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Le jour où Lyon a tout remonté au retour

Ce soir, l’Olympique lyonnais a la possibilité d’écrire son histoire. Le club rhodanien pourrait, en cas de victoire à Turin, accéder à sa deuxième demi-finale européenne, après celle disputée en 2010, contre le Bayern Munich, en Ligue des champions. Mais l’obstacle qui se lève devant Rémi Garde et ses hommes est de taille : la Juventus Turin. Un ogre qui sera bien difficile à bouger. Pour se donner du courage, les Lyonnais pourront toujours puiser dans leurs souvenirs, et se remémorer l’exploit qu’ils avaient réussi en 2001, contre le Club Bruges.

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Flash-back. Saison 2001-2002. À cette époque, l’OL n’a encore aucun titre de champion à son actif, même s’il est à l’aube d’accrocher le premier à son palmarès, à l’issue de la saison. Régulièrement sur le podium depuis quelques années déjà, les hommes de Jacques Santini disputent cette saison-là la Ligue des champions. Malheureusement pour eux, ils sont sortis au premier tour, par le FC Barcelone et le Bayer Leverkusen. Troisième place oblige, ils sont reversés en Coupe de l’UEFA, directement en 16e de finale. Le tirage au sort leur octroie le Club Bruges. Un tirage plutôt favorable pour un club qui vient de disputer le premier tour de la Champions League.

Mais comme bien souvent, il faut se méfier de ces soi-disant tirages faciles. C’est sûrement avec un trop-plein de confiance que les Lyonnais arrivent à Bruges en ce mois de novembre 2001, pour y disputer le match aller. Pas assez méfiants, les Lyonnais se permettent même de changer leur dispositif, comme s’en souvient Jérémie Bréchet : « Je m’en rappelle vraiment bien, à l’aller on avait joué en 3-5-2, alors qu’on n’avait jamais joué comme ça, du coup on s’était pris la misère tactiquement » . Une misère, effectivement. Au final, les Gones se prennent quatre buts dans le buffet. Radical. À cinq minutes du terme de la rencontre, Luyindula sauve tout de même l’honneur des siens en réduisant la marque. 4-1. La messe semble être dite, les Belges se voient déjà en 8e de finale. Éric Carrière, lui aussi présent sur la pelouse ce soir-là, se remémore la démonstration de joie des locaux : « Je me rappelle qu’ils pensaient vraiment être qualifiés à l’issue du match aller, il me semble même qu’ils avaient fait un tour d’honneur. » Il est vrai qu’à ce moment-là, la qualification paraît difficile. Les hommes de Jacques Santini devront s’imposer au moins 3-0, au retour, pour espérer passer au tour suivant.

« Le joueur qui chambrait, c’est lui qui perd le ballon »
Quinze jours plus tard, les Lyonnais accueillent le club belge avec la ferme intention de créer l’exploit, comme le souligne Bréchet : « On y croyait vraiment, on savait qu’on pouvait le faire. On avait peur de rien, et puis de toute façon, on savait qu’on n’avait rien à perdre. » À deux jours de la fête des Lumières, Lyon est en pleine préparation des festivités à venir. Un peu à l’écart du centre-ville, dans le stade de Gerland, le public lyonnais y croit dur comme fer. Tout le monde sent l’exploit possible. Les joueurs, eux, sont déterminés à laver l’affront du match aller, et à aller chercher cette qualification inespérée. Après seulement 19 minutes de jeu, Anderson plante une tête plongeante. Déjà 1-0, le rêve est en marche. Surtout qu’il ne faut pas attendre bien longtemps pour voir le Brésilien s’offrir un doublé, quatre minutes plus tard. Il reste une heure à jouer et les Gones n’ont plus qu’un but à marquer. Gerland est en folie.

Deuxième période, le temps passe, les minutes défilent, les occasions s’empilent, mais rien. Pas de troisième but. Les hommes de Santini vont effleurer l’exploit du bout des doigts sans pouvoir l’empoigner. C’est en tout cas vers une élimination que l’on se dirige, lorsqu’à la 92e minute, alors qu’il ne reste plus que quelques secondes à disputer, Sonnygoal, encore lui, vient crucifier le gardien belge d’un superbe tir croisé. Le Brésilien s’offre un triplé et délivre, par la même occasion, tout un peuple. Anderson super-héros, donc. Tout sauf un hasard, d’ailleurs, selon Carrière : « Les grands joueurs sont là pour ce type de match, et Sonny faisait partie de ces joueurs-là. » Le milieu de terrain lyonnais se rappelle que les joueurs adverses n’avaient pas envisagé ce scénario-là : « Il y avait un joueur de Bruges qui chambrait un peu, et je crois même que c’est lui qui perd le ballon sur le dernier but ! » L'ironie de l'histoire... Le public lyonnais est aux anges. Jérémie Bréchet s’en souvient encore avec émotion : « C’est le genre de match pour lequel on aime le football, il y a côté un peu dramaturgie. Les spectateurs étaient en feu. Ouais, c’était vraiment la folie, un moment extraordinaire. »




Par Gaspard Manet
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