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Le palpé de Michel sur Valderrama fête ses 25 ans

Michel n'est pas qu'un ancien entraîneur de l'OM. Il est aussi et surtout l'homme qui, il y a vingt-cinq ans jour pour jour, osait tripoter Carlos Valderrama. Un geste technique comme un autre.

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C’est bientôt la fin de la première période et le tableau d’affichage du Santiago Bernabéu n’affiche toujours aucun but. Corner pour le Valladolid de Valderrama, la star colombienne qui vient juste d’arriver en provenance de Montpellier. En face, c’est le Real Madrid de Fernando Hierro et de Míchel. Jusqu’ici, à part quelques tacles et quelques coups d’épaule, tout se déroule dans le fair-play absolu. Jusqu’à ce que l’actuel entraîneur de Marseille disjoncte.

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C’est le va-et-vient dans la surface, Míchel se fait gronder une première fois par l’arbitre, s’excuse et prend l’homme touffe-moustache au marquage. Soudainement, furtivement, de façon assez inexplicable, il lui tripote le paquet. Pas de réaction. Carlos semble croire au hasard. Míchel le regarde. Carlos l’évite. Alors Míchel décide d’y aller vraiment franco. Un bon gros chat-bite de cour d’école. Là, c’en est trop. Carlos ne peut plus feindre l’ignorance ou prétendre à l’accident : « Qu'est-ce qui se passe mec ? Tu aimes ça ? » Face caméra, les images de la « sextape » font le tour du monde. Le début d’une triste tranche de vie pour l’entraîneur de l’OM.

Itinéraire d'une mauvaise blague


Car la suite de l’histoire est un procès médiatique sans fin pour lui. Pas instantanément, l’arbitre n’ayant pas assisté à la scène en direct. Mais juste après la rencontre, Míchel ayant oublié de se cacher des caméras. Dans le rôle de la victime, Carlos Valderrama : « C’était une provocation et un manque de respect. » Et dans celui du coupable, forcément, Míchel : « C'était une simple blague. Malheureusement, il semble que la plupart des gens aient perdu le sens de l'humour. » C’est le cas de la commission de discipline qui lui colle alors une amende. Non, le chat-bite n'était pas encore devenu une blague potache et n'était pas encore accepté en public.

Mais comme il l’explique des années plus tard au magazine SoHo, alors qu’il coache le Rayo Vallecano, « la punition la plus cruelle est venue des supporters espagnols. Le chant "Míchel, Míchel, Míchel, maricón (tapette, ndlr)" est devenu une tradition dans tous les stades du pays. » Dur. Tout autant que les répercussions familiales : « Je connais ma femme, Mercedes, trente ans et mes deux enfants, Adrian et Alvaro, et ils me connaissent aussi. Donc je n’ai jamais pris la peine de leur parler de ma sexualité. Mais au début, c’était une situation très inconfortable pour tout le monde. » La sanction financière, les moqueries et le regard de sa famille : la triple peine.

L'amour


Surtout, c’est l’une des seules sorties de route du bonhomme : « Ce jour-là, Valderrama a réussi à me faire sortir de mes gonds. Il a passé son match à nous insulter sans raison, mes coéquipiers et moi. Littéralement, il était en train de nous "casser les couilles" avec une telle violence verbale. C’est pourquoi j’ai décidé de répondre et je l'ai fait de la pire des manières, car à partir de ce moment, j’étais le plus grand perdant. » Aujourd'hui encore, soit plus de quatorze ans depuis ce 8 septembre 1991, aucune trace de rencontre ou de discussion entre les deux hommes. Et à les écouter dernièrement à propos de cette affaire, on sent encore comme une espèce de tension ambiguë. Entre second degré et rancœur. Carlos : « Il essayait juste de provoquer une réaction. Il voulait que je réagisse et que je l'embrasse. »

Idem pour Míchel : « Je dois vous avouer un sentiment que je cache au fond de mon cœur depuis de nombreuses années : je suis amoureux de Carlos Valderrama. La meilleure chose qui me soit arrivée dans ma vie, c’est qu’on ait pris cette photo (…) pour qu’il reste une trace historique de ma passion interdite. Le "Pibe" était un coup de foudre, je l'avoue. » Toujours est-il que Míchel a longtemps traîné cette mauvaise réputation et les fausses rumeurs quant à sa sexualité : « Le souvenir existe toujours dans l'esprit des fans et des journalistes, qui me le rappellent assez fréquemment. » Merci qui ?

Par Ugo Bocchi
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