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Le jour où Ronaldinho a marché sur Bordeaux

En 2003, Paris et Bordeaux jouaient une place en finale de Coupe de France. Et ce soir-là, Ronaldinho avait décidé d'envoyer les siens au Stade de France, tout en talent et insolence.

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Le football est inondé d'expressions déjà faites visant à résumer un match en une phrase. Dans cette noria de n'importe quoi, l'adage « Il a gagné un match tout seul » est souvent dans le peloton de tête. Pourtant, de temps en temps, ce raccourci de langage sied à merveille à un joueur. C'est le cas pour Ronaldinho le soir du 27 avril 2003. Le numéro 10 du PSG va littéralement danser sur le ventre des Girondins de Bordeaux en demi-finale de Coupe de France (2-0). Deux éclairs pour deux buts géniaux à la 22e et la 80e minute du match. Marc Planus s'en souvient encore, lui qui se fait dévorer sur le premier but du Brésilien…

Drôle quand on se souvient du contexte chaotique dans lequel le PSG a préparé son match. Une semaine avant la réception de Bordeaux, le club de la capitale s'enlise à Nantes en Ligue 1 (1-1). Sur le banc de touche, Luis Fernandez a la bonne idée de sortir Ronaldinho à la 75e minute de jeu. À ce moment, le numéro 10 fait semblant de ne pas comprendre qu'il doit sortir et s'apprête à tirer un coup franc. Finalement, il sort en marchant et déverse sa colère sur ceux qui osent croiser son regard. Naturellement, Luis Fernandez se fait tailler un costard devant les caméras de télévision. Jean-Louis Gasset, déjà dans le coup, tente de sauver les apparences avec le joueur. Peine perdue. Entre l'entraîneur et la star, le courant ne passe pas. Il n'est jamais passé. Dans les couloirs de la Beaujoire, Luis s'explique comme il peut : « Il était mécontent ? Je ne sais pas, je n'ai rien vu. J'étais en train d'expliquer son rôle à Aloísio. Je suis l'entraîneur, c'est moi qui décide. Ronaldinho a tenté des choses, mais il semblait moins inspiré que d'habitude. Peut-être qu'il avait déjà en tête le match de Bordeaux, j'ai donc voulu le préserver... » Entre les lignes, Fernandez formule toujours la même critique envers son meneur de jeu : celui de choisir ses matchs. Plus les télévisions sont présentes, plus le joueur est bon.

Une ambiance lourde et deux folies…


Plus tard dans la soirée, Fernandez en remet une couche sur TPS qui, à l'époque, retransmettait la Ligue 1 : « Quand Ronaldinho est revenu vers le banc, il disait qu'il se sentait bien, qu'il pouvait marquer. Mais il s'adressait à tous, pas seulement à l'entraîneur. Et puis, je ne vais pas sortir tout le monde dans la saison sauf Ronaldinho. » Ambiance scandale, danse de vandales. La demi-finale de Coupe de France arrive au bon moment. Ça passe ou ça casse. D'autant que deux jours avant le match, la nouvelle tombe : Laurent Perpère, le président du club depuis 1998, laissera sa place à Francis Graille en fin de saison. Dans le même temps, le contrat de Luis Fernandez ne sera pas reconduit non plus en fin d'exercice. C'est une page du club qui va se tourner. Mais tout ça, Ronaldinho s'en tamponne. Il a 23 ans et sait que tous les gros clubs européens viendront taper à sa porte en fin de saison. Son talent est trop gros pour être confié à un homme qui, sur certaines rencontres, lui préfère Romain Rocchi. 
D'ici là, il doit se faire plaisir. Quand il veut. Où il veut. Cette fois, Bordeaux n'y résistera pas. Le garçon va livrer un récital. Positionné en début de match sur la gauche du 3-5-2 de Luis Fernandez, il va mettre un quart d'heure avant de prendre la température. Puis, il va frapper. Et violemment. Marc Planus tente un crochet à 40 mètres de son but, Ronie le grille et lui pique la balle. La suite est superbe : slalom, feintes de corps en veux-tu, en voilà, frappe enroulée le long du premier poteau de Roux. Le Brésilien vole. S'envole. Survole. Il fonce vers le virage Auteuil prendre sa dose d'Amour.

Il remet le couvert à dix minutes de la fin sur une passe en profondeur de Fiorèse. Même si le champion du monde 2002 est bien cerné par Afanou, il a le temps de voir Roux avancé et le lob d'une frappe en rupture en pleine course. Ficelles. Deux gestes limpides. Deux buts géniaux. Ses derniers dans le jeu en France… Trois mois plus tard, les dents de lapin les plus célèbres du Parc des Princes prendront la route du FC Barcelone où son talent mettra le monde à ses genoux. Mais les gens se souviendront que ce soir-là, Ronaldinho a gagné un match de football à lui tout seul.

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    Par Mathieu Faure
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