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Le jour où Thierry Henry a honoré sa première sélection en Bleu

Il y a vingt ans, le 11 octobre 1997, la France du foot ne le surnommait pas encore « Titi » , les Irlandais ne le traitaient pas encore de tricheur et on était alors loin de s'imaginer qu'il irait taper la discute avec Sarkozy à l'Élysée. C’est pourtant ce soir-là que l’aventure de Thierry Henry chez les Bleus a pris forme. Flash-back.

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En qualité de pays organisateur, la France est déjà qualifiée pour la prochaine Coupe du monde en ce soir du 11 octobre 1997. La rencontre face à l'Afrique du Sud ne doit donc être qu’une formalité. D'autant qu'elle se joue à domicile, dans un stade Bollaert-Delelis qui n’affiche pas complet (29 677 spectateurs), mais reste chaud bouillant. «  Lens est une terre de foot, et on se devait de répondre présent, même s’il s’agissait d’un match amical » , précise d’ailleurs Stéphane Guivarc’h, qui en profite également pour rappeler l’importance à l’époque d’aller à la rencontre des différentes villes de France, de créer un lien avec le public tricolore.

Un match compliqué


Comme dans tout bon film hollywoodien, l’opération séduction va pourtant s’avérer mitigée. La faute à une équipe sud-africaine plus dangereuse que prévue, à ce but pris à cinq minutes de la pause par Bartlett, mais aussi à ce onze type largement remanié par Aimé Jacquet. En clair, le sélectionneur a décidé de faire tourner et de lancer dans le grand bain plusieurs joueurs à l'approche de la Coupe du monde. C'est le cas de Lionel Letizi, d'Alain Boghossian (qui remplace Petit à la 31e minute), de Stéphane Guivarc'h et de Thierry Henry. Une récompense logique pour ce dernier, champion de France avec l’ASM, élu meilleur espoir de D1 et dont le nom commence à faire fantasmer un peu tout le monde. « Je ne le connaissais que de nom, restitue aujourd’hui Guivarc’h. Mais il avait déjà tout d’un grand joueur, hyper pro et hyper respectueux malgré ses vingt ans. Surtout, on sentait déjà une grande maturité et un évident talent chez lui. Ce n’est pas pour rien s’il a osé tirer l’un des penaltys face à l’Italie en quarts de finale quelques mois plus tard... »

« Titi n’est jamais stressé ou tendu »


À l’époque, Henry dit pourtant regretter l'absence d’une sélection antillaise, celle qu’il aurait choisie s’il avait eu le choix. Un propos sujet à polémique ? L’époque ne s’y prête pas. Et les espoirs suscités par « Titi » au sein du groupe France ne laissent déjà aucune place au doute quant à son investissement chez les Bleus : « Ce n’était pas son meilleur match en équipe de France, mais on sentait déjà un gros potentiel chez lui, rembobine celui qui allait devenir son associé sur le front de l’attaque d’Arsenal quelques années plus tard, Robert Pirès. Il allait très vite, était bon finisseur et adroit dans ses déplacements et ses passes. Surtout, il avait déjà ce que j’ai fini par comprendre en jouant régulièrement à ses côtés à Arsenal : une extrême connaissance de ses capacités et de son potentiel. Au fond, Titi n’est jamais stressé ou tendu, je pense qu’il a toujours été sûr de ce qu’il pouvait faire et que ça l’a aidé dans ses performances. »


Face à l’Afrique du Sud, Henry ne fait pourtant pas de miracles. D’ailleurs, c’est à Guivarc’h et à Ibrahim Ba que la France s’en remet pour obtenir de justesse une victoire pourtant promise. Si l’attaquant d’Auxerre n’a même pas pris le temps de célébrer son premier et unique but en Bleu, rapatrié illico en Bourgogne par Guy Roux en personne, il se souvient malgré tout de la gueulante poussée par Aimé Jacquet : « L’Afrique du Sud n’était pas une grande nation. À la mi-temps, il nous a donc bien fait comprendre que l’on devait se reprendre et, à la fin du match, qu’on n’avait pas fait le match qu’il fallait. » Et Pirès d’ajouter : « Qu’un match soit amical ou non, Aimé voulait tous les gagner. Mais il n’y avait pas plus d’inquiétude que ça malgré tout. Ça restait un match de préparation, on était avant tout dans la gestion, c’est-à-dire qu’on savait qu’il y avait des places à prendre et que l’on devait tout prouver, mais on craignait aussi de se blesser et de ne pas faire partie du groupe pour la Coupe du monde... »


Le début d’une histoire


Thierry Henry, lui, a peut-être cru avoir raté sa chance lorsque le sélectionneur ne l’a pas appelé pour les deux matchs qui ont suivi cette rencontre face à l’Afrique du Sud. Non convoqué pour affronter l’Écosse et l’Espagne, l’attaquant français ne doute pas pour autant : « On savait de toute façon que ce serait un match difficile pour nous deux. On débutait en sélection, on jouait pour la première fois ensemble, le schéma tactique était déjà établi... Tout ce qu’on avait à faire, c’était donner le meilleur de nous-mêmes » , tente d’ailleurs de nuancer Stéphane Guivarc’h. Robert Pirès, lui, préfère y voir un choix du sélectionneur : « Si Titi n’a pas été sélectionné juste après, c’est sans doute parce qu’Aimé voulait le préserver, ne pas précipiter les choses. » Après tout, s'il n’a pas mis de but ce soir-là, Henry en claquera 51 jusqu’en 2010. Le premier ? Symboliquement, il l’inscrit face à l’Afrique du Sud lors du match d’ouverture de la Coupe du monde. « Ça été le vrai déclic pour lui, croit savoir Pirès, qui conclut : Après ça, il a commencé à prendre confiance et à imposer en équipe de France le charisme qu’on lui connaît. » Les applaudissements sur transversales ratées, aussi.



Par Maxime Delcourt
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