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Le jour où Raúl offrait au Real sa seconde Intercontinentale

Il y a de ça 17 ans, les Merengues trônaient sur le toit du monde grâce à un succès en finale de la Coupe intercontinentale. Une victoire face au Vasco de Gama (2-1) qui porte le sceau d’une légende et de son talent : Raúl Gonzalez Blanco, auteur en fin de match du but légendaire de l’Aguanis.

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Une fois sa carrière madridista et ses quelque 323 buts derrière lui, Raúl Gonzalez Blanco peut légitimement se pencher sur son héritage. Entre une première banderille en pro contre l’Atlético, des pions en finale de l’Octava et de la Novena, et de nombreuses régalades durant les Clásicos, il préfère pourtant mettre en avant un autre glorieux moment en blanc : « Si je devais choisir le plus beau but de ma carrière, je crois que ce serait celui contre Vasco de Gama lors de la finale de la Coupe intercontinentale. » Ce pion, également appelé but de l’Aguanis, renvoie le Madridismo vers un autre siècle, un autre temps. En ce premier jour de décembre 1998, la pointe de 21 ans sort son Real Madrid d’un bien mauvais pas. Au coude à coude avec le Vasco d’un certain Juninho Pernambucano, les Blancs prennent un avantage définitif à huit minutes du terme sur un rush passé à la postérité de Raúl. Lancé dans le dos de la défense par Seedorf, le Madrilène de naissance envoie deux défenseurs au tapis en autant de crochets avant de fusiller le portier brésilien à bout portant. Une réalisation qui permet alors au monstre de Chamartin d'entrer dans une nouvelle ère.

Le but de l’Aguanis de Raúl
Vidéo

Seedorf et Campo, des claques aux sourires


Quelques mois plus tôt, les bookmakers ne donnent que peu de chance au Real Madrid. Sans breloque dorée dans la plus grande compétition continentale depuis 1966, il s’avance, selon de nombreux observateurs du ballon rond, comme la victime expiatoire d’une Juventus de Turin sur-armée. En d’autres termes, Zidane, Del Piero, Deschamps et Davids doivent marcher sur Suker, Mijatović, Sanchis et compagnie. Un destin annoncé comme funeste que contrecarre l’attaquant serbe, seul buteur d’une finale de Ligue des champions pauvre en occasions. De même, ce titre européen fait de la Casa Blanca le représentant du Vieux Continent pour le Mondial des clubs, alors baptisé Coupe intercontinentale. Entre-temps, et comme le veut la tradition merengue avec ses entraîneurs, Jupp Heynckes est remplacé sous la guérite par Guus Hiddink. Un changement de coach qui entraîne un début d’exercice cataclysmique des Madridistas, largement distancés dès le coup d’envoi de la saison par le FC Barcelone d’un autre Néerlandais, Louis van Gaal. Le rendez-vous de Tokyo s’annonce comme le point d’inflexion de la carrière madrilène de l’ancien sélectionneur des Pays-Bas.

Largué en Liga, le Real Madrid débarque à Tokyo avec un autre facteur de pression - euphémisme au Real Madrid - : depuis 1960 et un succès aux dépens du CA Peñarol en deux matchs, la Coupe intercontinentale n’est qu’un souvenir en noir et blanc du côté du stade Santiago Bernabéu. En soi, une insulte à la nébuleuse madridista qui ne cesse de se vouloir en « plus grand club de l’histoire » . Loin du format commercial du Mondial des clubs, cette coupe se décide en une seule rencontre opposant le vainqueur de la Ligue des champions à celui de la Copa Libertadores. À trois jours du coup d’envoi, la tension monte même d’un cran dans le vestiaire madrilène lorsque Clarence Seedorf et Ivan Campo en viennent aux mains - plus tard, au moment des festivités, bras dessus bras dessous, ils ne se quitteront plus. Ces bisbilles disparaissent dès le début du match, a contrario de la fébrilité blanche. Aux commandes grâce à un CSC de Nasa, les Merengues sont logiquement rejoints au score, dès la reprise, sur un pion du jeune Juninho. En souffrance et repliés dans leur camp, ils exultent à huit minutes du terme : le moment choisi par Raúl pour entrer dans la glorieuse histoire blanche.

Hiddink : « Désolé, mais nous allons boire »


Seul Madrilène resté aux avant-postes, le señor Blanco profite d’une subtile ouverture en profondeur de son milieu de terrain néerlandais. S’ensuivent alors deux crochets dévastateurs et identiques sur Vitor, puis Odvan qui, pris par la feinte espagnole, tombent au sol. Le portier brésilien, lui aussi amené à terre par le dribble de Raúl, ne peut que s’incliner devant la maestria du canterano de l’Atlético. L’explosion de joie du banc du Real se fait ressentir jusque dans la capitale d’Espagne, de retour sur le toit du monde. Guus Hiddink, sauvé sur le gong, ne cache pas sa joie : « J’espère que tout le monde va nous excuser, mais aujourd’hui, nous allons boire pour fêter. » Une fête qui doit tout au talent de celui qui devient alors le porte-étendard du Real Madrid. Histoire de faire passer ce but à la postérité, un petit nom lui est donc trouvé : le but de l’Aguanis. Une appellation des plus espagnoles que l’intéressé ne sait toujours pas expliquer : « J’ai improvisé pendant toute l’action. Cette action, mon père me dit que je l’ai répétée pendant toute ma formation. Il me disait : "Tiens, tu viens de marquer l’Aguanis." » Et par là même, l’histoire du Real Madrid.


Par Robin Delorme, à Madrid
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