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Le jour où Lille a foncé vers le titre en tapant Marseille

Le 4 mars 2011, Rudi Garcia faisait rebondir sa mèche sur le banc de Lille face à Marseille au Vélodrome. Et ce soir-là, ses hommes ont fait la démonstration de toutes leurs qualités, pour se lancer à pleine vitesse vers le titre.

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« C’est un but à l’instinct, complètement. Emerson est sur le côté gauche, et je sais qu’il va centrer. Je suis au deuxième poteau, au duel avec Gabriel Heinze. Je sais que si je reste derrière lui, je ne verrai jamais le ballon, alors je décide de passer devant pour le surprendre et ne pas lui laisser le temps de me rattraper, en espérant que la balle arrive dans la bonne zone à ce moment-là. Et c’est ce qu’il se passe. Je peux mettre ma reprise de volée tranquillement. » Si, aujourd’hui, Pierre-Alain Frau se souvient aussi bien de ce but, c’est qu’il est d’une importance considérable. Le 4 mars 2011, au Vélodrome, quelques minutes après son entrée en jeu, PAF donne la victoire aux Lillois dans le temps additionnel. Le premier succès de la saison face à un gros du championnat, qui fait basculer le LOSC dans la dernière ligne droite de la course au titre.

De la modestie


En cette saison 2010-2011, Lille est incontestablement l’équipe qui pratique le meilleur football. Mais à l’heure d’affronter le tenant du titre, les hommes de Rudi Garcia ne sont provisoirement plus leaders du championnat depuis la victoire de Rennes la veille. En face, l’OM est dans une bonne dynamique, invaincu depuis neuf matchs, en chasse derrière le peloton de tête. Suffisant pour que les Lillois la jouent modeste. Juste avant le match, les cadres de l’effectif, comme Mickaël Landreau et Florent Balmont, présentent l’OM comme l’ultra favori de la rencontre et expliquent qu’ils seront satisfaits du match nul. « C’était vrai, ce n’était pas forcément de la langue de bois. On se déplaçait chez le champion en titre, chez les favoris pour le titre » , continue de marteler Pierre-Alain. Mais Rudi Garcia, lui, sait très bien ce qu’il veut. Les trois points. Car il croit déjà dur comme fer en ses gars, qu’il pense capables de remporter la Ligue 1.


Dans la causerie d’avant-match, le technicien lillois insiste sur le fait « de jouer comme d’habitude, d’imposer son jeu sans se soucier de l’adversaire » . L’OM, qui a aligné une équipe très physique avec les beaux bébés que sont Fanni, Diawara, Heinze, M'Bia, Kaboré, Cissé, Ayew et Brandão, ne parvient pas à contenir les feux follets nordistes. Pierre Alain Frau : « Ils étaient en difficulté dans les un-contre-un. On avait les joueurs pour fuir ces duels qu’ils voulaient nous imposer. » Surtout un : Eden Hazard. Dès la dixième minute, à 35 mètres des buts, le Belge déclenche les hostilités. « Depuis le banc, quand on le voit armer du pied gauche de si loin, on s’est dit qu’il était fou. Mais dès qu’elle est partie, on a tout de suite compris. Un but d’exception d’un joueur d’exception » , se souvient Frau, le sourire aux lèvres. Car Steve Mandanda ne peut rien face à ça. Pas de bon augure pour des Marseillais qui doivent affronter Manchester United dans quelques jours en Ligue des champions.

Et surtout du jeu


Surtout que l’OM prend l’eau au milieu de terrain. Mavuba, omniprésent, étouffe Lucho qui traverse la première mi-temps comme un fantôme. Au retour des vestiaires, Didier Deschamps rectifie le tir et fait donc entrer Gignac à la place de l’Argentin. Sans véritable maîtrise, le 4-4-2 marseillais parvient tout de même à mettre la pression sur le but lillois. S’ensuit alors une égalisation rapide de la part de Loïc Rémy, qui profite d’une mauvaise relance des Dogues. Mais même si Marseille est de retour au tableau d’affichage, ce n’est pas le cas dans le contenu. Les Nordistes continuent de faire mal en phase offensive, notamment grâce à Gervinho qui ne cesse de partir dans le dos de Rod Fanni, plus entreprenant, donc moins assidu défensivement. L’OM tient son match nul. Sauf que Rudi Garcia a des hommes qui peuvent faire la différence sur le banc : Emerson, Túlio de Melo et Pierre-Alain Frau, qu’il lance un par un.


« C’était ça aussi notre force. Au-delà de notre onze très fort, on pouvait s’en sortir avec un ou deux absents. Les remplaçants étaient souvent décisifs, comme Ludo Obraniak aussi. Il y avait un vrai esprit de groupe, personne n’était vexé ou se sentait lésé, car on savait qu’on avait tous un rôle à jouer » , appuie Frau. Emerson au centre, De Melo pour la fausse piste, PAF pour la mettre au fond, et voilà les trois entrants qui donnent la victoire au LOSC. Une victoire qui lance véritablement le LOSC vers le titre de champion. « On avait ça dans un coin de la tête comme on prenait beaucoup de plaisir depuis le début de la saison. Mais c’est vrai que ce match a été un gros déclic. On s’est tous rendu compte qu’on avait les capacités pour battre tout le monde. Et Rudi Garcia nous a aussi persuadés de ça dans son discours » , explique Pierre-Alain Frau. Ce dimanche soir, les enjeux seront bien différents.

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Par Kevin Charnay
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