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Le jour où Weah est parti en coast to coast

L'attaquant libérien avait cette capacité à marquer des buts rarement banals, le plus marquant est sans aucun doute celui inscrit contre le Hellas Verone il y a vingt ans. Les protagonistes de l'époque se souviennent.

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« Allo ? Oui ? Euh, c’est un canular téléphonique ? » C’est la première réaction de Diego Caverzan lorsqu’on lui demande d’apporter son témoignage sur ce but légendaire. « Si vous saviez le nombre d’amis qui me chambrent avec ça. Depuis vingt ans, je suis Caverzan, celui du but de Weah » , s’esclaffe-t-il. Et pourtant, ce n’est pas lui qui a eu le pire rôle de figurant dans cette scène qui a marqué l’histoire du football. Le délit a eu lieu à la 85e minute d’une rencontre Milan-Hellas Verone comptant pour la 1re journée de la Serie A édition 1996-97. Les Rossoneri mènent 2-1, corner des Véronais mal tiré par Alessandro Manetti, Big George contrôle le ballon dans sa propre surface et se lance dans une chevauchée de quatorze touches de balle en 85 mètres et quatorze secondes. Un parfait alliage de technique, légèreté, résistance et cynisme. Le monde est à ses pieds.

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« On était pourtant bien en place... »


Gigi Cagni avait préparé la rencontre minutieusement, avec cette science tactique qui l’avait distingué lors de sa précédente expérience à Piacenza. Ce jour-là, le Hellas fait son retour en Serie A après quatre saisons d’absence et débute face au champion en titre. Tabárez, qui a succèdé à Capello, n’a pas encore les idées claires. Il y a un coup à jouer. De fait, à la pause, le promu rentre aux vestiaires sur le score de 1-0. Totò De Vitis a su profiter d’une mésentente entre Sebastiano Rossi et Billy Costacurta, mais Marco Simone se déchaîne et inscrit deux buts en deuxième période, Weah étant l’auteur de la passe décisive sur le second. Les minutes s’égrènent, mais les visiteurs sont encore dans le coup et obtiennent un corner intéressant. L’entraîneur à moustache témoigne : « On était pourtant bien en place, équilibrés. Eux étaient tous dans leur surface, en couverture, nous avions gardé le libéro et le milieu axial sur la ligne médiane. Tout était carré à part la distance un peu trop grande entre ces deux-là. » Caverzan lui fait écho : « Les joueurs de tête étaient montés, moi j’étais à l’entrée des 18 mètres, du point de vue de l’organisation défensive, il n’y avait rien à redire. » L'arrière gauche est l'opposant le plus proche lorsque le Libérien exécute le premier bon geste, un amorti contrôle orienté qui le met dans la direction du but. Attention danger.

« Pourquoi ne l’ont-ils pas descendu ? »


Weah a le champ libre et galope, l’ancien défenseur continue de rembobiner : « Je le contrôlais à distance, car il y avait Eranio qui partait sur la droite. J’ai donc fait un mouvement en diagonale pour obstruer la ligne de passe et le contraindre à rester dans l’axe. » L’ancien ailier du Milan se souvient également : « Je venais d’entrer en jeu depuis deux minutes. J’étais frais, je le suis pendant tout le trajet, bien démarqué. Il aurait dû me la mettre et faire un appel dans la profondeur. S’il ne va pas au bout, il y a à redire sur son choix, et puis ça lui aurait économisé de l’énergie ! » Caverzan poursuit : « Bon, je me suis dit que mes coéquipiers allaient le stopper. Du coup, je marque un petit temps d’arrêt, et c’est là que ça se joue. » Colucci le presse derrière, Fattori pose un tacle devant. Le numéro 9 bénéficie d’un rebond favorable et s’en sort avec une demi-roulette. Cagni suit tout cela du banc de touche : « Je n’y croyais pas. Pourquoi ne l’ont-ils pas descendu ? Mais sportivement hein, une faute tactique. Ça, ça a été la plus grosse erreur. » Weah résiste et repart de plus belle : « À ce moment-là, il est presque à l’arrêt, puis il redémarre et met tout le monde dans le vent, notamment Corini qui se prend un grand pont. Moi, je reviens sur lui, mais c'est trop tard » , conclut Caverzan. Plat du pied sécurité du droit malgré la bonne sortie à ras de terre du portier Gregori. Petit filet. But.

« Un mélange d’énervement et de rire »


Le grand George est fou de joie et prend même un jaune pour avoir trop exulté, mais en zone mixte, il est beaucoup plus calme : « Pour trois raisons. D'une, ce n’était pas un grand expressif hors terrain. De deux, c’était tellement normal pour lui de faire quelque chose d'anormal. Même nous, on s’attendait à ça de sa part. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il se préparait à l’entraînement, mais dès qu’il voyait que le marquage était laxiste, il s’engouffrait dans les espaces. Et de trois, c’est un match qui finit 4-1, il faut donner le juste poids à ce but même s’il est absolument extraordinaire » , décrypte Eranio. En effet, quelques minutes plus tard, Baggio donne le coup de grâce, bien servi par... Eranio : « Et cette fois, j’ai pu faire ma passe décisive » , s’amuse ce dernier. Côté Vérone, Cagni ne tournera pas le couteau dans la plaie : « Je n’ai pas pourri mes joueurs, je crois même que j’ai pris ça sur le ton de la rigolade. C’était un ensemble d’émotions, un mélange d’énervement et de rire. Je n’en ai pas fait tout un plat en séance vidéo, on a fait passer ce but comme quelque chose d’exceptionnel qu’on aurait juste dû affronter un peu différemment. » Une façon comme une autre d'entrer dans l'histoire, comme onze ans plus tôt, lorsque les Gialloblù avaient déjà été les spectateurs privilégiés d'un coup de génie.

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Par Valentin Pauluzzi
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