En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 7 Résultats Classements Options
  1. // Copa América Centenario – Argentine – Retour

Le Judas du Messi

Après une nouvelle finale perdue face au Chili (0-0, 4-2 tab) ce lundi, Lionel Messi a annoncé qu'il mettait un terme à sa carrière internationale. Le plus grand joueur de son temps a été poussé à bout par son peuple et par un ange déchu. La pression a triomphé du talent.

Modififié
« C'est dur. Je pense que l'équipe nationale et moi, c'est fini... C'est la quatrième finale que je perds, la troisième de suite. » Lionel Messi n'a sans doute pas les idées claires. Ses yeux sont embués par les larmes amères d'une défaite cruelle. Une défaite à laquelle beaucoup veulent apposer son nom. Comme s'il en était le principal responsable. Son tir au but manqué en fait un coupable tout trouvé. L'éternel rengaine peut refaire surface, les sourires narquois qui l'accompagnent aussi : « De toute façon, Lionel Messi est nul en sélection. Il restera toujours en dessous de Maradona. » Comme un enfant unique trop gâté un soir de Noël, le peuple argentin est déjà lassé du jouet dernier cri. Pire, il l'a même déjà cassé, en le jetant par terre et en en réclamant un nouveau. La retraite internationale de Lionel Messi n'est pas seulement une triste nouvelle pour ses fans du monde entier, c'est une triste nouvelle pour le football argentin, qui semble ne même pas se rendre compte de ce qu'il a perdu. De ce dont il est coupable : avoir brisé un génie.

Intransigeants


Lionel Messi a manqué son tir au but, soit. Diego Maradona en a raté avant lui. D'autres en rateront après lui. Pourtant, la Pulga pleure dans le rond central, s'en va sur le banc, fuit ses coéquipiers, essaye de se cacher des regards du peuple argentin qui lui en veut. Si Lionel Messi est trop souvent sous le feu des critiques, il n'est pas assez remercié pour ses accomplissements. Pour perdre trois finales en deux ans, l'Argentine a d'abord dû les disputer. Et bien souvent, c'est Lionel Messi qui hissait l'Albiceleste jusqu'au dernier pallier. C'était encore une fois le cas lors de cette Copa América Centenario. Car si la Pulga est moins bonne en sélection qu'en club, ne serait-ce pas simplement qu'elle est bien moins entourée ? Si Lionel Messi est plus performant en club, que dire de ses coéquipiers en attaque, Sergio Agüero, Ángel Di María et Gonzalo Higuaín ? Encore une fois, Lionel Messi a dû encaisser la pression du peuple argentin seul. Et quelle pression. On a tout simplement demandé à Lionel Messi d'être exemplaire au sein d'une équipe poussive, de laver l'honneur d'une Fédération corrompue jusqu'à la moelle, de rendre heureux un peuple qui n'a que cesse de le rabaisser et de le comparer à un joueur d'une autre époque. O tempora, o mores !

L'Ennemi de l'intérieur


Au final, le peuple argentin n'a sans doute que suivi la parole de son Dieu, Diego Maradona. Lui aussi a sa part de responsabilité dans la démission de Lionel Messi. Avec ses sorties médiatiques à répétition, Maradona n'a eu de cesse de rajouter de la pression sur les épaules d'une équipe qui avait besoin de tout sauf de ça. « Bien sûr que nous allons gagner dimanche ! Et si nous perdons, qu'ils ne rentrent pas » , déclarait-il par exemple quelques jours avant la finale. « C'est une bonne personne, mais il n'a pas de personnalité. Il n'a pas la personnalité pour être un leader » , glissait-il à Pelé quelques jours auparavant. On ne peut pas croire que Maradona n'est pas au courant de l'importance de ses mots auprès du public argentin. Il est leur Dieu et il semblerait bien qu'il soit prêt à tout pour le rester. Même à briser le moral de son successeur défini. Comment Paul Pogba pourrait par exemple gérer la pression si Zidane en personne le descendait en public ? Pour l'Argentine et pour le football en général, il serait bon que Lionel Messi revienne rapidement sur sa décision. À l'inverse, il serait bon que Diego Maradona arrête une bonne fois pour toutes d'essayer de le déstabiliser.

Par Gabriel Cnudde
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Hier à 23:00 L2 : Les résultats de la 21e journée 3
Hier à 15:55 L'entraînement extrême des gardiens du Dock Sud 20 Hier à 13:45 Le gouvernement italien veut intégrer les migrants par le foot 33 Hier à 11:55 Tévez : « En Chine, j'étais en vacances » 81
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
lundi 15 janvier La Fondation Lionel Messi pas très utile selon les Football Leaks 40