yeux, au moins 15 millions de Français » (oui, le grand Charles aimait parler de lui à la troisième personne), Didier Deschamps connaît l'importance des déplacements en province. Après des arrêts à Lens et Rennes, Toulouse était donc l'occasion de palper la cote de popularité sur laquelle semble marcher l'équipe de France depuis plusieurs mois. Démonstration : de la déferlante bleue qui a noyé le Stadium dimanche soir, on retiendra avant tout la chaleur locale et les sourires de gosses prêts à envoyer des coups de latte à l'idée de retourner en cours lundi matin. Puis, les Hells Angels de Deschamps, prêts, eux aussi, à « écraser tous ceux qui se mettront » sur la route qui doit les mener en Russie en juin prochain, sont entrés en piste face à un Luxembourg condamné au bricolage – une dizaine de blessés, cinq survivants du match aller – et finalement privé de son archer Aurélien Joachim, touché aux ischios. Pas bien grave, même avec des bandages, Luc Holtz, le sélectionneur luxembourgeois, ancien joueur de Guy Stéphan à Montceau-les-Mines, avoue « ne pas avoir peur » et s'agite façon Ordralfabétix.


Peut-être avant tout car ses joueurs sont au rendez-vous, que Malget mange Giroud dans les airs, que Vincent Thill ouvre quelques espaces et que David Turpel est tout proche de faire sauter le Stadium en première période. Soixante-douze heures après la victoire éclatante contre les Pays-Bas (4-0), les Bleus peinent à faire sauter une défense solide, avancent sans rythme dans la circulation du ballon et sont obligés de s'en remettre à des étincelles malgré une grosse vingtaine de frappes : un rush solitaire de Kylian Mbappé, MVP du premier acte et ovationné au bout d'une demi-heure de jeu, sauvé par le vétéran Jonathan Joubert ; un coup franc sur la barre de Griezmann ; quelques cartouches lointaines de Pogba ; une belle tentative de Sidibé. Signe de la galère du soir, peu avant la pause, Didier Deschamps sort de son cabanon, ce qui est assez rare pour être souligné, histoire de bouger des latéraux discrets et d'appuyer ses mots de la semaine : « Le haut niveau, c'est confirmer sans cesse. »

Le bidouillage héroïque


Le Luxembourg est en mission, alors l'armée de Holtz ne s'offre qu'une dizaine de minutes pour souffler. Bizarrerie : l'équipe de France, elle, revient comme elle est repartie. Djibril Sidibé et Laurent Koscielny titubent alors que N'Golo Kanté, encore très bon dimanche soir, doit boucher les trous comme on éclaterait les taupes dans un jardin de campagne. On touche l'heure de jeu, Griezmann vient de griller une nouvelle cartouche, et Deschamps repasse derrière le bar : Mbappé et Giroud rangés, le sélectionneur français sort sur la table du Lacazette et du Coman au Stadium. Luc Holtz, lui, profite de l'instant pour resserrer le barbelé avec Gerson Rodrigues et Danel Sinani, alors que Joubert s'allonge sur une tête de Sidibé.


Derrière ses pointillés, la chemise trempée, Holtz le sait : ce qu'il tient dans ses mains est un exploit. Ou surtout l'histoire d'un bidouillage héroïque avec Chris Philipps, habituel milieu défensif au FC Metz, impérial derrière aux côtés de Malget et un groupe qui plie sans rompre, à l'image d'une frappe de Lacazette sauvée sur la ligne à vingt minutes de la fin et d'une tête sur la barre de Paul Pogba sur une énième secousse. Mieux, sur un contre en solitaire, Gerson Rodrigues s'en va toucher le poteau gauche de Lloris. Le bateau bleu est en pleine tempête, Deschamps lance Fekir, mais cette soirée tourne mal, comme lors des pires angoisses de l'Euro 2016, alors que Pogba s'embrouille avec Martins. Trop tard, le Luxembourg a réussi son coup. Le coup d'une vie.

Par Maxime Brigand, au Stadium
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