Le Journal des Losers

S'intéresser au PSG aurait été trop facile, alors Louis Saha, Petr Cech et le Bayer Leverkusen viennent remplir les pages du journal des losers. Trois projets inachevés.

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La dépêche est tombée lundi à 14h20 : « Les examens pratiqués ont révélé une lésion musculaire à la cuisse gauche. Elle oblige Louis Saha à déclarer forfait pour la rencontre amicale France/Espagne programmée mercredi au Stade de France » . Avant même cette officialisation du forfait, la seule incertitude concernant le futur en Bleu de l'avant-centre en porcelaine résidait, de toute manière, uniquement sur la date où son corps craquerait. Pendant France/Espagne ? A trois semaines de la Coupe du Monde ? Ou lors du dernier entraînement avant France-Uruguay ? Mais, en grand spécialiste du genre, Petit Louis a pris tout le monde de court en effectuant son geste préféré en Bleu dès lundi : faire constater sa blessure. Avec un corps qui répond, Saha serait devenu une légende à MU, un titulaire indiscutable en Bleu, et aurait son siège personnalisé au stade Saint-Symphorien. « A propos de Saha, je ne sais juste plus » avait déclaré Alex Ferguson après une nouvelle rechute du meilleur avant-centre français (quand ses deux jambes sont valides). En toute logique, Sir Alex a vu en Michael Owen le remplaçant idéal de Petit Louis. Sauf qu'avant de devenir le plus célèbre patient anglais, l'avant-centre de poche avait remporté un Ballon d'Or, Saha, lui, en était encore aux balbutiements de son ascension, à Fulham.




Cech le maudit



Petr Cech est peut-être le meilleur gardien du monde. Il siège en tout cas au sein du top 5. Mais Petr semble avoir quelques réticences devant l'idée de victoire, de triomphe, peut-être a-t-il peur de s'y perdre, de s'éloigner du vrai, ou de connaître l'ivresse des sommets. Déjà à Rennes, il avait sabordé l'une des rares opportunités des Rouge et Noir de soulever un trophée en relâchant un ballon devant Djibril Cissé en demi-finale de Coupe de France (2-1 pour Auxerre). Dans une compétition légèrement plus relevée, il avait offert l'égalisation à la Turquie (Nihat, 86e) en quart de finale de l'Euro et coulé le navire tchèque. Rayon blessure, il vient d'élargir la banque de données des blessures stupides : après avoir failli mourir en se prenant le genou d'un joueur de Reading, il se déchire le mollet sur un simple dégagement mercredi face à l'Inter. Son remplaçant se nomme Hilario, un clown. Pour la première fois depuis 1965, l'Inter va éliminer un Grand d'Europe. Et Cech y sera pour quelque chose, malgré lui.




Plus qu'un « n » les sépare



Carsten Ramelow a été tout proche de soulever la C1. Ca fait froid dans le dos, mais si Zidane n'avait pas sorti une volée tombée du ciel, le Bayer Leverkusen aurait pu être sacré champion d'Europe. Il avait d'ailleurs plutôt dominé la finale de 2002. En réalité, le Bayer, ne gagne presque jamais rien, même pas un championnat d'Allemagne. En 2002, ils en étaient tout proches, comme de la C1, mais sont allés se suicider lors de l'avant-dernière journée, à Nuremberg. Pour ne pas faire les choses à moitié, ils avaient aussi laissé filer la finale de Coupe d'Allemagne face à Schalke, d'autres losers de la Ruhr. Dans la foulée, leur meneur de jeu, Michael Ballack, avait également perdu la finale de la Coupe du Monde. Cette saison, la malédiction Leverkusen semble se prolonger. Sans même avoir perdu un match, le club de la Ruhr, leader depuis la huitième journée, vient en effet de se faire passer par le Bayern Munich, après un piètre match nul et vierge à domicile face à Cologne, pensionnaire des bas-fonds de la Bundesliga. Décidément, en matière de désillusion, le Bayer dispose d'un savoir-faire qui n'a rien à envier à Poulidor.

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A Rennes, le grand Petr n'avait aucunement relâché un ballon devant le Djib'... c'est le tatoué qui, venu à sa rencontre sur un ballon aérien, avait effrayé les 1m97 du gardien Cech (ce qui peut se comprendre) et avait réussi à placer sa tête au-dessus des immenses bras du non-casqué de l'époque...
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