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Le jour où Schembri a traumatisé Pirlo

C’est la même histoire à chaque éliminatoire : à défaut de pouvoir se qualifier, Malte est à la recherche d’une victoire, d’un exploit, d’un match légendaire. Et pourtant André Schembri, attaquant maltais, a déjà fait bien plus que tout cela. Récit.

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Le football est une affaire de famille chez les Schembri. Et ça se transmet de père en fils. Salvinu, pour commencer, tapait déjà dans le ballon dans les années 50. Le grand-père d’André a participé à au moins trois rencontres avec la sélection nationale. Idem pour le père, Eric, joueur, international, coach et aujourd’hui directeur technique des Mdina Knights. Et enfin, il y a aussi André, attaquant de Boavista, aux faux airs de Nuno Gomes. Tout ça pour dire que la lignée Schembri est connue pour être l’une des seules à avoir créé trois générations de joueurs internationaux. Un exploit majuscule, rarissime, qui n’arrive pourtant pas à la cheville de celui réalisé par André : pénétrer l’esprit et les cauchemars du grand Andrea Pirlo et occuper trois pages de « Je pense donc je joue » , son autobiographie.

Pietro le Ghedin


En 2012, après avoir déjà écumé trois pays, André rejoint le championnat grec. D’abord à l’Olympiakos, non pas Le Pirée, mais Volos, où il ne joue pas. Et signe ensuite à Paniónios, où il marche à peine mieux. En sélection, c’est à peu de choses près le même scénario. Il galère à se montrer vraiment prolifique, bien qu’en 2006, il soit l’homme à avoir mis fin, avec un doublé contre la Hongrie, à treize longues années d’impuissance internationale. Bref, en 2012, Malte et l’Italie se retrouvent dans le même groupe pour les éliminatoires du Mondial 2014 et se rencontrent dès la deuxième journée. Pietro Ghedin, le sélectionneur de Malte, n'est pas dupe. Italien de nationalité, il sait très bien d'où vient le danger, côté Nazionale, et qui en l'architecte principal.

Youtube

Alors, il lâche son habituel duo d’attaquants, Mifsud-Schembri, et ordonne au second d’oublier complètement le jeu pour ne s’occuper que d'une seule chose : Andrea Pirlo. Et dès les premières minutes de jeu, le quaterback se rend compte que quelque chose ne va pas, qu’il a constamment un mec sur le dos, « comme si le Maltais était tombé amoureux » de lui, écrira-t-il dans son autobiographie. « Il n’était pas intéressé par la balle, mais par ma présence à ses côtés. » Et ce, même si l’Italie ouvre le score d’entrée de match, grâce à Mattia Destro. Pas question de remettre en cause les ordres du sélectionneur pour Schembri.

Maux d’amour


Andrea et André passent tellement de temps ensemble qu'ils ont même le temps de discuter pendant les temps morts, dont voilà l’échantillon le plus intéressant :

- « Est-ce que ça t’amuse au moins ? J’ai de la peine pour toi » , lui demande Pirlo.
- « Qui a dit qu’il fallait s’amuser ? » lui répond Schembri.
- « Oui, mais la balle est à des kilomètres de nous. Laisse-moi au moins un peu respirer. Tu n’as vraiment pas besoin d’être à 10 centimètres de mon visage tout le temps. »
- « Je m’en fous du ballon, je dois te surveiller. »


Et Andrea Pirlo de conclure dans son autobiographie : « Je suis sûr que s’il avait eu une bague, il se serait mis à genou et m’aurait demandé en mariage : "Moi, André, déclare te prendre toi, Andrea, pour époux légitime, à partir de ce jour, pour le meilleur et pour le pire, pour te coller, te pourrir la vie et te découper jusqu'à ce que l’arbitre nous sépare." » Même si Peluso finira par marquer un deuxième but en toute fin de match, sur un corner de Pirlo, difficile de dire qu'il a fait un bon match ce jour-là. En fait, il n’a pas vraiment touché le ballon et c’est plutôt la différence de niveau entre les deux sélections qui a permis à l’Italie de ne pas tomber dans le piège maltais.

Rupture


À la fin du match, Pirlo parle de frustration et d’une rupture sans mot, ni geste, comme si de rien n’était. D'ailleurs, ce n’est que quelques années plus tard, à la sortie de l’autobiographie, qu’André Schembri se rend compte de sa performance, une partie au cours de laquelle il a d'ailleurs été élu homme du match, et du traumatisme qu’il a pu créé chez l'actuel chef d'orchestre du New York City FC : « Un ami m’a appelé et m’a demandé si j’avais lu le passage me concernant. C’est comme ça que je me suis rendu compte que ça l’avait vraiment marqué » , explique-t-il à la Stampa. Avant de prononcer le dernier mot : « Pour être honnête, tout ce qu’il a écrit n’est pas totalement vrai. Tout du moins en ce qui concerne la fin de match et le retour aux vestiaires. Il a été très gentil avec moi et m’a offert son maillot. Mais je ne l’ai plus aujourd'hui parce que je supporte la Roma et que je l’ai donné à un ami supporter de la Juve. » Le fameux amour vache.

Par Ugo Bocchi
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Dans cet article

Le saigneur de l'anal Niveau : DHR
Chouette article. Merci Sofoot.
Les biographies de joueurs de foot ne m'ont jamais tenté mais celle de Pirlo franchement pourquoi pas.
Si certains l'ont lu je veux bien leur avis.
Bierre PourDieux Niveau : DHR
"En fait, il n’a pas vraiment touché le ballon et c’est plutôt la différence de niveau entre les deux sélections qui a permis à l’Italie de ne pas tomber dans le piège maltais."

Ouais... Comme dans la plupart des cas non ? La différence de niveau c'est un truc qui marche souvent pour expliquer le résultat.
Est ce que vous savez si la biographie de Pirlo sera traduite en français un jour ?
Top-player Niveau : CFA
Ah j'aime bien ce genre d'article.

En même temps si un jour je devais jouer contre Pirlo je ferais la meme
Eomer fils d'Eomund Niveau : CFA2
Message posté par Top-player
Ah j'aime bien ce genre d'article.

En même temps si un jour je devais jouer contre Pirlo je ferais la meme


Il faut un mec qui accepte de se sacrifier totalement pour pouvoir mettre ça en place.

le fait que Pirlo se souvienne de lui au point d'en causer dans son livre est bien la preuve que le faire avec autant de détermination n'est pas si simple
Dommage que la vidéo ne montre pas le face-à-face décrit dans l'article.

Cette tactique anti-Pirlo me rappelle néanmoins la tactique utilisée par le Pérou contre l'Argentine lors des éliminatoires du Mondial 86. Le défenseur péruvien Lucho Reyna avait reçu des consignes claires de son entraîneur de "ne pas lâcher Maradona d'une semelle". Le goujat s’acquitta si bien de sa tâche qu'il annula entièrement le génie nain à Lima (aller) et "presque" entièrement à Buenos Aires (retour)...

Le "presque" a son importance:
- La victoire du Pérou à l'aller (1-0) obligeait l'Argentine à faire au moins un match nul au retour pour valider son billet vers le Mexique. Le Pérou, lui, avait besoin d'une victoire impérative pour se classifier. Les deux équipent jouaient la seule place qualificative du groupe.
- Un match retour à couteaux tirés eu lieu en Argentine le 30/06/1985, avec le premier but argentin sur une passe décisive de Maradona sur la seule occasion où il put échapper à son ombre Reyna. D'où le presque. Sacré Pibe: deux matchs, une occasion, une passe-dé. La marque des grands.

Pour visionner le ballet entre ces deux tourtereaux:
https://www.youtube.com/watch?v=T1xaxAU5FEs (le but sur passe décisive de Maradona est à 2:58)

Si l'antijeu de Reyna est évident (collé à Maradona même lorsque le Pérou avait le ballon, tacles par derrière alors que le ballon était à un mètre), le péruvien affirme ne pas avoir aimé ce rôle ingrat imposé par son sélectionneur. Maradona, lui, évoque Reyna dans sa biographie "Yo soy el Diego" où il raconte que, alors qu'il se récupérait de ses excès à Cuba, il reçu un ballon signé par tous les joueurs péruviens de 86. Il fut surpris de retrouver le nom de son bourreau en affirmant que "cet enfoiré le poursuivait encore, même à Cuba". Mais rendons à César ce qui lui appartient: l'antijeu de Reyna ne fut rien comparé à l'attentat perpétré en début de match par Camino sur le goléador péruvien Navarro (à 3:04) pour lequel l'assassin ne reçu qu'un jaune alors que la victime sortit sur civière et fut éloignée des terrains pendant 6 mois (au bas mot). En antijeu, l'élève péruvien ne dépasse pas le maître argentin. Si ce tacle compromis les chances du Pérou pendant ce match capital, les Incas furent cependant capables de mener 1-2 à Buenos Aires (si, si) jusqu'aux dernières minutes du match avant que les Gauchos ne réussissent à égaliser 2-2.

Je m’épanche et m'excuse, mais ces deux matches en général et ce duel d'hommes en particulier son mythiques autant pour péruviens que pour argentins. Pour les argentins, ce "retour d'entre les morts" leur permit de se forger un mental d'acier en vue du Mondial Aztèque. Pour les péruviens par contre, ce fut la dernière grande génération (Cueto, Velásquez, Oblitas, Barbadillo, Navarro, Uribe, Acasuzo) à avoir rivalisé avec les grandes nations continentales (Argentins en tête) avant la longue nuit des éliminatoires stériles qui se poursuit jusqu'à présent (30 ans déjà, putain!). Reyna est depuis considéré comme un héros au pays pour ses deux match de pitbull.

Je terminerai sur une note quasi-mystique: le deuxième but argentin, celui de l'égalisation en fin de match et synonyme d'élimination pour les rouge et blanc, fut l’œuvre de Gareca. Lequel est actuellement... sélectionneur de l'équipe A péruvienne! Est-ce un signe? La boucle qui se boucle? Karma is a bitch... mais ça va dans les deux sens.

Arriba Perú, carajo!
Message posté par flakix
Dommage que la vidéo ne montre pas le face-à-face décrit dans l'article.

Cette tactique anti-Pirlo me rappelle néanmoins la tactique utilisée par le Pérou contre l'Argentine lors des éliminatoires du Mondial 86. Le défenseur péruvien Lucho Reyna avait reçu des consignes claires de son entraîneur de "ne pas lâcher Maradona d'une semelle". Le goujat s’acquitta si bien de sa tâche qu'il annula entièrement le génie nain à Lima (aller) et "presque" entièrement à Buenos Aires (retour)...

Le "presque" a son importance:
- La victoire du Pérou à l'aller (1-0) obligeait l'Argentine à faire au moins un match nul au retour pour valider son billet vers le Mexique. Le Pérou, lui, avait besoin d'une victoire impérative pour se classifier. Les deux équipent jouaient la seule place qualificative du groupe.
- Un match retour à couteaux tirés eu lieu en Argentine le 30/06/1985, avec le premier but argentin sur une passe décisive de Maradona sur la seule occasion où il put échapper à son ombre Reyna. D'où le presque. Sacré Pibe: deux matchs, une occasion, une passe-dé. La marque des grands.

Pour visionner le ballet entre ces deux tourtereaux:
https://www.youtube.com/watch?v=T1xaxAU5FEs (le but sur passe décisive de Maradona est à 2:58)

Si l'antijeu de Reyna est évident (collé à Maradona même lorsque le Pérou avait le ballon, tacles par derrière alors que le ballon était à un mètre), le péruvien affirme ne pas avoir aimé ce rôle ingrat imposé par son sélectionneur. Maradona, lui, évoque Reyna dans sa biographie "Yo soy el Diego" où il raconte que, alors qu'il se récupérait de ses excès à Cuba, il reçu un ballon signé par tous les joueurs péruviens de 86. Il fut surpris de retrouver le nom de son bourreau en affirmant que "cet enfoiré le poursuivait encore, même à Cuba". Mais rendons à César ce qui lui appartient: l'antijeu de Reyna ne fut rien comparé à l'attentat perpétré en début de match par Camino sur le goléador péruvien Navarro (à 3:04) pour lequel l'assassin ne reçu qu'un jaune alors que la victime sortit sur civière et fut éloignée des terrains pendant 6 mois (au bas mot). En antijeu, l'élève péruvien ne dépasse pas le maître argentin. Si ce tacle compromis les chances du Pérou pendant ce match capital, les Incas furent cependant capables de mener 1-2 à Buenos Aires (si, si) jusqu'aux dernières minutes du match avant que les Gauchos ne réussissent à égaliser 2-2.

Je m’épanche et m'excuse, mais ces deux matches en général et ce duel d'hommes en particulier son mythiques autant pour péruviens que pour argentins. Pour les argentins, ce "retour d'entre les morts" leur permit de se forger un mental d'acier en vue du Mondial Aztèque. Pour les péruviens par contre, ce fut la dernière grande génération (Cueto, Velásquez, Oblitas, Barbadillo, Navarro, Uribe, Acasuzo) à avoir rivalisé avec les grandes nations continentales (Argentins en tête) avant la longue nuit des éliminatoires stériles qui se poursuit jusqu'à présent (30 ans déjà, putain!). Reyna est depuis considéré comme un héros au pays pour ses deux match de pitbull.

Je terminerai sur une note quasi-mystique: le deuxième but argentin, celui de l'égalisation en fin de match et synonyme d'élimination pour les rouge et blanc, fut l’œuvre de Gareca. Lequel est actuellement... sélectionneur de l'équipe A péruvienne! Est-ce un signe? La boucle qui se boucle? Karma is a bitch... mais ça va dans les deux sens.

Arriba Perú, carajo!


Magique !
Ronald Ignoble Niveau : CFA
Message posté par flakix
Dommage que la vidéo ne montre pas le face-à-face décrit dans l'article.

Arriba Perú, carajo!


Je t'ai mis +1 (alleluia ça a marché!) mais tu mérites +10000. Passionant.
Par contre se sacrifier pour son équipe en marquant un joueur à la culotte je n'appelle pas forcément ça de l'antijeu. C'est vraiment la tactique idoine quand tu as une équipe qui dépend un peu trop des fulgurances d'un joueur.
Étant moi-même un joueur de devoir/responsabilité il m'est arrivé de me sacrifier en défendant sur un joueur hors-norme (de mon propre chef, sans consigne du coach)... et de gagner parce que les coéquipiers font aussi leur part du boulot. Match théoriquement perdu d'avance et finalement arraché. Inoubliable !
Ronald Ignoble Niveau : CFA
Et puis pour le joueur qui défend ça n'est pas vraiment un sacrifice, c'est plus proche du défi, du duel constant. Une grosse lutte psychologique à laquelle on peut prendre beaucoup de plaisir si l'on parvient à dominer. Une sorte de jeu du chat et de la souris, catch me if you can. Je ne sais pas trop pour le spectacle mais pour celui qui joue ce jeu ça peut être assez passionant !
Message posté par flakix
Dommage que la vidéo ne montre pas le face-à-face décrit dans l'article.

Cette tactique anti-Pirlo me rappelle néanmoins la tactique utilisée par le Pérou contre l'Argentine lors des éliminatoires du Mondial 86. Le défenseur péruvien Lucho Reyna avait reçu des consignes claires de son entraîneur de "ne pas lâcher Maradona d'une semelle". Le goujat s’acquitta si bien de sa tâche qu'il annula entièrement le génie nain à Lima (aller) et "presque" entièrement à Buenos Aires (retour)...

Le "presque" a son importance:
- La victoire du Pérou à l'aller (1-0) obligeait l'Argentine à faire au moins un match nul au retour pour valider son billet vers le Mexique. Le Pérou, lui, avait besoin d'une victoire impérative pour se classifier. Les deux équipent jouaient la seule place qualificative du groupe.
- Un match retour à couteaux tirés eu lieu en Argentine le 30/06/1985, avec le premier but argentin sur une passe décisive de Maradona sur la seule occasion où il put échapper à son ombre Reyna. D'où le presque. Sacré Pibe: deux matchs, une occasion, une passe-dé. La marque des grands.

Pour visionner le ballet entre ces deux tourtereaux:
https://www.youtube.com/watch?v=T1xaxAU5FEs (le but sur passe décisive de Maradona est à 2:58)

Si l'antijeu de Reyna est évident (collé à Maradona même lorsque le Pérou avait le ballon, tacles par derrière alors que le ballon était à un mètre), le péruvien affirme ne pas avoir aimé ce rôle ingrat imposé par son sélectionneur. Maradona, lui, évoque Reyna dans sa biographie "Yo soy el Diego" où il raconte que, alors qu'il se récupérait de ses excès à Cuba, il reçu un ballon signé par tous les joueurs péruviens de 86. Il fut surpris de retrouver le nom de son bourreau en affirmant que "cet enfoiré le poursuivait encore, même à Cuba". Mais rendons à César ce qui lui appartient: l'antijeu de Reyna ne fut rien comparé à l'attentat perpétré en début de match par Camino sur le goléador péruvien Navarro (à 3:04) pour lequel l'assassin ne reçu qu'un jaune alors que la victime sortit sur civière et fut éloignée des terrains pendant 6 mois (au bas mot). En antijeu, l'élève péruvien ne dépasse pas le maître argentin. Si ce tacle compromis les chances du Pérou pendant ce match capital, les Incas furent cependant capables de mener 1-2 à Buenos Aires (si, si) jusqu'aux dernières minutes du match avant que les Gauchos ne réussissent à égaliser 2-2.

Je m’épanche et m'excuse, mais ces deux matches en général et ce duel d'hommes en particulier son mythiques autant pour péruviens que pour argentins. Pour les argentins, ce "retour d'entre les morts" leur permit de se forger un mental d'acier en vue du Mondial Aztèque. Pour les péruviens par contre, ce fut la dernière grande génération (Cueto, Velásquez, Oblitas, Barbadillo, Navarro, Uribe, Acasuzo) à avoir rivalisé avec les grandes nations continentales (Argentins en tête) avant la longue nuit des éliminatoires stériles qui se poursuit jusqu'à présent (30 ans déjà, putain!). Reyna est depuis considéré comme un héros au pays pour ses deux match de pitbull.

Je terminerai sur une note quasi-mystique: le deuxième but argentin, celui de l'égalisation en fin de match et synonyme d'élimination pour les rouge et blanc, fut l’œuvre de Gareca. Lequel est actuellement... sélectionneur de l'équipe A péruvienne! Est-ce un signe? La boucle qui se boucle? Karma is a bitch... mais ça va dans les deux sens.

Arriba Perú, carajo!


Ca me rappelle le marquage à la culotte de Gentile sur Maradona lors du 2ème tour du Mundial 82 dans le groupe de la mort (Italie, Argentine, Brésil); marquage rugueux, vice, ... Maradona avait vécut un match très délicat.
Totti Chianti Niveau : CFA
J'adore la chute de l'article (le reste aussi hein!).
Schembri, ce héros!
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