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Le jour où Rennes est allé gagner 6-1 à Guingamp

Si le petit voisin guingampais est devenu la bête noire des Rennais ces dernières années, ceux-ci peuvent sécher leurs larmes le temps d’un souvenir heureux : un derby gagné 6-1 au Roudourou face à un adversaire totalement démobilisé. Et ce regret d’avoir entraperçu le temps d’un match démonstration le talent de cette équipe si inconstante, avec à la pointe de l’attaque un certain Severino Lucas...

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Guingamp, stade de Roudourou, 17 mars 2001, 29e journée d’un championnat qui n’en compte alors que 34. C’est un peu moins le cas aujourd’hui, surtout depuis les deux confrontations en finale de Coupe de France, mais à l’époque un match entre l’EAG et le Stade rennais ressemblait vraiment à une confrontation entre David et Goliath. D’un côté, le club de la capitale bretonne en était clairement à ses rêves de conquête des sommets du football français, avec un grand stade en rénovation, un centre d’entraînement – la Piverdière – flambant neuf, un propriétaire milliardaire – François Pinault – très ambitieux, et un effectif rutilant. L’été précédent, le club avait été parmi les plus dépensiers d’Europe en arrachant à prix d’or le grand espoir brésilien Severino Lucas. Le recrutement sud-américain était complété par des renforts nommés Turdo, Luís Fabiano, Vander et l’ancien défenseur parisien Cesar. Un champion du monde avait aussi décidé d’adhérer au projet en la personne de Bernard Lama, tandis que quelques bons éléments de la L1 et des espoirs du foot français (Chapuis, Delaye, Echouafni...) étaient également arrivés en Ille-et-Vilaine. Sur le papier c’était impressionnant, et l’objectif aurait dû légitimement être de titiller les habituels « gros » (dont le voisin nantais à l’époque, qui finira la saison à la première place) et de viser le podium. En face, Guingamp est alors un petit poucet de l’élite, bien plus encore qu’actuellement. « C’est bien simple, se remémore Guy Lacombe, l’entraîneur de l’EAG cette saison-là, en début de saison au moment des pronostics, tout le monde nous mettait systématiquement comme promis à coup sûr à la relégation. On avait un tout petit budget, là on était vraiment à l’ère de l’exploit permanent. »

Guingampais « rincés » contre Rennais « revanchards »


Au coup d’envoi de ce derby, pourtant, le maintien est déjà assuré pour les Costarmoricains. Le coach à la moustache s’en souvient encore. « La journée d’avant, on va gagner 1-0 à Strasbourg, et on passe alors la barre des quarante points. C’était d’autant plus fou qu’on avait très mal démarré la saison, mais on s’était bien réveillé pour remonter jusqu’au pied du podium. Il y avait beaucoup d’émotion, j’avais obsédé les joueurs sur cet objectif maintien, ce qui fait que quand ils y sont arrivés, il y a eu une cassure. Ils sont arrivés sur ce match contre Rennes complètement rincés. » Il a beau essayer de les motiver dans le vestiaire à se tourner vers d’autres objectifs et pourquoi pas viser un ticket européen, « ils n’arrivaient plus à se projeter au-delà de ce maintien qu’ils avaient obtenu de haute lutte, c’était trop dur mentalement et physiquement d’aller chercher autre chose. Je ne leur en veux pas, c’est humain. » Face à des Guingampais démobilisés, ce sont au contraire des Rennais « revanchards » qui se présentent sur la pelouse, comme s’en rappelle Christophe Le Roux. Le Stade venait de perdre à domicile dans l’autre derby face à Nantes, s’était aussi incliné face à l’EAG lors de la phase aller et vivait globalement une saison « très frustrante » , aux dires de son milieu de terrain : « Sur le papier, on avait une équipe consistante, mais elle manquait vraiment de constance. Il y a des regrets, car la qualité des joueurs s’est trop rarement exprimée. » Ce fut le cas à la fin de la phase aller, quand Rennes bat Paris et que Paul Le Guen sauve du même coup sa place sur le banc. Ce fut le cas aussi ce 17 mars 2001 devant plus de 17 000 spectateurs.

Un triomphe sur un air de Bachelet


Les visiteurs ouvrent le score dès la 10e minute d’un centre-tir de Delaye, puis doublent la marque grâce à Lucas, l’un des quatre buts que marquera le Brésilien sur l’ensemble de sa saison. 2-0 puis 3-0 avant la pause grâce à Echouafni de la tête, sur un service de Le Roux, qui sera encore à la passe décisive pour le quatrième et le cinquième but des siens en seconde période, inscrits par Delaye et Chapuis. Entre-temps, c’est Fiorèse qui avait réduit la marque au retour des vestiaires. « À ce moment, Guingamp est proche de revenir à 3-2, mais Bernard (Lama) sort le grand jeu, rembobine Le Roux. Le quatrième but les achève. » Le match se termine sur le score de 1-6 pour Rennes, sur un dernier but signé Arribagé. Une démonstration, avec d’un côté un jeu léché et beaucoup de détermination, de l’autre de grossières erreurs de marquage et peu d’envie. Guy Lacombe : « C’est tout ce qui fait le charme du football : sur un match, tout peut se jouer à l’ascendant et au mental. On était rassasiés de la saison quand les Rennais avaient à cœur de montrer ce dont ils étaient capables, d’autant qu’eux n’avaient pas encore assuré le maintien. » Ils l’obtiendront finalement plutôt aisément et se qualifieront pour la Coupe Intertoto, tandis que Guingamp finira la saison en roue libre, sans plus aucune victoire. Reste de ce match « un moment jouissif » pour Le Roux, « une belle leçon » pour Lacombe et un chant détourné par les supporters rennais pour fêter le triomphe. Les paroles disaient ceci, sur l’air d’En l’an 2001 de Bachelet : « Quand on ira à Guingamp, gagner 6 à 1. »




Par Régis Delanoë
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