Le jour où Pelé a inscrit son 1000e but

Le 19 novembre 1969, Pelé devenait définitivement le Roi en marquant le 1000e gol de sa carrière professionnelle. Pénalty dans les dix dernières minutes, but sous une pression de malade, terrain envahi, le Brésilien avait bel et bien le sens du spectacle.

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Le 19 novembre 1969, stade du Maracanã. Il ne reste plus que cinq minutes à jouer dans le match entre Santos et le Vasco de Gama. Les tribunes se sont vidées. Si Santos mène 2-1, le match n'a plus aucun intérêt. Les deux équipes ne jouent plus rien en cette fin de championnat, largement dominées par Palmeiras. Pourtant, cinq minutes plus tôt, l'enceinte était pleine à craquer, les 80 000 spectateurs en ébullition. Cinq minutes plus tôt, le Roi Pelé réalisait un tour d'honneur, entouré de milliers de spectateurs et journalistes en plein milieu du terrain. Cinq minutes plus tôt, le Roi Pelé forgeait sa légende en célébrant le millième pion de sa carrière professionnelle. Cinq minutes plus tôt, le Roi Pelé faisait oublier que le football était un sport collectif.

Le rendez-vous tant attendu


Un mois avant, la presse brésilienne remarque que Pelé est très proche d'atteindre la barre mythique. Après des calculs peut-être un peu aléatoires, il est convenu que l'idole est bloquée à 995 buts depuis le 22 octobre et un doublé contre Coritiba. Soit. Dans les trois matchs qui suivent, le Brésilien inscrit quatre buts. Il n'en manque plus qu'un. Le 16 novembre, Santos affronte Salvador de Bahia, mais O Rei ne parvient pas à trouver la faille et bute à la dernière minute sur la barre transversale. Ce n'est que partie remise. Trois jours plus tard donc, Pelé a une nouvelle occasion d'écrire l'histoire contre Vasco de Gama. Ils sont 80 000 à avoir bravé la pluie pour pouvoir dire « j'y étais » . En face, les Cariocas sont bien décidés à repousser l'échéance encore un peu plus. « Tu ne marqueras pas aujourd'hui » , lui murmurent-ils à l'oreille, entre deux paroles un peu moins classes. Même si c'est bien Vasco de Gama qui ouvre le score, l'essentiel est ailleurs. Cette fois-ci, Pelé est dans son match et se procure plusieurs occasions. Edgardo Andrada, le gardien adverse, détourne une première tentative. Ensuite, peu avant la mi-temps, c'est la barre transversale, encore elle, qui se dresse sur la trajectoire de la balle. Enfin, sur un centre, le Roi s'élève pour smasher de la tête, mais René, le défenseur qui le colle aux basques depuis le début de la rencontre, préfère marquer contre son propre camp plutôt que de laisser Pelé libérer le stade.

Vingt minutes de folie


À la 78e minute, Clodoaldo lance Pelé dans la profondeur. Le Roi va le faire, il va se présenter seul face à Andrada. Sauf que Fernando le fauche en pleine surface. Pénalty indiscutable, et pourtant largement discuté. Les joueurs de Vasco de Gama entourent l'arbitre et protestent pendant de longues minutes. Pendant ce temps-là, le public scande le nom de Pelé et ses coéquipiers se sont réunis et se sont alignés derrière la ligne médiane, au centre du terrain. Pelé est seul. Comme ils ont compris que l'arbitre ne reviendrait pas sur sa décision, les joueurs de Vasco changent de stratégie et s'attaquent directement au principal intéressé. Tout le monde lui parle, particulièrement Andrada qui le prend à part. Pelé parvient enfin à poser son ballon. Un défenseur, l'arbitre, puis le gardien adverse viennent réajuster la position du ballon. Pelé s'en moque. Alors qu'il discute encore avec ses adversaires, il se retourne et s'élance pour frapper. Un petit temps d'arrêt, il ouvre son pied et ça y est. C'est fait.

Pelé va chercher la balle dans le but et l'embrasse. Il n'est plus seul. Il est 23h23 et il est prisonnier dans les cages. Des journalistes et des supporters se précipitent vers lui pour le féliciter, pour immortaliser le moment. Une véritable marée s'abat sur lui, et le porte en triomphe. Après plusieurs minutes à tenter de s'extirper de la foule, Pelé peut enfin célébrer ce moment avec ses coéquipiers, qui l'attendent tous sagement derrière la ligne médiane. Pas pour très longtemps. Il s'empare ensuite d'un maillot floqué 1000, et entame un tour d'honneur interminable. Finalement, le match, interrompu pendant vingt bonnes minutes, peut reprendre dans l'indifférence. Pelé vient d'écrire l'histoire le jour de la naissance du drapeau national du Brésil et le jour de l'anniversaire de sa mère. Le tout au Maracanã. Comme quoi, il a peut-être bien fait de patienter et de seulement taper la barre transversale trois jours plus tôt.



Par Kévin Charnay
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Dans cet article

Un but de patron tant la pression autour de lui aura été intense, il faut un mental de grand champion pour le mettre comme il l'a fait: en maîtrise, sans perdre de temps, après avoir regardé ses adversaires qui tentaient de le déstabiliser.

En gros il les a zlatanés comme un grand champion se devait de le faire, clairement l'un des meilleurs joueurs offensifs de l'histoire du jeu.
PanameLeveToi Niveau : District
Salut à tous, désolé de parler comme tous du nouveau site au lieu de l'article, mais impossible de trouver les brèves sur la version mobile. C'est assez embêtant car même si comme beaucoup j'ai du mal à m'adapter à la nouvelle version du site, je visite principalement SF sur mobile et ça n'a pas l'air très adapté pour.
PanameLeveToi Niveau : District
Autant pour moi, je viens de voir que l'application
Frenchies Niveau : CFA
Sans pour autant remettre en cause "son talent"

j’apporte souvent 2 bémol à sa "légende" quand même ...
déjà cette histoire de 1000 buts.
dont on en compte la moitié dans des matchs amicaux -_-
(hors Messi est pratiquement à 500 en officiel à 28 ans seulement ... donc perf identique, voir supérieur quand tu "hiérarchise" ces dit buts)
mais surtout, quel pro à le temps de faire autant de matchs amicaux aujourd'hui quoi ? :/

ensuite, pour avoir marquer autant il a notamment jouer énormément aussi et là aussi la question se pose quoi !

80% des joueurs aujourd'hui font en moyenne 40 matchs par saison (et d'avantage les mettrait en sur-ménage) voir 60 pour ceux qui dans les grosses équipes vont loin dans les coupes.
>>> faut quand même m'expliquer comment le Roi pelé a bien pu faire 83 matchs pendant une saison (3 matchs par semaine en retirant les fêtes de noël et quelque semaines au milieu de l'été) et plus encore 63 en moyenne pendant 18 ans ...

il jouait à 60% physiquement, 40? (tout en marquant 1 ou 2x???).. comment ça se passe ôÔ
et j'imagine notamment "l'intensité" des défenses (qui donc jouaient autant) !!

et secondement, sur les 3 mondiaux en question, 2 sont quand même pas "tellement" de son fait.
avec ou sans lui, le brésil "magique" serait aller au bout, tellement 4/5 mecs étaient au dessus de tout.

m'enfin bref, ça n'enlève rien à son talent attention !!
chaque performance correspond à un instant T ...
mais quand je pense pelé, j'ai des doutes sur certains points ^^
Donnie_Brasco Niveau : CFA2
Message posté par Frenchies
Sans pour autant remettre en cause "son talent"

j’apporte souvent 2 bémol à sa "légende" quand même ...
déjà cette histoire de 1000 buts.
dont on en compte la moitié dans des matchs amicaux -_-
(hors Messi est pratiquement à 500 en officiel à 28 ans seulement ... donc perf identique, voir supérieur quand tu "hiérarchise" ces dit buts)
mais surtout, quel pro à le temps de faire autant de matchs amicaux aujourd'hui quoi ? :/

ensuite, pour avoir marquer autant il a notamment jouer énormément aussi et là aussi la question se pose quoi !

80% des joueurs aujourd'hui font en moyenne 40 matchs par saison (et d'avantage les mettrait en sur-ménage) voir 60 pour ceux qui dans les grosses équipes vont loin dans les coupes.
>>> faut quand même m'expliquer comment le Roi pelé a bien pu faire 83 matchs pendant une saison (3 matchs par semaine en retirant les fêtes de noël et quelque semaines au milieu de l'été) et plus encore 63 en moyenne pendant 18 ans ...

il jouait à 60% physiquement, 40? (tout en marquant 1 ou 2x???).. comment ça se passe ôÔ
et j'imagine notamment "l'intensité" des défenses (qui donc jouaient autant) !!

et secondement, sur les 3 mondiaux en question, 2 sont quand même pas "tellement" de son fait.
avec ou sans lui, le brésil "magique" serait aller au bout, tellement 4/5 mecs étaient au dessus de tout.

m'enfin bref, ça n'enlève rien à son talent attention !!
chaque performance correspond à un instant T ...
mais quand je pense pelé, j'ai des doutes sur certains points ^^


X-Files
Donnie_Brasco Niveau : CFA2
On sait pas comment ça se comptabilisait a l’époque, seule la Fifa peut décider de la validité des buts qu'on lui reproche. Apres faut pas oublier qu'en 62 il s'est fait découper (en 66, on parle meme d'agression des bouchers portugais) avant d’être remplace par le génial Garrincha
Il faut pas oublier que le rythme des matches étaient moins élevé qu'aujourd'hui. Ce qui peut expliquer la facile répétition des matches. (Cela dit, rien ne dit que le Roi n'ait pas été "aidé" non plus)

Et pour les coupes du monde, il est certes bléssé en 62, mais son influence sur celle de 58 et 70 est indéniable. Il est l'un des joueurs majeurs du sacre de 58 (un doublé en finale, dont un but fabuleux où il fait coup du sombrero/reprise de volée, et à 17 ans s'il vous plait !) et le franchise-player de 70 (même si là, le doute n'est pas permis)
Frenchies Niveau : CFA


Constructif

surtout quand t'as rien à dire ... hésite quoi.
vla qu on nous ressort l antiquité de son "musée"
maradona like this
On peut voir les choses différemment en prenant en compte que les matches amicaux de son époque étaient loin d'être moins disputés (voire dangereux) que les matches de saison.

Les matches amicaux étaient souvent l'occasion pour les joueurs de se mesurer à l'équipe de Pelé, donc difficile d'imaginer qu'en face ils jouaient en mode jubilé.
De plus ces matches étaient nombreux pour des raisons économiques, je ne pense pas que les organisateurs de l'époque offraient ces matches gratuitement.

Aujourd'hui les temps ont changé et on essaie de limiter les matches à une quantité qui préserve à peu près la forme des professionnels.
Sans compter le matériel, les pelouses qui n'étaient pas forcément les billards d'aujourd'hui.

Tout ceci ne donne qu'un aperçu de l'exploit qu'a réalisé Pelé dans sa carrière exceptionnelle.
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