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Le Kosovo est là, mais où sont ses joueurs ?

Ce lundi, la sélection du Kosovo écrit une grande page de son histoire en se déplaçant en Finlande, puisqu’il s’agit de son premier match en éliminatoires d’une grande compétition. Pourtant, le flou autour de l’équipe est encore complet.

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« Nous avons parlé, et il a dit qu'il ne voulait pas jouer contre son pays natal. C'est une situation compliquée et je respecte sa décision. » Hans Backe, le sélectionneur de la Finlande, est bien embêté. Son milieu de terrain Përparim Hetemaj, international depuis 2009, refuse d’être aligné ce lundi soir face au Kosovo. Né à Srbica en 1986, il a encore l’espoir de changer de sélection, et de rejoindre les rangs de la toute nouvelle équipe kosovare. Mais s’il n’en fait pas encore partie, Hetemaj symbolise à lui seul toute la complexité de la sélection kosovare, combative et pleine de bonne volonté, mais également désorganisée et encore à l’état de fœtus. Car à l’heure de disputer ses premiers éliminatoires pour une compétition internationale, le Kosovo ne sait toujours pas quels joueurs pourront défendre ses couleurs.

Toujours pas de stade


Que ce fut long. Dix ans après la première rencontre entre Fadil Vokrri (l’actuel président de la Fédération kosovare) et Sepp Blatter, huit ans après l’indépendance du petit État balkanique, et après deux ans de matchs amicaux autorisés par la FIFA, le Kosovo est désormais un membre à part entière de l’UEFA et de la FIFA. Il a été admis à l’instance européenne le 3 mai dernier, et à l’instance mondiale le 13 mai. Ce qui signifie qu’il peut participer aux éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Sauf que le tout jeune pays est encore en chantier. Dès lors, logique que ses infrastructures liées au football le soient aussi. Même si son aventure dans le groupe I commence par un déplacement en Finlande ce lundi, la Fédération ne sera pas prête le 6 octobre prochain pour accueillir la Croatie. Le stade de Pristina ne répond toujours pas aux normes de l’UEFA. Il ne peut donc pas accueillir de rencontres internationales pour le moment. Il devrait être prêt d’ici juin prochain si tout se passe bien. En attendant, le Kosovo devra recevoir en Albanie.

Mais le principal problème n’est pas là. À l’heure actuelle, le Kosovo ne sait même pas quels joueurs vont être susceptibles de composer son effectif dans les mois à venir. Depuis trois ans, Albert Bunjaki, le sélectionneur, sillonne le monde pour convaincre des joueurs d’origine kosovare de rejoindre l’équipe, afin de former quelque chose de cohérent. S’il est allé jusqu’en Russie, en Chine ou même en Malaisie, c’est bien sûr en Suisse qu’il a enrolé le plus de recrues (Denis Markaj, Kristian Nushi, Alban Pnishi, Imran Bunjaku, Mergim Brahimi, Hekuran Kryeziu…). Ce ne sont pas vraiment de grosses stars, mais c’est un début, et elles ont le mérite de constituer la base de l'effectif. Pour ce qui est des joueurs qui ont déjà été sélectionnés avec un autre pays, l'affaire est bien plus délicate. Le règlement de la FIFA est clair est net : il est interdit de changer de sélection nationale si l’on a déjà disputé un match sous les couleurs d’un pays.

Des dérogations au cas par cas


Toutefois, le cas du Kosovo est sans précédent. Comme la plupart des joueurs ont été sélectionnés avant même que le Kosovo ne soit un membre de la FIFA, Fadil Vokrri a demandé une dérogation. Dérogation acceptée par l’instance mondiale qui examine cependant les demandes au cas par cas. « Les demandes de dérogation sont actuellement en attente et sont examinées » , a récemment déclaré la Fédération internationale, sans donner de délais précis. Résultat, si certains sont parvenus à leur fin, comme les Norvégiens Valon Berisha et Bersant Celina, d’autres poireautent encore désespérément, suspendus au verdict de la FIFA. C’est notamment le cas de quatre Albanais présents à l’Euro 2016, du Finlandais Përparim Hetemaj donc, du Suédois Arber Zeneli, mais aussi d'Adnan Januzaj, l'ancienne next big thing du football belge. Plus le joueur a la cote, plus cela se complique, les fédérations que les joueurs ont représenté ces derniers mois faisant pression auprès de la FIFA.


Récemment, la nouvelle recrue d’Arsenal Granit Xhaka a expliqué qu’il restait en Suisse, à contre-cœur. « Dans son règlement, la FIFA indique qu'un joueur qui a été aligné durant l’Euro n'a plus la possibilité de changer d'équipe. Nous n'avions pas reçu cette information. Nous aurions dû être informés avant l'Euro. La Fédération kosovare n'était pas non plus au courant et elle aurait dû se renseigner auprès de la FIFA et de l'UEFA après son intégration » , a-t-il expliqué à un journal kosovar. Une explication non confirmée par la FIFA. Son compatriote Xherdan Shaqiri laisse quant à lui toujours planer le doute. Bref, un flou total sur qui est sélectionnable et qui ne l'est pas. À tel point que le coach Albert Bunjaki a dû composer deux listes pour affronter la Finlande. Une de quinze joueurs absolument sûrs de pouvoir jouer, et une autre de onze joueurs qui attendent toujours la décision de la FIFA. Hans Backe est peut-être embêté, mais ce n'est rien comparé à son homologue du soir.

Par Kevin Charnay
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