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  1. // Ligue des champions – Groupe H – Galatasaray/Manchester Utd

Le jour où Manchester United s’est fait prendre au piège turc

Impressionnante en championnat tout au long de la saison 1993-94, la grande équipe de Manchester United de Cantona, Schmeichel, Steve Bruce, Lee Sharpe, Paul Ince and co a en revanche vu son parcours européen en Ligue des champions tourner court. La faute à une homérique double confrontation face à Galatasaray, son adversaire ce soir. Souvenirs.

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D’Alex Ferguson, on peut citer d’emblée deux caractéristiques physiques : un teint rougeaud et une sacrée grosse paire à l’entrejambe. L’Écossais frondeur n’a peur de rien, ni de mener autoritairement ses équipes à la victoire, quitte à bousculer les égos, ni de laminer froidement les adversaires qui se dressent sur sa route. Mais s’il y a un moment au cours de sa très longue carrière à Manchester United où il a eu vraiment les chiasses, ce fut le 3 novembre 1993 dans le stade Ali-Sami Yen d’Istanbul, antre de Galatasaray à l’époque. « C’était l’enfer, dira-t-il à son retour en Angleterre. Jamais je n’y reviendrai. »

Son équipe réputée invincible vient alors de se faire sortir de la Ligue des champions, dès le deuxième tour, par les modestes Turcs, à l’issue d’une double confrontation aux multiples rebondissements. Le match aller se dispute deux semaines avant, le 20 octobre à Old Trafford. Les Red Devils se présentent en confiance, forts d’une large domination en Premier League et d’un incontestable ascendant face à des adversaires qui ont peiné au tour précédent à sortir les amateurs irlandais de Cork City. L’armada mancunienne a sacrément belle gueule et mène logiquement 2-0 dès le quart d’heure de jeu, grâce à des buts de Bryan Robson et d’Hakan Sükür, qui marque contre son camp sous la pression de Gary Pallister. Galatasaray est sonné, mais réagit rapidement par l’intermédiaire d’Arif Erdem, qui réduit le score d’une frappe somptueuse en lucarne. À un quart d’heure de la pause, c’est l’égalisation, Kubilay Türkyilmaz profitant d’une erreur du défenseur Lee Martin, habituel remplaçant. La dynamique a changé de camp et Schmeichel doit s’employer au retour des vestiaires pour éviter le naufrage à son équipe. Logiquement néanmoins, il est battu une troisième fois de la soirée, encore par Türkyilmaz, qui profite d’une nouvelle frappe de Erdem ayant échoué sur le poteau et revenant dans la surface de jeu, dans le dos d’un Schmeichel qui avait plongé. La catastrophe est heureusement évitée en fin de match avec l’égalisation de Cantona, suite à un excellent service de Lee Sharpe.

« Anfield à côté, c’est un salon de thé »

À 3-3 avant le match retour, MU se trouve statistiquement désavantagé, mais débarque à Istanbul relativement confiant, les victoires continuant à s’enchaîner en championnat. Mais un premier couac survient : Ferguson, confronté à la règle des cinq joueurs étrangers maximum sur la feuille de match en vigueur à l’époque, décide de faire confiance à Schmeichel, Cantona, Giggs, Irwin et Roy Keane, se privant des services de l’attaquant gallois Mark Hugues. Un choix étonnant qui lui sera longtemps reproché… Dès l’arrivée à l’aéroport, les joueurs retenus sont mis au parfum : il va falloir aller chercher la qualification dans un contexte très, très hostile. Limite de guerre. « Welcome to hell » , prévient une banderole, tandis qu’une autre annonce « RIP Manchester United » . Mi-amusés, mi-effrayés, les Diables rouges doivent se frayer un chemin au milieu d’une foule intimidante qui leur crache des « Vous allez mourir ! » Alex Ferguson feint de ne pas être impressionné. « Vous n’avez jamais vu un mariage à Glasgow » , répond-il avec flegme aux journalistes lui demandant si ce comité d’accueil l’a fait flipper.

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Le soir du match, la tension monte encore d’un cran. Réputé pour être l’une des enceintes les plus chaudes d’Europe, le stade Ali-Sami Yen est plein 8 heures avant le coup d’envoi. « Je n’ai jamais vu une ambiance pareille, s’est souvenu il y a quelque temps Ryan Giggs, qui était déjà titulaire dans les rangs mancuniens. Deux heures avant le début du match, tout le monde chantait déjà. » Gary Neville, minot de 18 ans au moment des faits, se rappelle aussi « du bruit le plus incroyable jamais entendu  » . Gary Pallister enfin, blessé mais qui est quand même du voyage, aura ce bon mot : « Anfield à côté, c’est un salon de thé. » Le 11 anglais, pourtant loin d’être constitué d’enfants de cœur, semble clairement intimidé par cette atmosphère et se fait promener sur la pelouse par des Turcs qui assurent presque tranquillement le 0-0 qualificatif, grâce à la règle des buts à l’extérieur. Peter Schmeichel doit même se montrer vigilant à plusieurs reprises face à Hakan Sükür, tandis que son homologue Hayrettin Demirbas n’a pas un arrêt à faire. En fait, le spectacle est surtout en tribune, où les 30 000 supporters survoltés font exploser les décibels et craquent fumigènes sur fumigènes.

Cantona voulait « tuer ce connard »


Dans les rangs de Manchester, un joueur vit particulièrement mal les évènements : Éric Cantona. Orphelin de Mark Hugues en attaque, il se fait manger dans les duels par la défense sang et or. Chafouin, le regard noir des mauvais soirs, le joueur montre de plus en plus d’agacement au fil des minutes et finit par craquer en toute fin d’une rencontre terminée sur le score de 0-0. Se sentant victime de l'arbitrage du Suisse Kurt Röthlisberger, il l’insulte et se fait expulser du terrain dans la confusion, protégé par des policiers. Enfin, protégé… Dans le couloir, le Français et Bryan Robson se font sévèrement chahuter par le service de sécurité, Robson se blessant même au coude en tombant, ce qui lui vaudra quelques points de suture. Enfermés dans leur vestiaire, les Mancuniens sont incrédules. Abattus. Muets de trouille. Sauf un bien sûr : Canto. « Tout le monde ne désirait qu’une chose, déguerpir au plus vite, tout le monde sauf Éric, raconte Roy Keane dans son autobiographie. Il était déterminé à ressortir pour choper un flic qui l’aurait frappé avec sa matraque. Il insistait, disait qu’il voulait "tuer ce connard", on a dû se mettre à plusieurs pour le retenir. »

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Toutes les ouailles d’Alex Ferguson sont finalement évacuées du stade, non sans mal. Le bus est caillassé, Steve Bruce manquant de se prendre des éclats de verre dans la tronche. Des années après, Gary Pallister en tremble encore : « C’était n’importe quoi, ça n’avait plus rien à voir avec le sport. » Sur le plan sportif justement, MU reconnaît avoir été vaincu par plus déterminé, Ferguson ayant été très clair à ce sujet dès la conférence de presse d’après match, réagissant d’un « Nous n’avons pas d’excuse et je ne vais pas gâcher mon temps à en chercher une. » Préférant vite oublier cette parenthèse turque complètement folle, les Red Devils ont continué ensuite à dominer les débats en Angleterre toute cette saison 1993-94, remportant un mérité doublé Coupe-championnat. Ferguson, qui s’était juré de ne jamais plus remettre les pieds à Istanbul, reviendra dès la saison suivante avec MU disputer un match européen… de nouveau face à Galatasaray. Suspendu quatre rencontres suite à son coup de sang de l’année précédente, Cantona n’était pas du voyage. Tout s’est cette fois bien déroulé.

Par Régis Delanoë
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