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Le jour où Menotti n'a pas retenu Maradona pour un Mondial

Bien avant Samir Nasri et Carlos Tévez, le plus grand de tous a connu la douleur de ne pas être retenu pour un Mondial. Le 19 mai 1978, César Menotti effectue une dernière coupe dans son groupe. Maradona est l'un des trois sacrifiés.

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C'était un début d'après-midi à Natalio Salvatori, le lieu de concentration de l'Albiceleste, sis dans la province de Buenos Aires. Avant le début de l'entraînement, César Luis Menotti va prendre la parole. Il a quelque chose à annoncer. Seuls onze jours séparent l'Argentine du début de son Mondial. Il faut trancher. À nouveau. Pour préparer la Coupe du monde, Menotti était parti avec un groupe de 40 joueurs. Quinze avaient déjà fait leurs valises, mais il fallait encore effectuer un dernier écrémage. Ce 19 mai 1978, Menotti annonce à trois joueurs que le Mondial se jouera sans eux : le milieu Víctor « Lito » Bottaniz de l'Unión de Santa Fe, l'avant-centre Humberto Bravo, de Talleres de Córdoba, et Diego Armando Maradona, le prodige d'Argentinos Juniors.

Pleurs, bifteck et double-double

Maradona n'a alors que 17 ans, mais son nom pèse déjà. Pendant la préparation, presse et supporters demandent à Menotti d'agrandir l'espace d'expression du génie. En vain. Au total, Maradona n'a joué que quatre matchs amicaux avec l'Albiceleste. Un seul en titulaire. La nouvelle n'est pas vraiment une surprise pour Diego, mais il peine toutefois à l'encaisser. « La veille de la décision, Francisco Cornejo (l'homme qui l'a découvert) est venu me voir et m'a trouvé en train de pleurer dans ma chambre, confesse El Pibe de Oro dans son autobiographie, c'est pour cela que je dis que je l'ai vu venir. Quand Menotti a fait son annonce, Leolpoldo Luque et El Tolo Gallego sont venus me voir, et c'est tout. Enfin, c'est compréhensible. Tout le monde voulait disputer ce Mondial et chacun défendait son bifteck. » Maradona ne s'éternisera pas à Natalio Salvatori. Le cœur gros, il fait ses bagages et rentre à la maison. « On aurait dit un veillée funèbre, se rappelle l'idole exclue, toute ma famille pleurait, me disait que j'étais le meilleur, que je ne devais pas m'en faire, que je jouerais d'autres Coupes du monde. Ce fut le jour le plus triste de ma carrière et je me suis alors promis d'avoir ma revanche. »

Le jeune lion Maradona ne vit pas son exclusion comme tant d'autres qui peinent à retrouver leur motivation, voire s'enfoncent dans la dépression. Meurtri, Maradona fait de cette blessure un moteur. Deux jours après avoir été évincé de l'Albiceleste, Diego va offrir la meilleure version de lui-même aux fans d'Argentinos Juniors. Manière de prouver à Menotti qu'il avait tort. Qu'il était déjà prêt pour le Mondial, même s'il n'était pas encore majeur. Argentinos Juniors écrase Chacarita (5-0). Diegol inscrit un doublé et donne deux passes décisives. Maradona vient de connaître sa première renaissance. La première d'une longue série. Le Mondial arrivé, la jeune idole vit la compétition à la façon d' « un Argentin comme un autre » . « Je suis même allé au stade, confie t-il dans son autobiographie, j'ai assisté au match contre l'Italie, à la finale, et je suis même allé fêter le titre dans les rues de Buenos Aires avec mon beau-père. »

« Un proche a vendu ma médaille à une bijouterie... »


En 1978, Menotti estime que l'heure de Maradona n'est pas encore venue. L'abondance de choix dont dispose le sélectionneur au poste de numéro 10 ne favorise pas non plus la montée en grade d'un jeune homme de 17 ans. Avant d'exclure El Pibe de Oro, Menotti a d'ailleurs mis de côté Ricardo Bochini, l'exquis meneur de jeu d'Independiente et idole de… Maradona. El Flaco porte son choix sur Daniel Valencia, de Talleres de Córdoba, Julio Villa du Racing Club, qui sera recruté par Tottenham après le Mondial, et Norberto Alonso, idole de River Plate passée par l'OM (1976-1977). Maradona ne sera pas rancunier envers Menotti. Avec El Flaco, Diego remporte ainsi la Coupe du monde U20 en 1979, avant de participer sous ses ordres au Mondial 1982. Mais Maradona ne se montrera toutefois pas aussi bonne poire que Víctor Bottaniz, l'un de ses compagnons d'infortune.

Quand Bottaniz apprend la décision de Menotti, il ne fait pas ses bagages, mais demande à rester pour aider le groupe. Devant un tel sens de l'intérêt collectif, Menotti ne peut résister et accepte l'offre de collaboration de celui qu'il venait d'évincer. « J'allais jusqu'à décrotter les chaussures des joueurs à la mi-temps » , se rappelle Bottaniz, interviewé par El Grafico. Quand l'Argentine sera sacrée championne du monde, Menotti lui cédera sa médaille. « Malheureusement, on m'a volé la médaille quelques années plus tard. Un proche l'a vendue à une bijouterie... » Maradona, lui, rapportera la coupe à la maison. Huit ans après le jour le plus triste de sa carrière.

Par Marcelo Assaf et Thomas Goubin
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