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Le jour où Patrice Loko a planté deux buts au PSG avec Lorient

Comme beaucoup d'anciens Parisiens, Patrice Loko a marqué contre le PSG après l'avoir quitté. Pour l'ancien Nantais, c'était un soir de décembre 1998 lors d'un Lorient-PSG qui fera très mal au PSG. C'était la saison de toutes les galères. Bref, c'était vraiment la merde.

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« Je suis parti tellement vite que je n'ai pas eu le temps de vous dire au revoir, donc je le fais aujourd'hui. » Décembre 1998, c'est par un fax que Patrice Loko remercie finalement le PSG alors qu'il vient de rallier Lorient mi-novembre. Quelques jours plus tard, le 19 exactement, l'attaquant remerciera autrement son ancien club. Un doublé dans les gencives de Bernard Lama et voilà que les Merlus scalpent un PSG à la ramasse au soir de cette 20e journée de D1 (11e avec 7 défaites). Ce PSG-là savait déjà parfaitement gérer une crise de novembre puisque le club avait déjà limogé son entraîneur (Artur Jorge avait remplacé Alain Giresse) et que le recrutement estival - chiffré à 200 millions de francs - n'avait rien donné en dépit de certains noms ronflants : Christian Wörns, Jay-Jay Okocha, Nicolas Ouédec, Bruno Carotti ou encore le retour de Bernard Lama. Alors que le PSG tourne la page Michel Denisot plutôt brutalement avec le départ du président-délégué et de certains cadres historiques (Le Guen, Guérin, Roche, Fournier, Raï), Patrice Loko est toujours au Camp des Loges. L'international français (26 sélections) ne joue pas. Il est tricard par Giresse, puis par Jorge. C'était déjà le cas sous Ricardo lors de la saison 1997-1998 (10 matchs de championnat seulement). Pour autant, le garçon ne se plaint jamais. Titulaire sur le flanc gauche de la défense parisienne à cette époque, Grégory Paisley se souvient d'un « super mec, au discours facile et très professionnel. Il ne jouait pas et pourtant il ne se plaignait jamais. Avec les jeunes, c'était la voix de la sagesse. Tu pouvais lui demander des conseils, même s'il était en dehors du groupe, il était là pour toi. »

Alors quand les Parisiens prennent la route de Lorient pour le compte de cette 20e journée, ils sont contents de retrouver leur ancien copain. Loko, lui, n'est pas du genre rancunier. « Je suis vraiment content de les revoir. Je vais tous leur serrer la main avant la rencontre. Cela va sans doute me faire tout drôle car je suis resté supporter de Paris » , commente dans L'Équipe le jour du match celui qui a disputé 115 matchs et 36 buts avec la liquette parisienne sur les épaules. Pour ce PSG qui alignait Okocha, Simone, Lama, Wörns, Rabésandratana ou encore Algerino, défier Lorient, plus mauvaise équipe de D1 à domicile au coup d'envoi (une victoire seulement) n'avait rien d'insurmontable. Mais durant cette saison 1998-1999, c'est tout le club parisien qui est en crise aiguë. Paisley encore : « C'était une nouvelle ère qui commençait. On manquait d'hommes forts et de temps. La mayonnaise n'a jamais pris, en fait. On a très vite été dans le dur et ça sifflait au Parc des Princes. Je débutais et ça vous conditionne très vite pour la suite de votre carrière. »

Loko, d'Athènes à Lorient


Au Moustoir, les Parisiens ne vont finalement jamais exister. Dès le coup d'envoi, Jorge affiche ses ambitions. Il est venu pour bétonner avec Carotti, Llacer, Yanovski et Ducrocq devant son back four. Au bout de 22 minutes, le PSG est d'ailleurs réduit à dix, puisque Igor Yanovski le roux prend deux biscottes et rentre aux vestiaires. À trois minutes de la pause, Soumah est accroché dans la surface par Carotti. Loko plante une première banderille. On se demande alors comment les Parisiens vont s'en sortir, eux qui n'ont plus trouvé le chemin des filets en championnat depuis plus de sept heures. Logiquement, Patrice Loko dépose un doublé à un quart d'heure de la fin sur un caviar de Stéphane Pédron. Dans le Morbihan, Loko en est alors à 5 buts en 6 matchs. Le PSG est scalpé par un ancien. Une sale rengaine. « On a longtemps entendu parler des anciens qui marquaient contre le PSG. Que Patrice ou Nicolas Ouédec le fassent alors qu'ils étaient attaquants, ce n'est pas très grave, ironise Paisley. Mais que Nicolas Laspalles, latéral, s'y mette par la suite, on se disait vraiment que cette saison était galère. »


Pour Patrice Loko, la saison se terminera finalement avec 9 buts en 20 matchs au compteur. Il ne reviendra jamais au PSG alors qu'il aurait dû y exploser après son titre de champion de France avec Nantes en 1995. Mais on le sait, mal dans sa peau depuis un drame personnel survenu en 1992, l'attaquant international va exploser en plein vol un soir de juillet 1995. Une sale histoire d'exhibition qui se terminera finalement en garde à vue, puis devant les tribunaux. Mais l'homme est un habitué des résurrections. En 1996-1997, il plante 16 buts en championnat et s'offre une finale de C2 avec le PSG. En quart de finale retour, il est l'auteur d'un triplé formidable en Grèce sur la pelouse de l'AEK Athènes (victoire 3-0). À ce moment-là, Loko est indiscutable au PSG. Ça sera la seule fois de sa carrière. Une carrière très respectable à laquelle il mettra fin en 2004 à Ajaccio. Il va ensuite passer ses diplômes d'entraîneur (BE1, DEF) sans jamais les utiliser, pour finalement s'orienter dans la voie de l'événementiel à Vannes. Pas très loin de Lorient, au final. Le hasard, sans doute.

Par Mathieu Faure
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Bon gars ce Loko. Moi au PSG je garde que des bons souvenirs de lui. Comme effectivement ce 1/4 de finale à Athenes où il met un hat trick.

Quand à la saison 98/99 c'est la pire que j'ai jamais vécu. Bien pire que les 2 passées à se battre pour le maintien. Au moins en ce temps là il y avait un stade en feu et on s'éclatait en tribunes.

Mais 98/99 c'est la pire saison. Celle où l'incompétence d'un seul homme Biétry a tout détruit.

Denisot avait bâti un grand club. 7 années de travail réduites à néant par Biétry en 7 mois. Et on a payé de longues années son incompétence.
Ca sent bon les 90's quand meme!
Rabesandratana, Ripoll, Yanovsky, Pedron ou autre Soumah....alalala
la berlinoise est douce en avril
La malédiction des anciens parisiens qui culmine avec le but de Laspalles je m'en rappelle très bien, le bon vieux temps, hélas ils ont sorti LE match contre l'OM, s'offrant ainsi la possibilité de truquer la saison en donnant le match final aux Bordelais comme l'a honnêtement avoué Llacer depuis (et même si certains naïfs pensent encore qu'on laisse filer les matches de manière ostensible depuis la jurisprudence RFA-Autriche).
dobbystereo Niveau : DHR
Message posté par la berlinoise est douce en avril
La malédiction des anciens parisiens qui culmine avec le but de Laspalles je m'en rappelle très bien, le bon vieux temps, hélas ils ont sorti LE match contre l'OM, s'offrant ainsi la possibilité de truquer la saison en donnant le match final aux Bordelais comme l'a honnêtement avoué Llacer depuis (et même si certains naïfs pensent encore qu'on laisse filer les matches de manière ostensible depuis la jurisprudence RFA-Autriche).


Comme si l'OM n'avait ps truqué son match avec Loulou...
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