Le jour où tout le monde a cru que Luc Besson allait investir au Paris FC

Bien aidé par le SC Bastia, le Paris FC est de retour en Ligue 2. Une nouvelle page pour le club francilien, à l’ambition capitale. Une page qui aurait pu commencer il y a six ans avec un mec doué pour écrire de belles histoires. Juin 2011, la bombe est lâchée : Luc Besson va s’offrir le Paris FC. Incarnation de la réussite française, cinéaste à succès et surtout millionnaire, le Parisien de naissance serait tombé amoureux du grand bleu des maillots du PFC. La rumeur enfle, la presse s’emballe. Un peu trop. En réalité, le réalisateur n’a jamais voulu dépenser un centime pour le foot. D’ailleurs, il n’y connaît absolument rien. Retour sur le jour où Luc Besson n’a pas du tout voulu acheter un club de foot.

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31 juin 2011, siège d’EuropaCorp, studio de cinéma fondé et détenu par Luc Besson. Entre deux tournages, le réalisateur français a donné rendez-vous aux dirigeants du Paris FC, Guy Cotret et Pierre Ferracci. Un an après l’approche de Bernard Tapie, une autre grande figure française se positionne pour le rachat du PFC et va enfin en faire le deuxième club de la capitale. Même si, pour l’heure, un léger contretemps pousse EuropaCorp à retarder la réunion. C’est en tout cas ce que croit savoir la presse francilienne. En réalité, cette rencontre n’aura jamais lieu. Pire, elle n’a jamais été prévue, puisque qu’en vérité, Luc Besson n’a aucune intention de racheter le Paris FC.

Un imbroglio médiatique parisien


À l’époque, le PFC vient de terminer sa saison dans le ventre mou de National, à une douzième place loin des objectifs de montée clamés par le club malgré « la meilleure équipe de l’ère moderne du club  » selon le président Cotret. Bref, une fois de plus, le PFC a déçu. Décidé à jouer dans la cour des grands, le Paris FC reste un Minimoy dans l’ombre du PSG. Une situation appelée à changer. C’est dans ces conditions que naît la folle rumeur de l’intérêt prononcé de Luc Besson pour le club. La presse est unanime et formelle, le Frenchie d’Hollywood s’apprête à racheter le PFC dans un projet porté par Yassine Belattar, humoriste en pleine ascension. Très vite, le nom de Pape Diouf circule aussi. Tout s’emballe, l’affaire est pliée. Puis, badaboum, plus rien. La fameuse réunion censée conclure le deal sonne en vérité son clap de fin. Ou plutôt l’absence de cette réunion. « C’est moi qui organisais les rendez-vous avec le club à l’époque, donc je peux affirmer que cet épisode est de la pure invention. Il n’a jamais été question de ça » , témoigne Yassine Belattar.


Après la nouvelle de cette rencontre avortée, EuropaCorp met définitivement les choses au clair dans un communiqué : « Nous démentons toute intervention de Luc Besson au sein du Paris FC. Toute idée d’investissement est complètement fausse. Il n’en a jamais été question. Jamais Luc n’investirait dans un club de football. Les seuls contacts entre Luc et le Paris FC, c’était dans le cadre de la fondation Luc Besson. Nous démentons totalement. » La suite, c’est Yassine Belattar qui l’explique : « Les rumeurs d’investissements ont été inventées. Il ne connaît pas le foot, donc c’est faux. Il n’a jamais pensé ou désiré investir dans le foot. Moi, je voulais reprendre le PFC à l’époque, je cherchais un appui moral que j’ai trouvé en lui. » Là est le cœur de l’imbroglio médiatique. Le véritable candidat au rachat du Paris FC est en fait Yassine Belattar, qui cherche simplement des soutiens de poids. Le jeune humoriste pense alors à Besson : « Parce qu’on était en pleine construction de sa cité du cinéma en Seine-St-Denis, où il investissait beaucoup. J’ai compris qu’il avait la même vision et surtout les mêmes projets que moi pour la banlieue et son développement, son évolution. » Une alliance de circonstance.

Oxmo Puccino, Pape Diouf et dauphins


Une démarche mal expliquée à l’époque, que détaille aujourd’hui Yassine : « L’idée, c’était d’acheter le PFC et de mettre des amitiés autour comme Besson ou Oxmo Puccino, de leur faire porter le maillot et de montrer le club. Sauf que le nom de Luc est tellement énorme, surtout par rapport au mien, que ça en a excité plus d’un. "Luc Besson rachète le PFC" c’est beaucoup plus élégant que Yassine Belattar. » À l’heure du bilan, Belattar accuse donc la presse parisienne de s’être emparée d'un sujet qu'elle ne maîtrisait pas du tout. « Ça fait partie de la vie médiatique footballistique. Luc n’est pas au courant du quart de l’affaire. J’ai été pris par cette enflammade, et le journaliste en question a continué à raconter n’importe quoi. » Une situation qui sonne la fin de l’entente entre Belattar et Besson, qui, lors d’un dîner au resto, annonce à Yassine qu’il ne peut plus le soutenir moralement à cause de ces rumeurs. La faute notamment à la capitalisation en bourse d’EuropaCorp, dont l’action pourrait s’écrouler à cause de telles rumeurs.


Un coup dur pour Yassine, qui garde néanmoins un bel atout dans sa manche : Pape Diouf. L’ancien président de l’OM faisait, lui, bel et bien parti intégrante du projet. « Je l’ai sollicité pour mon projet initial au PFC, il était d’accord, mais on avait du mal à trouver le financement. À l’époque il a failli récupérer le PFC, et si ça avait été fait, aujourd’hui le club serait aux portes de la Ligue Europa. » Un vrai faiseur de miracles, ce Pape. Mais aujourd’hui, Yassine reconnaît que la venue d’un tel président était disproportionnée pour le PFC de l’époque. Passé entre-temps par l’AJ Auxerre, l’humoriste est enfin parvenu à intégrer Paris FC en tant que conseiller du président. Aujourd’hui, il se prépare à nouveau à entrer dans le capital du club, en toute discrétion pour ne pas ternir son image d’humoriste : « Ma notoriété sera toujours au service du club. Mon entrée dans le capital se fera prochainement, discrètement et surtout avec plus de maturité qu’en 2011. À l’époque, je voulais faire parler de moi, c’était réussi. » Six ans plus tard, l’humoriste a retenu la leçon et clarifie définitivement la situation : « Luc a d’autres priorités d’investissements que le foot, l’écologie par exemple. Il est bien plus proche des dauphins que de Ronaldo. » Bientôt un remake de Sauver Willy ? C’est bien connu, Luc Besson aime le grand bleu.

Par Adrien Hémard Tous propos recueillis par Adrien Hémard.
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Dans cet article

pointu_du_gauche Niveau : CFA2
Besson ne recule vraiment devant rien. Faire de Laureline un banal personnage secondaire est innommable, surtout que l'actrice blonde qui l'incarne est moche à force de faire la gueule.
Ce mec salit tout ce qu'il touche, massacrant allègrement le travail de grands artistes comme Tardi ou Moebius, et maintenant de Christin.
Il mérite la mort, coupé de multiples fois par les planches originales des auteurs qu'il a bafoués, ou éperonné par les rostres des pauvres dauphins captifs dans sa baignoire.
LesSeinsDeRomaneBohringer Niveau : CFA
Amen.
l'hiverpoule Niveau : Loisir
Espèce de blaireau ! " Il mérite la mort blablabla" ... J'vais pas pouvoir t'expliquer à quel point Besson est un grand Monsieur du cinéma parce que tu as l'air tellement fermé d'esprit. Par contre, un film se juge en tant que film, pas en tant qu'adaptation .. pour la simple et bonne raison que 3 lignes de texte ou 1 dessin peuvent être d'une complexité folle à mettre en scène au 7 e art. De plus, un cinéaste qui fait une adaptation a le droit de prendre de la distance, de ré interpréter, d'adapter mot pour mot, de rajouter, de supprimer des trucs ... "Ce mec salit tout ce qu'il touche" .... TA GUEULE
 //  12:12  //  Aficionado du Togo
Note : -1
et alors depuis nikita, besson s'est un peu perdu dans des mauvais films c'est tout, arthur les minimoys, lucy et maintenant valerian. Quand c'est un pas un bon film il faut le dire c'est pas parce qu'il est un réalisateur français qui fait du chiffre qui faut se casser le dos en courbettes. Sinon je lui préfère Richet et Siri dont on parle beaucoup moins.
Roberto Larcos et Marc Oversaturn Niveau : DHR
Juste parlé de taxi aurai suffi
l'hiverpoule Niveau : Loisir
Taxi il produit, il ne les réalise pas. Le but: Faire des films moyens qui vont marcher, pour utiliser l'argent et ensuite faire ses propres projets, sans avoir un producteur pour lui casser les couilles. Mais allez y, continuez ..
Le keltois Niveau : CFA2
Alors Besson a tout de même écrit également les scénarios des trois premiers Taxi, en plus de les produire.

Même si je suis plutôt pas d'accord avec le commentaire un peu trop virulent de pointu du gauche, car pour moi Besson c'est aussi le 5ème élément, Nikita, le grand bleu et Léon. Et un mec qui a fait ces films ne peut pas être devenu la pire des buses. Et perso, j'attends avec impatience d'aller voir Valerian.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 2
Besson a toujours été un gros ado. Ce qui est amusant chez lui, c'est qu'il était bien plus mûr à ses débuts (Le Dernier Combat, Nikita) qu'aujourd'hui. Je vois ça aussi chez Tarantino ou Peter Jackson, mais même un Zack Snyder, c'est dire... Des adulescents qui se sont débarrassés de toute contrainte (et c'est regrettable car c'est la contrainte qui les poussait à dépasser leurs fantasmes pubères), et qui ne jurent plus que par le ludique, le devenir-hochet du cinéma. Ces mecs se sont battus pour obtenir la liberté de retourner jouer dans leur chambre sans demander la permission à papa.
Roberto Larcos et Marc Oversaturn Niveau : DHR
l'hiverpoule, j'adore autant que je déteste le travail de besson, il a fait de super film (en tant que réal ou prod) mais il a fait aussi de grosse merde (en tant que réal ou prod). J'ai bien compris ou tu voulais en venir avec sa boite de prod, sa n'en reste pas moins un réalprod assez inégal.
Ciel mon Nardi. Niveau : District
Le dernier combat, l'un de mes premiers frissons cinématographiques.
Ciel mon Nardi. Niveau : District
Le cinéma s’est beaucoup appuyé sur la Bande Dessinée depuis la fin des années 60 grâce aux OVNI que nous ont pondus les Druillet (Lone Sloane … de la pure folie), Dionnet ou Moebius, sans oublier les Yslaire, Schuiten, Jodorowski … bref tout ce qui gravitait de près ou de loin autour de Métal Hurlant (RIP) avant que la revue ne disparaisse.
Sans l’univers esthétique de Druillet par exemple, les blockbusters que sont Mad Max ou Matrix n’aurait probablement pas été si populaires. L’influence est manifeste.
mara donna des frissons Niveau : CFA
Ah non , Mad Max ne doit rien à Druillet, d'ailleurs ça date de 1979, à peine quand Druillet se lançait dans la science fiction, et c'est surtout inspiré du film Point Limite zéro et du super livre Route 666.
GLOBULES ROUGES ET BLANCS Niveau : CFA2
Ah non comment mettre Zac Snyder dans une même phrase avec Jackson et Tarantino c'est un blasphème
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Je les acoquine parce qu'ils partagent la même approche régressive du cinéma. C'est triste à dire, mais plus ils ont de budget et plus ils infantilisent leurs récits.
Ciel mon Nardi. Niveau : District
@Mara
Bien au contraire, puisque Druillet sort la Nuit 3 ans avant Mad Max et que le premier Lone Sloane date de 1966.
Ciel mon Nardi. Niveau : District
D'ailleurs, un petit article sur l'héritage de Métal Hurlant et de ses pères fondateurs (et notamment son influence dans le cinéma) tomlennon.com/metal-hurlant-the-french-comic-that-changed-the-world

Le fait qu'une BD de SF soit adaptée à l'écran se situe finalement dans la continuité des choses, puisque les films reprennent des univers graphiques riches et intemporels, avec une certaine densité scénaristique (narration en plusieurs volumes).

C’est du pain béni pour les réalisateurs puisque le progrès en matière de modélisation assistée par ordinateur facilite la reproduction graphique. Le risque étant que ces films ne se cantonnent plus qu’à cela désormais, et ne dépassent pas le cadre de la copie fade et bâclée au regard de l’œuvre originale. Personnellement, je ne trouve pas qu’il y ait un réel intérêt artistique derrière (si ce n’est d’y ajouter une bande son). Après ça peut également amener les gens à se plonger ou se replonger dans la bande dessinée (Valérian et Laureline, ça reste quand même top).
Procastin Niveau : DHR
Dans taxi 3 on a un taxi sur des skis poursuivis par des pères noël.
Tout est dit.
abistodenas Niveau : CFA2
tu craches sur la gueule d'un film que tu as vu ?
17 réponses à ce commentaire.
Bonnes justifications bien ficelees. Pour ma part j'aime a croire que cest surtout Yassine Bellatar qui a un moment donne s'est emballe et a cru que Besson pourrait le supporter dans son projet, alors qu'ils bossaient ensemble, lequel a du le calmer gentiment en confirmant quil s'agit simplement d'un soutien "moral".
Payetazo>>>ElFiasco Niveau : Loisir
31 juin 2011


Non
LUC BESSON, OU LE PARADIGME DE LA CENSURE CULTURELLE CAPITALISTE PAR PHILIPPE BOISNARD

Noam Chomsky dans son dernier livre, La Fabrique de l’opinion publique, traitant de la manipulation médiatique en rapport au pouvoir politique des Etats-Unis, met en évidence parfaitement le fonctionnement du contrôle des possibilités critiques au sein des démocraties libérales. Ainsi, alors que les démocraties s’évertuent à lutter contre les Etats totalitaires ou les Etats religieux - notamment et surtout islamiques - au sens où la liberté d’expression ne serait pas possible, Chomsky d’emblée explique que loin d’être un lieu de liberté médiatique, les démocraties libérales par la collusion entre politique, économique, et possibilité d’accession à la visibilité, développe des systèmes d’uniformisation/restriction de la parole, de l’information, de la critique.

C’est ainsi qu’il peut écrire en rapport à ces démocraties qui sollicitent la libre entreprise : « il est bien plus ardu de détecter la présence d’un système ou d’un modèle de propagande dans le cas des médias privés, en l’absence de censure officielle, et c’est encore plus vrai quand les médias se font une active concurrence (…). Ce qui est loin d’être évident (et peu discuté par les médias), c’est la nature limitée de telles critiques, autant que la criantee inégalité qui régit l’accès aux ressources ; cela se répercute autant sur l’accès aux systèmes médiatiques privés que sur leurs comportements et leurs performances ».

En effet, comme cela est apparu déjà en France avec l’affaire Jourde face au Monde des Livres et Sollers, la censure ne s’exerce pas en définitive seulement par le seul pouvoir politique, revendiquant le monopole de l’information, mais selon des enjeux économiques, amenant que si un organe de presse est assez influent, il peut court-circuiter toute critique d’une manière a priori, imposant par sa puissance économico-médiatique son propre credo.

Dernier avatar de ce système l’affaire Brazil/Besson.
Besson, comme le rappelait Hervé Deplasse dans « Comment Besson m’a tuer mon cinéma » publié dans le numéro 4 de Brazil, est en effet le pur produit du jeu des influences médiatiques, et de l’appropriation de la visibilité populaire. Car, comment comprendre que lui, ce cinéaste en effet sans grand talent au niveau de ses films, jouant sur les clichés les plus éculés de l’imaginaire narratif et filmique, ait pu obtenir une telle visibilité, si ce n’est en surfant sur la reproduction du modèle américain du montage et de l’intrigue, modèle, qui il faut le souligner, semble être l’un des seul à pouvoir être promu par les médias généraux (télévisuels et press-people), ne cherchant aucunement à découvrir, mais seulement à être caisse de résonance des modes outre-atlantique ? « Le cinéma de Besson » comme l’analyse parfaitement l’article de Hervé Deplasse, « fonctionne comme un pur produit marketing et ne tient compte à aucun moment des règles qui régissent ce qu’on appelait autrefois le septième art ».

Besson, ainsi, n’est pas qu’un mauvais cinéaste, mais c’est aussi ce producteur, pouvant nous déverser la médiocrité des TAXI (sous-produit limite série télévisée américaine), ou encore des Yamakasi, film invraisemblable, sans queue ni tête, moins bien filmé et interprété que n’importe quelle sitcom de ce monde qui tourne en rond.

Et pourtant, ayant su surfer dès les années 80 sur sa popularité, après le médiocre Subway puis l’affligeant Grand bleu, films pour lectrice de 20 ans ou Jeune et Jolie, il a peu à peu réussi à s’approprier les médias et façonner son image de vrai cinéaste au point d’obtenir - faut-il en rire ???? - la présidence du Festival de Cannes de 2000, l’un des lieux de défense du cinéma d’auteurs.

C’est ainsi que le Besson nouveau, cheveux décolorés, et ventre repus (va-t-il m’attaquer en diffamation ? il a intérêt de faire du sport avant !) , non content d’avoir atteint sa popularité genre Prime-time, veut maintenant cadenasser toute possibilité de critique vis-à-vis de lui, et dans cette logique, le très bon magazine indépendant Brazil.
La faute commise par Brazil ? simple : avoir publié une chronique précise et bien étayée d’Hervé Deplasse, qui après une longue dissection des emprunts et des synopsis des films de notre Besson international, s’est posé la question de savoir, si le cinéma ne lui permettait pas d’obtenir les jeunes femmes qui lui seraient impossibles d’obtenir au vue de son physique ingrat. Merde, on ne le niera pas : il est pas beau. Merde, on ne le niera pas non plus, il a quand même sacrément tendance à flirter ou être en couple avec les actrices qu’il fait tourner !

Le prétexte de la diffamation sur ses frasques sexuels, est bien évidemment creux. Ce qu’il ne supporte pas c’est tout simplement, qu’un magazine qui touche véritablement les passionnés de cinéma, et donc qui peut s’inscrire dans le temps et construire une réelle généalogie d’analyse (car en effet certains de ce magazine proviennent déjà de Starfix comme l’explique Christophe Goffette à Frédéric Vignale lors d’un e-terview reprenant cette affaire), puisse ainsi le brocarder, remette en cause son aura, et émette l’hypothèse que derrière son regard de chien battu, il y a l’étincelle d’un assassin du cinéma français d’auteur.

Or portant ainsi plainte, Besson, point dupe des rouages économiques propres à la survie des petits magazines, demande 50 000 EUROS de dommage et intérêt, de quoi assassiner toute trésorie de structure de faible ampleur. Pas la sienne pour sûr. Dès lors, nous le percevons, non content de dupliquer les techniques marketing et médiatiques au niveau de la commercialisation de son cinéma, il en vient à reproduire la même logique que celle mise en évidence par Chomsky aux Etats-Unis, et qui peu à peu tend à se généraliser en Europe (cf. le modèle Murdoch en Angleterre par exemple).

Besson qui n’a jamais entretenu des relations idylliques avec la critique, décide d’attaquer le magazine en justice. Mais au lieu de demander une somme symbolique, il réclame 50 000 euros de dommages et intérêts – ce qui en cas de condamnation pourrait signifier la faillite pour cette publication aux modestes moyens financiers.

Une vive polémique émerge alors, des lettres de soutien sont adressées au magazine, et quelques voix arguent que d’autres médias, comme Les Guignols de l’Info sur Canal +, se sont aussi montrés agressifs envers des réalisateurs sans que personne n’ose pour autant les attaquer - Canal + étant le principal financeur du cinéma hexagonal. L’argument principal de la défense consiste donc à mettre en évidence la disproportion entre "le fort" (Besson) et "le faible" (Brazil).

A l’issue du procès, le magazine est acquitté et Luc Besson doit prendre en charge tous les frais de justice. Connaissant toujours des difficultés économiques, la revue Brazil a cependant été contrainte d'arrêter sa publication en 2011.
L'article "censuré" :


BESSON M’A TUER… MON CINÉMA

Pour une année qui s’annonce riche en évènements dans la vraie vie (Irak, Al Quaida, économie, retour de le lutte des classes, quelle gauche ?, quelle révolution ?, un nouveau Houellebecq peut-être, etc) il semblait juste de remettre les pendules à leur place pour celui qui est devenu le chantre du cinéma commercial français. À l’américaine.

Besson n’est pas un cinéaste, c’est un compileur, une éponge qui restitue à un public sec de rêves et d’aventures le pauvre jus qu’il aura pris la peine d’absorber dans dix autres productions.


Besson n’a rien d’un cinéaste français et le plus ses films, ou ceux qu’il produit (de toutes façons c’est toujours la même poutine) sortent, le plus ils perdent leur éventuelle touche locale. Bien sûr, Le dernier combat en noir et blanc et sa célèbre pluie de poissons avait des vertus presque ‘nouvelle vague’ d’anticipation, mais très vite le barbu s’est porté sur une version hollywoodienne, au sens le plus général et accepté du terme, d’un cinéma de divertissement exempt de toute forme de créativité et de regard sur son temps. C’est là une des raisons de son succès prévisible. Besson reçoit la bénédiction des masses de façon régulière pour son implacable adéquation avec les stimuli immédiats de populations jeunes, faciles à combler dans leur désir de satisfaction vécu par le prisme de la consommation.
Le cinéma de Besson (soyons agréable et considérons que cela en soit) fonctionne comme un pur produit marketing et ne tient compte à aucun moment des règles qui régissent ce qu’on appelait autrefois le septième art. A-t-on jamais lu un scénario digne de ce nom dans un film de Besson, a-t-on jamais été surpris par le déroulement d’un de ses récits, avons-nous jamais été bouleversé (excepté par Parillaud dans Nikita) par un de ses acteurs ? Jamais, car Besson met exactement les choses à leur place, dans le petit compartiment destiné à chaque paramètre de ce qu’il appelle du cinéma. Besson n’est pas un cinéaste, c’est un compileur, une éponge qui restitue à un public sec de rêves et d’aventures le pauvre jus qu’il aura pris la peine d’absorber dans dix autres productions.
Prenez Le cinquième élément : une louche de Taxi Driver, une pincée de Star Wars, une giclée de Metropolis, un sceau de Blade Runner, etc., pour finir par obtenir une sorte de gros téléfilm poussif et sans substance, équivalent pelliculé d’un hamburger joli en photo mais peu nourrissant et d’une extrême fadeur. Bien sûr, les gogos se ruent sur le spectacle comme dans les fast-food avant de constater pour certains d’entre eux que tout cela remplit à peine la fonction première. En l’occurrence, ici, divertir. Qu’y –a-t-il dans ce film ? Rien, un ennui indescriptible, des effets spéciaux tous vus et revus, des acteurs en roue libre aussi passionnés par le projet que par un tournage de pub pour un nouveau produit vaisselle et l’insondable inanité d’une… osons le mot , histoire.
Le grand bleu considéré avec papelardise par de nombreux médias comme un film générationnel n’est rien d’autre qu’un produit supplémentaire d’une génération new age entièrement fabriquée par les commerçants occupés à vendre voyages, musiques d’ambiance, parfums, bougies, matériels de plongée, etc. C’est le film idéal à projeter dans les magasins de gadgets naturalistes ou de senteurs industrielles haut de gamme (je me donne du mal pour ne pas faire de pub !) pour ceux dont le cocooning est la règle de vie. Danse avec les loups avait le mérite de revenir sur le plus grand génocide de l’histoire récente, Besson lui se fait «Nage avec les dauphins» avec une passion identique à celle suscitée par la vision d’un interlude de l’ORTF. Ça remplit les salles et les blaireaux y vont même plusieurs fois, trop contents de patauger dans une vision ‘club med’ d’un monde en apnée dont sont exclus ceux qui ne peuvent en apprécier les suaves saveurs.
Nikita, malgré un bon début pompé à Walter Hill (on ne va quand même pas citer Peckimpah en parlant de Besson !) s’enlise dans la mièvrerie au bout d’un quart d’heure (ce qui est le cas dès la première minute du grotesque Leon) et rate de fait l’option de devenir «le grand thriller français» qu’il aurait pu être. Avec Jeanne d’Arc, Besson se lance dans la reconstitution historique fantaisiste et atteint le Mont-Blanc du ridicule. La pauvre Milla Jovovich, ni anglaise ni française, ne semble pas bien comprendre ce que son amant de réalisateur veut lui faire jouer et elle se comporte comme si elle paradait pour un clip sur MTV. Quant à Dustin Hoffman, John Malkovich et Faye Dunaway, Besson doit être très content de les avoir mis dans le film et ils cachetonnent sans le moindre fluide magique qui pourrait sauver ce bourbier. N’est pas Chéreau qui veut…
Voilà pour Besson cinéaste (j’ai zappé Atlantis et Subway pour lesquels je n’ai pas de mots) et en version producteur, ça donne Taxi 1,2,3, etc, Wasabi, The Dancer et autres vilenies avec l’exception de Nil By Mouth, le film de Gary Oldman rencontré sur Leon.
Aujourd’hui, le petit rond se la joue star avec lunettes noires et coupe de douilles toujours décolorée et s’affiche sur son site internet avec l’assurance d’une figure glamour. Site internet truffé de fautes de français. Besson et ses sbires manient la langue avec autant de style que la caméra et les acteurs. Le réalisateur qui a jusqu’à présent suscité de nombreuses polémiques concernant la validité de son cinéma (tous les critiques ne sont pas aveugles ou achetés) s’en est toujours sorti par la pirouette du succès. Autrement dit : si ça marche, autant de spectateurs ne peuvent se tromper, on ne force pas les gens, c’est du cinéma de divertissement, etc, etc. La gamme d’arguments spécieux habituels qui justifient aussi le succès de la real TV, de chanteurs niais, des hommes politiques voyous, etc. Nous allons redire ici que le cinéma de Besson a du succès parce qu’il flatte les instincts du public dans le sens de la norme et qu’il est véhiculé par une massive attaque de propagande qui vaut celle de son homologue ricain, Georges Lucas.
Lucas, le mec qui a tué le cinéma américain, qui l’a confiné dans un spectacle de masses infantilisées dont les recettes de merchandising sont plus importantes que les entrées salles (Besson est en retard dans ce domaine). Lucas a crétinisé le spectateur, le distributeur, le producteur américain, a légitimé le syndrome de la séquelle, en a fait une carrière, une vie, une saga sans consistance ni justification. Lucas qui, on le sait, voulait être plus grand que Coppola. Il a vendu son âme, gagné beaucoup plus de dollars que son maître, mais ne fera jamais un film qui égalera le plus mauvais de son Pygmalion. On peut tirer les leçons que l’on veut de l’histoire hollywoodienne, mais la plus belle montre que les grandes œuvres, les moments fondateurs ne sont pas les immenses succès commerciaux (à de rares accidents près), mais les films à contre-courant, à la marge, ceux où le réalisateur, le scénariste, le producteur acceptent de prendre des risques (pas uniquement financiers) pour extirper d’un amas de pellicule des tripes et du sang, des larmes et de l’âme.
Besson a sans doute fait les mêmes choix avec la différence de sa libdo qui le pousse aux mêmes tendances que ses prédécesseurs américains. Besson fait du cinéma pour être riche, mais aussi pour tirer de belles gonzesses qu’il fait jouer dans ses films. Quand on a un physique ingrat mais du pognon et des rôles à distribuer, on constate que la recette reste toujours valable.
Comme l’année commence, qu’un vrai héros vient de disparaître (Joe Strummer), qu’un héros de cinéma s’est planté comme à la parade (Scorcese), que la succession crétine de Besson est officielle (Le pacte des sous), ce petit billet n’a d’autre fonction de rappeler au réalisateur du crépusculaire et prometteur Dernier combat qu’il est encore jeune, que la rédemption est possible, qu’il y a un sens à la vie et au cinéma autre que celui qui mène à la banque. Et que la musique sera. Malgré Serra.

Hervé Deplasse
Caribou West Niveau : CFA
Je ne suis pas particulièrement fan de Besson, et je ne connais pas Deplasse, mais on sent que ce dernier est aigri que sa vision du cinéma, dans laquelle seuls les chefs-d'œuvre destinés aux critiques avertis trouvent grâce, soit reléguée derrière une autre vision moins élitiste.

Le mec écrit un véritable pamphlet dans lequel il décrète que tous les films de Besson sont merdiques, qu'il n'a ni idées, ni talent, qu'il est un crétin - pompeur d'idées de surcroît - s'adressant à des cons et que seul l'argent dirige sa vie entière. Ce à quoi on peut ajouter qu'il le traite de gros tas immonde et pervers.

Je pense comprendre pourquoi Besson l'a mal pris.

Il faudra aussi expliquer à ce cher Deplasse qu'un site internet est géré par des CM et pas par des sbires.
Sur ce papier, ce type incarne l'aristocratie figeant les choses et rejetant toute évolution ou prise de risque, pire que les pires films de Besson en somme.
Pauvre Besson, un typ. euh un connard d'aristocrate aigri se l'ai payé dans un billet qui a disparu du net issu d'un magazine qui a disparu des kiosques.
mara donna des frissons Niveau : CFA
Dans cet article, autant de haine, de mépris, de mauvaise foi et de jalousie c'est beau .
On l'a dit que l'auteur (je me rappelle plus qui c'est) de l'article était une ordure haineuse jalouse du talent de Besson ?
Çà me paraît important de préciser c'est une mentalité bien française, aux états unis on ne jalouse pas comme ça la réussite des autres.
Ça vous défrise tant que ça qu'il soit très riche, hyper doué, ait du charisme et plaise autant à la gente féminine ?

Toujours s'attaquer aux plus faibles qui n'ont personne pour se défendre heureusement qu'ici on ne laisse pas passer ça.
Caribou West Niveau : CFA
Pas d'ironie avec moi je te prie.
Je n'ai pas plus plains Besson que je n'ai traité l'autre de connard.

Ce billet aurait pu être intéressant si il n'était pas un pamphlet dans lequel les vérités sont diluées dans de la mauvaise foi et des mesquineries. Il l'aurait également été si il ne suintait pas tant l'arrogance du détenteur du bon goût absolu et du savoir universel.

Malheureusement, ce n'est pas le cas, lire ce billet présente donc peu d'intérêt car il n'apprend rien (Besson fait depuis longtemps des films mainstream peu élaborés ? C'est pas vrai ? Il fait parfois de la bouillie qui fait vendre aussi ? C'est du scoop ça !) est sans analyse, sans objectivité et sans autre objectif que de se payer Besson.

Encore une fois je ne suis pas un fan de Besson, mais je ne pense pas non plus que ce soit le rôle de la presse, même spécialisée, que d'écrire ce genre de billet.
mara donna des frissons Niveau : CFA
Oui, bien résumé.

Et le souci c'est le succès populaire.
Cela a toujours été un grand mystère pour les critiques.

A l'université, Il a toujours été plus glorieux d'étudier Rimbaud plutôt que Prévert.
A la sortie du Père Noel est une ordure , les critiques étaient assassines .
Quand Dumas sortait ses Trois Mousquetaires en feuilleton , il était accusé de violence et de vulgarit

Besson à ses débuts a apporté une touche de modernité au cinéma français, à une époque de 3 hommes et un couffin et Paroles de flic avec Alain Delon :)
"Le réalisateur qui a jusqu’à présent suscité de nombreuses polémiques concernant la validité de son cinéma (tous les critiques ne sont pas aveugles ou achetés) s’en est toujours sorti par la pirouette du succès. Autrement dit : si ça marche, autant de spectateurs ne peuvent se tromper, on ne force pas les gens, c’est du cinéma de divertissement, etc, etc. "
mara donna des frissons Niveau : CFA
Ah je ne connaissais pas le concept de «validité» du cinéma !
Caribou West Niveau : CFA
Cette méconnaissance prouve bien ton incapacité à parler de cinéma et l'invalidité de tes arguments comme de ton point de vue.
C'est bien connu, la qualité d'un film et d'un cinéaste ne peuvent être établies que par un décret élaboré par l'Ordre des Cinéastes Avertis, qui détient également le pouvoir de lancer des fatouah à l'encontre des roturiers salissant le noble 7ème art (un certain Luc B. par exemple).
Heureusement pour toi, un membre de cette guilde lumineuse est descendu de sa pellicule d'ivoire pour instruire les forumeurs de SF sur le bon et le mauvais goût, bénis soit-il !
Oui je n'y connais rien vous l'avez brillamment démontré.

La qualité d'un film et d'un cinéaste peuvent être estimées que n'importe qui, libres à vous d'appréciez le cinéma que vous voulez et à d'autres d'exprimer leur vision.

Sinon tu as du louper un épisode dans cette affaire quand tu parles de "l'Ordre des Cinéastes Avertis" et d'"un membre de cette guilde lumineuse" le journal a disparu et l'avis aussi.
Heureusement pour l'humanité.
Caribou West Niveau : CFA
A aucun moment on ne dit que tu n'y connais rien.
Toi par contre, tu montes sur tes grands chevaux dès lors qu'on te contredit et laisses sous-entendre que nous sommes des ignorants blasphémateurs du cinéma.

A l'origine, je ne faisais que souligner le mépris qu'a ce cher Deplasse pour Besson et ceux allant voir ses films, mépris typique des puristes qui ne veulent pas voir leur art devenir accessible à tous, qui ne jurent que par leurs propres codes et ont peur qu'il prenne un tournant contraire à leur vision de leur joujou. Ce genre de puriste va se trouver un peu partout (musique, football) et sans cesse rabaisser ceux qui n'ont pas des connaissances et une appréhension de la chose jugée aussi pointus que lui.

Alors effectivement je pense que sur la base de critères objectifs on peut, sans trop se mouiller, affirmer que Citizen Kane est un meilleur film que les Yamakasi, que JUL n'a aucun talent musical ou que les pizzas à l'ananas sont loin d'être les meilleures. Mais les gens qui comparent sans cesse JUL à Mozart, Transformers à Metropolis ou qui lâchent sans qu'on ne leur demande rien une recette authentique de pizza napolitaine sont des IMMENSES CASSES-COUILLES incapables de faire preuve de légèreté ou de tolérance.

Qu'on laisse ces puristes se réunir en amicale de puristes histoire de parler du dernier chef-d'œuvre roumain muet, et qu'on laisse ceux qui préfèrent voir un bon Besson des familles plutôt qu'un film pour connaisseurs en faire de même.
Désolé je n'avais pas l'impression d'être monté sur mes grands chevaux ni même d'être contredit on a juste pas les mêmes points de vue.

Je n'ai pas voulu laisser sous-entendre que vous seriez des ignorants blasphémateurs du cinéma désolé si c'est l'impression que tu as eut.

Je te rejoins sur le mépris de Deplasse mais je ne partage pas ton point de vue sur l’accessibilité : faire des films simplets ne rend pas pour autant les films "intellos" plus accessibles et des films que je continuerais de qualifier de simplet pour rester correct il en existe depuis que le cinéma est né.
Le cinéma a toujours et sera toujours hyper accessible ça n'interdit pas à qui veut de faire preuve d'exigence. Ces amateurs d’exigence que tu appelles "puristes" peuvent se trouver effectivement dans de nombreux domaines et je ne vois pas en quoi ils "rabaisseraient ceux qui n'ont pas des connaissances et une appréhension de la chose jugée aussi pointus que" eux.


Enfin bon, une fois qu'on a dit que tout n'était qu'affaire de goût, on est bien avancés. On peut évidemment prendre des pincettes à tout bout de champ pour éviter de ne blesser personne, sous-titrer chacun de ses jugements par un 'ça n'est que mon avis hein, attention', mais il me semble surtout que c'est le meilleur moyen de ne jamais discuter de rien.
Le but n'a jamais été d’empêcher aux amateurs de Besson, Jul ou autres pizzas sodebo de consommer ce qu'ils veulent juste de signaler qu'il existe d'autres choses.

Pour le coup ça serait plutôt toi qui ferait preuve d'intolérance on n'est pas loin du mépris de Patrick Sebastien contre les intellos alors que bon l'émission "Osons" avait fait plus de 50% de part de marché.
12 réponses à ce commentaire.
Éternel débat: avis élitiste vs danse avec les cons
GLOBULES ROUGES ET BLANCS Niveau : CFA2
Personnellement je ne suis pas fan de Besson loin s'en faut, et la plupart de ses derniers films sont plus proches du navet ( Lucy Les Minimoys) qu'autre chose selon moi.

Après je reconnais qu'un mec qui pose ses couilles et claque 200 patates dans un film entièrement tourné en France je trouve ça couillu. Le gars a quand même du panache , de l'ambition ( même si cela ne rime pas forcement avec talent ) et n'hésite pas à prendre des risques financiers .

Rien que pour cela j'espère que son film rentrera dans son budget et même plus.
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