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Le labo du professeur Batista

A deux semaines du levé de rideau de la Copa América face à la Bolivie, l'Albiceleste vise l'union sacrée tout autant que l'alchimie collective, avec Sergio Batista aux manettes.

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Depuis une dizaine de jours, les véhicules stationnés dans le centre-ville de Buenos Aires accumulent une pellicule de cendres échappées du volcan chilien de Puyehue. Dans les locaux de la fédération argentine, cela fait dix-huit ans, une éternité, que les trophées prennent la poussière. Début juillet 1993, un mois après qu'une autre équipe albiceleste complète sa vitrine avec la coupe aux grandes oreilles, l'Argentine s'offre le scalp du Mexique grâce à deux flèches de Batigol (2-1) et monte pour la dernière fois sur un podium international avec la seleccion mayor. De quoi nourrir l'expectative au pays des recordmen de la Copa América (14 titres, tout comme l'Uruguay) - qui recevra le tournoi pour la première fois depuis 1987 - et s'affiche comme le favori numéro un, même si Batista a réclamé « plus de soutien que de pression » de la part de ses compatriotes. Attendu au tournant, Messi se dit immunisé. « En Argentine, le football se vit avec énormément de passion. Nous (les joueurs), on ne voit pas ça comme de la pression, mais plutôt comme une exigence » , assure la Pulga, pour qui, « il n'y a rien de plus beau que de disputer ce tournoi dans (son) propre pays » .

Messi + jeu du Barça = succès

Soyons clair : dans cette nation où le football est partout, Batista survivrait mal à un échec cuisant, même s'il compte se servir de ce rendez-vous comme d'un laboratoire pour la Coupe du Monde 2014, à l'instar d'Aimé Jacquet à l'Euro 96. Pour parvenir à ses fins, l'ancien milieu de terrain à la barbe foisonnante part d'un concept simple : Barcelone étant la meilleure équipe du monde, possédant lui aussi sous la main le meilleur joueur de la planète et leader de cette invincible armada, quelle meilleure référence technico-tactique que celle des Blaugranas ? Adepte du jeu catalan, Batista sermonne ses fidèles afin qu'ils adoptent la passe comme religion et portent le pressing comme leur croix, prêchant jeu en triangle et circulation de balle comme d'autres prêchent la bonne parole.

Ces derniers jours, le champion du monde 86 s'est attaché à dessiner la formation qui affrontera la Bolivie à La Plata le 1er juillet, en ouverture de la Copa América. Dans son 4-3-3 à la sauce Guardiola, Agüero et Tévez - revenu miraculeusement dans ses petits papiers après une mise au point entre les deux hommes alors que l'Apache était soupçonné d'avoir esquivé l'amical contre le Brésil en fin d'année dernière - se disputent le poste d'ailier gauche (pour mieux repiquer dans l'axe) autour de l'inamovible Messi, secondé à droite par tantôt par Lavezzi, tantôt par Di Maria. Inamovible certes, mais pas immobile dans le schéma de Checho.

Le tango des attaquants

Ces derniers jours, le sélectionneur a aussi parfois fait reculer Messi d'un cran pour mettre Diego Milito et Gonzalo Higuain en pointe, histoire de souligner, si cela était encore nécessaire, l'infinité de solutions dont dispose l'attaque albiceleste. Dans les cages, Romero tient toujours la corde devant Carrizo, tandis que la confrérie des « Z » (Zanetti et Zabaleta) occupe les couloirs et encadre le duo Gaby Milito-Nicolas Burdisso. Mascherano, qui se dit prêt à dépanner dans l'axe de la défense comme en fin de saison avec le Barça, jouera néanmoins bel et bien le rôle d'essuie-glace qu'il affectionne, posté en point d'ancrage devant l'arrière-garde. Javier Pastore et Lucas Biglia se succèdent pour le moment à l'entraînement sur le flanc gauche du milieu en lieu et place de Cambiasso (de retour de blessure, l'Intériste réalise des exercices en marge du groupe), qui devrait compléter le onze de départ aux côtés du Valencian Ever Banega, décalé sur la droite.


Première victime du repositionnement de Messi, Higuain se montre, à l'instar du reste de l'effectif, « satisfait du schéma » mis en place par Batista, qui affiche un bilan positif (six victoires, trois nuls et trois défaites) depuis sa prise de fonction il y a moins d'un an, notamment contre des poids-lourds comme l'Espagne (4-1), Brésil (1-0) et le Portugal (2-1). Batista, qui a passé en revue plus de quatre-vingt joueurs (!) durant cette période, devrait dévoiler la liste définitive des vingt-trois dans la foulée de la rencontre amicale face à l'Albanie de Lorik Cana, lundi prochain.

Florent Torchut, à Buenos Aires

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